‹ Le problème religieux au XIXe siècleChapitre 6 sur 26 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

dételle sorte que Ton puisse rejeter comme philosophe ce que Ton devrait admettre comme chrétien.

C'est cette funeste et déplorable manière d'envisager la Religion et la Philosophie que combat, dans cet ouvrage, avec un merveilleux talent de dialecticien, le penseur qui a conquis par d'importants travaux, et depuis déjà de longues années, une place enviable dans le monde philosophique.

L'auteur de la Religion progressive, de la Philosophie de M. Cousin, de V Analyse métaphysique, de la Philosophie de VElre, etc.^ jette les plus vives lumières sur cette question de nos jours si palpitante et qu'il appelle le Problème religieux auXIX^ Siècle.

La conclusion de cette magistrale étude prouve deux choses, d'abord la nécessité et la possibilité de la Philosophie, puis l'existence de la Religion, mais d'une Religion universelle qui donne à la Philosophie l'élément indispensable de sa vie, c'est-à-dire l'objectif de ses tendances essentielles.

M. Alaux démontre d'une manière rigoureuse, avec une précision et un enchaînement algébriques^ que « l'union de la raison et de la foi n'est un but à poursuivre que si l'une et l'autre sont également légitimes : or, si la foi est légitime, la raison seule en peut reconnaître la légitimité, tandis que la légitimité de la raison est incontestable par elle-même. Si donc, le problème était chimérique, s'il fallait le supprimer par le sacrifice de l'un de ces deux termes, ce ne saurait être par le sacrifice de la raison ; que si, au contraire, ces deux termes ne s'opposent qu'à la surface, s'ils sont également légitimes, s'ils doivent s'unir dans un terme supérieur, ils ne le peuvent que dans la vérité d'abord connue par la foi et comprise ensuite par la raison. »

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