‹ Le problème scolaire étudié dans ses principes [microforme]Chapitre 15 sur 35 · PU · texte numérisé non relu

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jours dans le but de la communiquer à quelqu'un, il s'en suit que l'idée d'enseignement est inséparable de l'idée de communication d'une pensée à quelqu'un. C'est le sens premier et immédiat qui s'attache au mot enseignement; et c'est ce qui distingue l’enseignement. de l'éducation.

La communication de la pensée peut, il est vrai, s'entendre dans un sens plus ou moins large, avoir une portée plus ou moins générale. Elle peut désigner toute communication d'une chose que l’on sait à quelqu'un qui lignore:et, en ce sens, elle fait que l’enseignement <e confond avec la parole parlée ou écrite. Elle peut aussi se restreindre à signifier la communication méthodique et con-

tinue des connaissances relatives à la religion. à la morale, aux lettres, aux sciences et aux arte: ot.

ainsi entendue, elle constitue l'enseignement pro- Prement dit. Mais, quel que soit le sens qu'on lui donne, dès qu'il se borne à exprimer une conaunication quelconque d'idées. l'enseignement ne peut <'identificr avec l'éducition.

On ne saurait trop le redire. l'éducation s'applique à fermer l'&omme tout entier, elle développe

la volonté aussi bien que l'intelligence. Or, entendu en «om eme propre, l’enseignement laisse dans Fombre tour ce qui concerne la volonté, il n'a rai qu'à l'mrelhigence, et peut-être ne fait-il pas nome la vémtable éducation de cette dernière

au. L'expérience prouve, en effet, qu'il peut v ir “Rragasinements de connaissances sans

véritable formation intellectuelle, comme il y & des eaxuistiques très savantes sans éducation religieuse.

Non, l'éducation de l'intelligence ne consiste pas seulement à enseigner à lire, à écrire, à analyser des corps, à aligner des chiffres, à saisir les progrès d’une langue ou les beautés littéraires d’un chef-d'œuvre. Elle consiste, avant tout et pardessus tout, dans la formation et la discipline de l'esprit. (1

Quelque méthodiques qu'ils soient, si les soins du maître n’aboutissent pas à développer, à étendre, à élever, à affermir la faculté du disciple ; s’ils se bornent, par exemple, à pourvoir l'esprit de certaines connaissances et à les Y emmagasiner, sans ajouter à son étendue, à sa force, à son activité naturelle, l'éducation même de l'intelligence ne serait pas faite; il n’y aurait là tout au plus qu'une instruction vulgaire et en quelque sorte passive; on y chercherait en vain cette grande et belle œuvre du perfectionnement qui se nomme l'éducation. L'enfant pourrait à toute force être instruit, il ne serait pas élevé. L'éducation même de l'intelligence serait en défaut.

“N'est-ce pas, écrit à ce propos Mgr Dupan-

cipulo ordinem principiorum ad conclusion:

tantam virtutem collativam, ut ex (D. Thomas: I PQ. CXVIL, art 1

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