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viser avant tout et par dessus tout, c’est de faire entrer courageusement son élève dans la voie du travail et de l’application personnelle: travail de l'esprit, qui forme en lui le jugement, le goût, le raisonnement, la mémoire, l’imagination : travail du cœur, de la volonté, de la Conscience, qui forme le caractère, fait naître les penchants honnûtes, les habitudes vertueuses.
L'éducation est tout à la fois culture et exercice, enseignement et étude: à ces conditions seules, elle forme l'enfant.
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L'homme est une réalité complexe; deux grandes facultés le distinguent de l'animal, ce sont l'intelligence et !a volonté; toutes deux sont susceptibles de déveleppement moral ; chacune d'elles à un objet, un acte et des procédés qui lui sont propres; de là, la distinction de deux parties principales dans l'éducation ou l’enseignement : l'instruction qui discipline l’int ligence, et l'éducation, au sens restreint du mot, qui moralise la volonté.
“IT faut, écrivait Léon XIII, alors archevêque de Pérouse, distinguer l'instruction de l'éducation et la simple culture intellectuelle de la formation morale, de la formation du cœur. La première consiste à orner les jeunes intelligerces d'un certain nombre de connaissances qui varient selon l’âge des enfants et leur aptitude à appliquer au travail leurs facultés intellectuelleset physiques.
4s LE PROBLÈME SCOLAIRE
La seconde, l'éducation, qui a pour but de parfaire le développement de l'enfant, lui enseigne à mettre en pratique, dans la vie de famille et dans la vie sociale, les grands principes religieux et moraux. Avec dela science, de l’instruct ion, vous aurez des jeunes gens instruits et savants, l'éducation vous donnera des citoyens honnêtes et vertueux."
Au sujet de ces deux parties de l'éducation, plusieurs questions se sont posées: L'éducateur peut-il, par une sorte de cloison étanche, isoler l'instruction de l'éducation, iseler même l’instruction profane de l'enseignement religieux, et fermer ainsi l’âme de l'enfant à tout ce qui n'entre pas dans les cadres de l'instruction profane: ou bien, doit-il faire marcher de front le double développement de l'esprit et du cœur, dans l’ordre naturel et dans l’ordre surnaturel ? Dans cette dernière hypothèse, qu'est-ce qui pratiquement a le plus d'utilité dans l'éducation et doit être le plus universellement poursuivi, bien qu'avec des adaptations différentes: le développement de l'intelligence, ou Ja formation de la volonté ? Enfin, suffit-il de donner une place d'honneur aux vérités religieuses et morales: où bien faut-il en pénétrer profondément tout l'ensemble de l'enseignement ? Autant de questions extrêmement importantes, qui demanderaient chacune une étude approfondie. Mais, comme tous ces points
ont déjà été touchés par de nombreux docteurs D ie
(D Œuvres pastorales de Son En. le Card. J. Pecci, T. I., p. 135 (trad Lury, 2ème éd!
catholiques, nous nous bornerons ici à donner un résumé substantiel de leur enseignement.
L'éducation ou l’enseignement, avons-nous dit, consiste dans le développement de l’homme moral. Or, l’homme moral se caractérise par deux grandes facultés: l'intelligence et la volonté; toutes deux sont nécessaires à l’activité Suprasensible de l’homme: l'intelligence est inutile si la volonté n’en dirige les applications au bien de tout l’être, et la volonté e:: sans activité si elle ne reçoit un ordre directeur de l'intelligence. Donc, il faut que ces deux facultés de l’homme soient développées pour arriver au perfectionnement complet de son être moral. (1
S'il convient d'établir des degrés en valeur et en importance entre les différentes parties de l'édition ou de l'enseignement, ce n’est certes pas éducation morale Proprement dite qu’il faille placer au-dessous de l'instruction profane.
