ANNEXES XLI
d’Etat se substituait aux groupes français dans les opérations d’émission et de crédit nécessaires à l’Empire et centralisait entre ses mains les .services de la trésorerie, nous devions revendiquer dans cet établissement international la place due à ceux qui les premiers avaient entrepris la réorganisation des finances chérifiennes. Le crédit du Maroc est la condition nécessaire de toutes les réformes.
En demandant pour nous des avantages particuliers dans la Banque nouvelle, nous ne cherchions pas à servir des intérêts purement financiers, nous réclamions notre part légitime d’intluence et d’action dans 1 œuvre, indispensable à notre empire africain, de l’établissement de l’ordre et de la sécurité au Maroc.
Si ces points étaient acceptés, nous étions disposés
à demander aux groupes français créanciers des emprunts antérieurs de consentir à nne diminution du nombre des parts qu’ils réclamaient dans la souscription du capital de la Banque d’Etat. Nous manifestions par cette concession notre volonté sincère d’aboutir à une entente, en réservant seulement tous tes droits appartenant aux porteurs de titres que nous ne pouvions pas juridiquement abandonner
La Conférence reconnaît les services rendus par
les capitaux français au crédit de l’Empire, et les titres qui nous appartiennent de ce chef, en donnant à la France et au groupe de ses nationaux une place sinon aussi large que nous l'avions souhaitée d’abord, du moins
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prééminente encore dans l'organisation de la Bancpie d’Etat.
Elle réserve d’ailleurs et garantit expressément les droits et les gages qui ont été stipulés pour les porteurs français par le contrat de 1904.