LA GKNLSE DE LA BANQUE U ETAT
demande, en même temps ([u’il accroît son apport? Pnis- <pie les voix de cinq administrateurs nous sont promises, deux voix nous assureront la majorité dans le Comité d'Etudes et le conseil d’administration. Tel est le cliinVc auquel M. Bourgeois s'arrête et sur lequel vont porter les dernières discussions.
^I. de Radowitz, obligé d'apprécier les concessions fi ançaises sur la Banque, rcnoncera-t-il à donner la police de Casablanca aux Suisses et à rinspecleur, se résignera-t-il à remettre au consortium les deux parts qu’il sollicite en éebange des droits inscrits aux articles 3a et 33? Il se désole véliémentemcnt de voir la France prendre du coup dans la Banque une indéniable ])répondérancc. Tous les moyens sont-ils épuisés, sinon de la frustrer îles avantages légitimes qu’elle revendique, du moins de les contrebalancer par l'acquisition, pour l’Allemagne, d'une condition supérieure à celle de toute autre puissance ? La Banque .Mendelsohn et Cie n’a-t-clle pasconclu avec le Sultan, en septembre igo'i, un emprunt de lo millions de marks ? Quand l'Espagne, créancière d’ \bd-el-.\ziz pour lomillions de pesetas, s'est vue désintéresser par une {)artieipation dans l'emprunt de iQoj, dans l’excrcice des droits du consortium, et, grâce là elle, s'est ménagé dans la Banque d’Etat une place plus enviable que celle de tout autre pays, après la France. l'.Ulemagne soull'rira-t-elle d'être réduite à une part identique à celle du Portugal ou de la Belgique ? M. de Radowitz, le i(i mars, tente une suprême démarche (i). Il communi(jue au marquis Visconti-
(1) A. Tardieu, op. cil., p p. 3.Ü1-3Ü4.
A ALGESlUAS
Venosla une condjinaison c[u il le prie de nous transmettre. Ee consortium recevra trois parts, deux en échange des droits de préférence et de disposition du solde, une en échange du droit rie contrôle, le syndicat allemand, cpii a cousculi l’emprunt de septembre, recevra une part.
Au cas où la Banque d’Etat serait chargée de l’exercice des droits inscrits aux articles lo et Ui du contrat... le Comité d'Etudes pourrait compenser cet apport par l attrihution d une part égale au.x autres dans la souscription du capital... I) autre part, en compensation des droits qui lui sont reconnus par l'article 7 du contrat d’avance,... droits que le syndicat allemand céderaita la Banque d'Etat, il sera attribué au syndicat le droit de souscrire une part égale à celle réservée à chacun des groupes souscripteurs.
Comment le plénipotentiaire allemand peut il s’imaginer que l'accord s'élablira sur ce texte ? Ae sait-il pas ipie le droit de contrôle est inaliénable, et que nous olVrir, en échange de sa cession, une paît, c est ne lien oITiii du tout ? Ae voit-il pas ipie sa combinaison contredit les ennao-ements les iilus formels de sa Gbancellerie (t) ? Le consortium français n'est-il pas entré pour moitié dans l'avance consentie au Sultan ? et cette participation ne réduirait-elle pas de moitié les droits allemands, si les Banques allemandes pouvaient se fonder sur des droits ? Mais n'ont-clles pas déclaré et fait déclarer sur tous les tons ([UC cette avance n’a jamais constitué un emprunt, u’a jamais été (pi'une « ouverture de crédit de courte
(1’ r.f. sur remprmit .illemand de seplembre 1901, supri'i, p. 103- 17Ü.