L'éducation morale Proprement dite est absolument nécessaire à l’homme pour atteindre sa fin. L'homme est un dieu tombé, a dit le poète. Deux forces ennemies se disputent l'empire de son âme. Si sa tête regarde le ciel, ses pieds traînent dans la fange : si de nobles élans l'emportent vers le bien, d’inavouables instincts l’inclinent vers le mal. Pour arriver au terme de sa destinée, l'hom-
me doit triompher de ses instincts pervers et Re
(D “Nous avons grand souci que l'éducation de la jeunesse ait d, ‘ de Complets résultats, soit pour la culture de l'esprit, soit pour la forma. cœur.” (Léon XIII: Encve Offiris sanñcti Voi
\s et du
Saicfiseimo, Voi, 2, p. 133.)
mener une vie conforme aux directions de sa foi et aux prescriptions de sa raison; et c’est l’éducation morale proprement dite, et elle seule, qui lui apprend à vivre ainsi: faire l'éducation morale de quelqu'un, c'est le munir du viatique intellectuel et moral dont il a besoin pour faire le bien icibas et aboutir ainsi, en la méritant, à une éternité de bonheur.
“La jeunesse, observe Mgr Pâquet, est le printemps de la vie. Quand ce printemps donne toutes ses fleurs, il s’en exhale un parfum pénétrant de religion et de piété qui embaume toute l'existence humaine, qui fortifie dans le bien, console dans la douleur, prémunit l'âme inconstante et frivole contre les enivrements du vice. Pour cela, que faut-il? longer l'enfant, l’adolescent, le jeune homme ‘ns une atmosphère pleine de Lieu et des che. s divines; purifier la sôve qui coule abondante dans ses veines: faire que ses facultés s'ouvrent avidement à tout ce qui est bon, à tout ce qui est juste, à tout ce qui est noble. "0 Sapiunt vasa quicquid primum acceperént.2
Dans cette formation morale de l'enfant, on ne saurait exagérer la part immense qui revient à l'éducation religieuse, ou mieux, puisque la seule vraie religion est la religion catholique, à l’édu-
(1) Mgr Pâquet: Egl. et Educ., p. 163.
(2) D. Thomas: De Erudit. Princ., Lib. V, cap. V-
LE PROBLÈME SCOLAIRE o1
cation chrétienne et catholique.® De toute nécessité, l'enfant doit être instruit dans la révélation des mystères chrétiens, dans les préceptes évangéliques, dans la connaissance de l'Église dont il est membre.®
L'enseignement véritablement moral ne peut se Concevoir en dehors de Dieu et de la religion. Sans Dieu, point de loi morale; sans Dieu, point de sanction suffisante. (‘est en Dieu seul que la loi morale trouve sa règle, son principe et son couronnement : Lui seul possède la science, l'équité et la puissance nécessaires pour rendre à chacun ce qui lui est dû. L'éducation morale devra donc être essentiellement liée à la croyance en Dieu.®)
D'autre part, dit Léon XIII, ‘sans religion, point d'éducation morale digne de ce nom ni vraiment efficace: attendu que la nature même et la force de tout devoir dérivent de ces devoirs pri-
(1) Educatio non modo moralis, sed et religiosa sit oportet; imo moralis sine religione haberi nequit, cum Deus sit principium efficax obligationis moralis ejusque vindex.
Religio vera et plene efficax est tantum catholica. Hinc catholica educatio et religiosam catholi:am institutionem complectatur necesse est. (Cavagnis: Inst. jur. pub. Ecc., Pars. spec., L. II, nn. 25, 26, 30.)
(2) Velint animadvertere (parentes), quam magna sanctaque offcia sibi eum Deo intercedant de liberis suis; ut scientes religionis bene moratos, Deum pie colentes educare debeant. (Léon XIII: Enc. Oficio sanc., V. 2, p. 134.)
(3) “Ceux dont la première éducation n'a pas ressenti l'influence de la religion grandissent sans avoir aucune notion des plus hautes vérités, de celles
dominer ses passions mauvaises. Telles sont les notions qui affirment un Dieu créateur, juge et vengeur, les récompenses et les châtiments de la vie future, les secours célestes que J.-C. nous offre pour l'accomplissement Consciencieux et saint de tous nos devoirs. Sans cet enseignement, toute culture des intelli- Gences restera une culture malsaine." (Léon XIII: Encyc. Nobulissima Gall. rum Gene, Vol. I, p. 233.)
mordiaux qui relient l’homme à Dieu: à Dieu qui commande, qui défend, et qui appose une sanction au bien et au mal. C’est Pourquoi vouloir des âmes pourvues de bonnes mœurs et les laisser en même temps dépourvues de religion, c’est chose aussi insensée que d'inviter À la veriu après en avoir ruint la base.”
