‹ Le problème scolaire étudié dans ses principes [microforme]Chapitre 23 sur 35 · ES · texte numérisé non relu

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progrès et la diffusion de la doctrine révélée; tandis que, en négligeant ces devoirs, et surtout en les violant, elles {loignent et détournent les âmes de la lumière de l'Évangile,

Où conçoit facilement qu'un esprit trompé par les sophismes soit moins disposé À accepter les dogme: de foi. Par ailleurs, qui niera qu'une saine formation intellectuelle ne prépare le terrain une abondante germination des vérités surnaturelles ?

Peut-on trouver un seul principe scientifique qui naît une connexion logique avec les vérités révélées ? En tout eus, il est hors de doute que les sciences naturelles, même les plus élémentaires, ont avec la doctrine révélée des liens étroits, des rapports intimes, ne serait-ce que dans l'interprétation qu'en donnent leurs adhérents, et qu’elles n'exercent pas sur la foi une médiocre influence. “C'est pourquoi toute science, disait Léon XIII. qui est le fruit d’une raison saine et qui répond à l: réalité des choses, n'est pas d'une médiocre utilité pour éclairer même les vérités révélées.” Et ceci est vrai tout particulièrement ‘de la philosophie de laquelle dépend en grande partie la direction de autres sciences et qui. loin de tendre à renverser is Révélation, se réjouit, au contraire, de lui aplanir la voie et de la défendre contre ses assaillants, conime nous l'ont enseigné par leurs exemples et leur:

€) Léon XIFE: Enc: ei. Labertas prœst, Voi. £, p. 201

écrits le grard Augustin et le Docteur angélique et tous les autres maîtres de la sagesse chrétienne.”

Et l'on voudrait encore une fois que l'Église, qui a reçu là mission et le droit d'enseigner la doctrine révélée, n'eût aucun pouvoir sur les sciences naturelles! Quiconque a droit à la fin a droit également aux moyens d'obtenir cette fin. L'Église a droit de communiquer aux hommes les vérités révélées; et l'enseignement des sciences profanes constitue un moyen convenable, utile et même nécessaire à la diffusion des vérités révélées. Indubitablement, l'Église a le droit d'enseigner les sciences profanes. Et que l'on ne dise pas que l'Église a pour mission unique de prêcher l'Évangile. La mission de prêcher l'Évangile a pour contre-partie nécessaire le droit de prendre tous les moyens indispensables, tant ceux qui constituent un apport, que ceux qui écartent une entrave à l'obtention de cette fin. L'enseignement des sciences profanes est un de ces moyens qui procurent à la fois ce double avantage relativement à la diffusion des vérités révélées. Comment l'Église pourrait-elle être privée du droit de le dispenser ?

Toutefois, et ceci est important à noter, puisque les sciences profanes ne sont pas l’objet direct de la mission de l'Église, puisqu'elles n’y sont intéressées qu'à raison des véritées révélées dont elles favorisent la d'ffusion, il s’ensuit que l'en-

‘1) Léon XIII: Encycl. Inscrutabili, Vol. 1, p. 19.

se igne ment des sciences profanes n ‘appi irtient pas à l'Égl.se au méme titre que l'enseignement de la science sacrée. L'Église à un droit direct sur l’enseignement religieux: elle na qu'un droit indirect sur l'enseignement profane.

Cette dernière conclusion est tout nes ment vraie des préceptes de morale naturelle: ce dans les mœurs, les rapports entre l'ordre surnaturel et l'ordre naturel sont encore plus étroits. Pour le chrétien, il n y a qu'une morale: les seules vertus qui comptent sont les vertus informées par la charité. ‘Selon qu'elles sont des principes d'acte bon par rapport à la fin dernière surnaturelle, dit S. Thomas, les vertus ont, d'une façon parfaite, la raison de vertu ... Or, ainsi considérées, elles ne peuvent pas être sans la charité.” Entre toutes les sciences humaines, ia morale naturelle relève done à un titre spécial du droit indirect de l’Église.

Aussi. le Sytlabus condamne-t-il sans distinction cette roposition: La science des choses philosophiques et morales, de même que les lois civiles. peuvent et doivent être soustraites à l'autorité divine et ecclésiastique.”

“Il est souverainement injuste, dit à son tour Eéon XIII, d'exclure du domicile des lettres et des sciences l'autorité de l’Église catholique.”

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