En outre, l'enfant, au sortir du baptême, porte sur son front la marque d’une vocation divine et possède en son cœur le principe d’une vie surnaturelle. Pour répondre à cet appel divin, pour faire fructifier ce principe de vie surnaturelle, l’homme a besoin d’une culture spéciale, il a besoin de l'éducation religieuse et catholique. Sans elle, la vie divine de l'enfant est fatalement condamnée à languir atrophiée dans l'ignorance, à périr étouffée par les passions.
Et qui ne sait que l'éducation chrétienne de la jeunesse importe grandement au bien de la société civile elle-même! Que d’innombrables et graves dangers menacent un État où l’enseignement et le système d'études sont consti-
quæ hominem jungunt jubenti, vetanti, bona malaque sancienti Deo. Itaque velle animos bonis imbuere moribus simulque esse sinere religionis expertes tam est absonum, quam vocare ad præcipiendam virtutem, virtutis fundamento sublato. (Léon XIJI: Encyc. Afari ras, Vol. V, p. 224.)
(2) Hoc igitur parentes reputent, se quidem onus gerere de liberorum tuitione, multo tamen gerere Mmajus, ut eos ad meliorem potioremque vitam quæ animorum est, educant; quod ubi per se ipsi præstare nequeant, suum prorsus esse viCaria opera aliorum præstare, ita ut necessariam religionis doctrinam ex magistris probatis audiant liberi et percipiant, (Léon XIII. Encye. Oficio sanctissimo, Vol. 2, p. 134.)
tués en dehors de la religion et, ce qui est pire encore, contre elle!)
Voilà pourquoi l'éducation religieuse et morale constitue un élément nécessaire, un facteur indispensable dans l’œuvre générale de l'éducation ou de l’enseignement : et voilà Pourquoi, également, elle en est l'élément le plus important. Quels motifs aussi pressants a-t-on jamais pu apporter en faveur de l'instruction profane? Est-il rien de plus vital pour nous que d’atteindre notre fin ? Et à quoi nous servirait une éducation qui, tout entière aux soins du corps et à la culture de l'esprit, dédaignerait la seule culture qui nous permette de Poursuivre efficacement notre destinée, la culture morale et religieuse ?
Cependant, sous prétexte de favoriser l'éducation proprement dite, il ne faudrait pas négliger absolument l'instruction. ® L'éducation morale elle-même exige un certain développement de l’intelligence. Les Connaissances de l'esprit sont de
(D Neque silentio prætereundum est Christianam juventutis institutionem in maximam ipsius reipublicæ verti üutilitatem. Sane liquet innumerabilia et ingentia damna ei civitati metuenda esse, in qua docendi ratio et disciplina sit expers religionis, aut, quod est deterius, ab ea dissideat . .. Quibus mamque inserta sit pessima opinio, se nullo pacto obligari dominatione et rectione Dei, permirum sane si hominis ullum i i mentis vero in quibus omnis aucCtoritas nititur excisis i j humanæ resolvitur et dissipatur; nulla erit res publica,
plenus et scelerum occupabit omnia. (Léon XIII: Encyc. p. 135.)
(2) Fideles omnes ita Sunt à pueritia instituendi ut non solum nihil eis tradatur quod catholicæ religioni morumque honestati adversetur, sed præcipuun institutio religiosa ac moralis locum obtineat. (Codex: Can. 1372.)
(3) Peut-être y aurait-il quelque profit pour nous à relire le sage avis du Père Gonthier sur ce point. ‘Le défrichement des intelligences dans notre
Pays, écrivait-il, est particulièrement pénible et difficile à ceux qui l'entre-
deux sortes: il y a des connaissances littéraires, scientifiques, purement spéculatives, et il y a aussi des connaissances morales et pratiques. Sous ce rapport, on peut distinguer l'instruction littéraire où spéculative de l'instruction morale: si l'instruction littéraire ou spéculative ne fait pas toujours l'éducation de l’âme, l'éducation morale ne saurait, par ailleurs, se passer de l'instruction morale.
En toute bonne philosophie, l'acte de volonté est toujours précédé d’un acte d'intelligence correspondant ; il faut que le bien soit connu par l'intelligence, avant que la volonté puisse se porter vers lui: nihil volitum, quin præcognitum. La nature même de nos facultés exige que l’activité humaine parte de l'intelligence, faculté directrice, et descende par la faculté d'action qui est la volonté jusqu'aux facultés inférieures, sensibles, qui ne font qu’exécuter en servantes les ordres reçus d'en haut.
De fait, sans principes directeurs, point d'activité. Sans doute, l'instruction morale ne fait pas seule l'éducation morale, ni les connaissances seules ne constituent les vertus; mais, Inversement,
prennent, non à cause de la pauvreté du sol—il est au contraire d'une générosité rare—mais parce au'ils sont les seuls À le cultiver: heureux seulement si l'on ne gâte pas leur culture. On s'occupe de l'éducation dans la famille: de l'instruction on n'en a cure, Comme si elle ne faisait pas partie elle aussi de l'éducation de famille.
“Faut-il le dire ? il me semble que l'on ne fait pas suffisamment passer partout l'instruction dans l'éducation.” (Voir: La Nouvelle France, 1907, p. 553.)
(1) D. Thomas: VI Ethic. Cap. Il: et P I, Q. LXXXIS, art 1Y.
Hate édite ts
il n'y à pas plus d'éducation sans instruction qu'il n'y a de vertus sans connaissances.
Mais, objectent quelques-uns, l'instruction seule peut suflire pour former l’homme et le moraliser. La science, d'après les idées modernes, doit remplacer la morale et la religion.
[est permis d'en douter. Il n'est nullement prouvé que l'honane atteigne plus sûrement sa fin, même le soul bonheur naturel auquel il a droit, par la culture intensive de
ses facultés intellectuelles. Sacs Ja
formation morale, l'instruction profane n'est rien; disons mieux: ‘sans la formation morale, toute culture des intelligences est une culture malsaine. Des jeunes gens, auxquels on n'aura point inspiré la crainte de Dieu, ne pouñront supporter aucune des ri
vlcs desquelles dépend l'honnêteté de la vie.”
“En repassant les lecons de l'histoire, observe Mgr Dupanloup, il Y à des faits qui frappent singulièrement les esprits attentifs, et qui démontrent la haute influence, l'influence immense de l'éducation morale sur la destinée des peuples.
“Chez les Romains, au temps de la république, l'instruction fut faible, il est vrai: on savait peu: l'éducation morale était forte: on apprenait à
travailler et à souffrir: Ja république marcha à la conquête du monde.
“Le monde conquis, sous l’Empire, l’instrue-
(D Léon XIII: Encyc. Nobilissima Gallorum Gens, Vol. 1, p. 233.
tion fut étendue, mais l'éducation faible et molle: l'Empire tomba.
“Au moyen-âge, l'instruction était rare: mais dans les profondeurs de l'ordre social, il se rencontrait une forte éducation: il y eut de grandes choses,
“Parmi nous, aujourd’hui, l'instruction paraît forte, l'éducation est faible: la France souffre et se plaint, et il y a là, qu’on le comprenne done enfin, tout le secret de l’effroyable malaise qui nous traaille, et qui aujourd’hui n'est plus contesté par personne.””(1)
Ces dures leçons de l'histoire, Léon XIII à su les dégager et les mettre en relief avec une habileté et une sagesse dignes des plus grands docteurs scolastiques. “On a soutenu, dit-il, que le développement de l'instruction, en rendant les foules plus polies et plus éclairées, suffirait à les prémunir contre leurs tendances malsaines et à les retenir dans lex limites de la droiture et de la probité. Mais unie dure réalité ne nous fait-elle pas toucher du doigt chaque jour à quoi sert une instruction que n'aceompagne pas une solide instruction religieuse et morale ? Par suite de leur inexpérience et de la fermentation des passions, l'esprit des jeunes gens subit la fascination des doctrines perverses. [l se prend surtout aux erreurs qu’un journalisme sans frein ne craint pas de semer à pleines mains et
RS
qui, en dépravant à la fois l'intelligence et la
(2) Mur Dupanioup: L'Education, P. 387.
is.
volonté, alimentent dans la Jeunesse ce: esprit d'orgueil et d'insubordination qui trouble :i souvent la paix des familles et le calme des cités.
“On avait mis aussi beaucoup de contiance dans les progrès de la science. De fait, le siècle dernier en à vu de bien grands. Néanmoins, tous sentent, et beaucoup confessent que la réalité n'a pas été à la hauteur des espérances. I] suftit de jeter un coup d'œil, même superficiel, sur le monde pour constater qu'une indéfinissaile tristesse pèse sur les âmes et qu'un vide irrumense existe dans les cœurs . .. La soif de vérité, de. bien, d'infini, qui nous dévore, n'a pas été étanchée N'y a-t-il done qu’à dédaigner ou à laisser de côté les avantages qui découlent de l'instruction, de !: science, de la civilisation et d'une sage et douce liberté? Non, certes. Mais il faut en subordonner l'usage aux intentions du Créateur et faire en sorte qu'on ne les sépare jamais de l'élément religieux, dans lequel réside la vertu qui leur confère, avec une valeur particulière, leur véritable fécondité. Tel est le secret du problème.”
Pour être complet, il faut ajouter encore que l'enseignement religieux et la formation morale ne doivent jamais être séparés de l'instruction profane; en d’autres termes, la formation religieuse et morale doit être assidue, constante, intimement
liée à la formation littéraire, 2 pour que l'enfant (1) Léon XIII: Ene. Parents À la 25ème année, Vol. 6, p. 282. (2) Codex: Can. 1373.
comprenne qu’elle embrasse des éléments, non pas accessoires pour lui, mais d’une nécessité absolue, des éléments sans lesquels tout autre intérêt n’a pas de valeur.
Peut-être n'est-il pas absolument nécessaire que les vérités de la religion soient enseignées par le même maître qui instruit des vérités de l’ordre profane et naturel.® Ce qu’il importe essentiellement, c'est: que l’enseignement des vérités chrétiennes fasse partie du programme des matières i scolaires; qu'il occupe la place d'honneur parmi les connaissances à acquérir: que l’ensemble de l'enseignement soit empreint de sentiments religieux; que l'esprit chrétien apparaisse et dans les matières et dans la manière d’enseigner et dans l'organisation scolaire; que rien ne vienne blesser la foi et les croyances; que tout, au contraire, frappe le regard et le cœur de l'enfant qui, par suite, sera naturellement et comme par instinct porté à faire grand eas de tout ce qui touche à la croyance des vérités religieuses et à la pratique des vertus chrétiennes. ®
(1) Quoad instructionem vero religiosam, notamus necessarium non esse catechismum. tradi in ipsa schola, ab ipso magistro aliarum materiarum; potest enim tradi, et forsitan utilius, in Ecclesia et a viro ecclesiastico specialiter deputato, dummodo sit pars programmatis obligatoria, quæ ut præcipus habeatur, (Cavagnis: Inst. Jur. pub. Eccl., Pars spec., Lib. Il, n. 31.)
(2) “II faut non seulement que la religion soit enseignée aux enfants à certaines heures, mais que tout le reste de l'enseignement exhale comme une odeur de piété chrétienne. S'il en est autrement, si cet arôme sacré ne pénètre pas à la fois l'espri* des maîtres et celui des élèves, l'instruction, quelle qu'elle soit, ne produira que peu de fruits et aura même de graves inconvénients." (Léon XIII: Encyc. Militantis Ecclesiæ, Vol. 5, p. 199.)
“Que l'étude et la science aillent donc toujours de prir avec la culture de l'âme. Que tuutes les branches de l'enseignement soient pénétrées et dominées par la religion ""({tem, p. 201)