‹ Le Procédé de Ninni appliqué au Diagnostic de la Tuberculose RénaleChapitre 11 sur 29 · I. — Historique · texte numérisé non relu

I. — Historique

C’est en 1929 qu’à la suite de ses recherches sur la mise en évidence de l’ultravirus tuberculeux dans les cultures jeunes, Ninni de Naples, frappé de ce que la voie lymphatique ait été toujours écartée pour l’inoculation du virus tuberculeux, alors qu’elle est sa voie de dissémination la plus habituelle, employa systématiquement le procédé intraganglionnaire, abandonnant les voies sous-cutanée, péritonéale, veineuse, oculaire, conjonctivale, cérébrale, intestinale, utilisées jusqu'alors.

Il est vrai qu’à la fin de 1908, avaient été pratiqués par VEBER, KNORR et FRIEDERICH, LUTZ, PFANNNENS- TIEL, des essais d’inoculation dans les ganglions lymphatiques de l’aine du cobaye. Mais ceux-ci étaient restés vains à cause de la difficulté d’inoculation de ces ganglions très petits, de la lenteur de propagation de l'infection à partir de ces organes lymphatiques peu vasculaires et très éloignés des organes paren-

chymateux (foie, rate, poumons), et de la présence

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de foyers lymphatiques intermédiaires, en particulier le ganglion lombo-aortique.

Ninni choisit des ganglions lymphatiques cervicaux à cause de leur dimension, de la facilité de leur inoculation, et de l’absence de relais lymphatique intermédiaire entre le ganglion et la circulation générale.

Avant de commencer ses expériences NiInNi a voulu s’assurer qu’il n’existait pas naturellement de bacilles acido-résistants dans les ganglions latéraux-trachéaux du cobaye, et que la manipulation des ganglions ne pouvait en apporter. Ses recherches, ainsi que celles de DE SANCTIS MONALDI et ZLATOGOROFF, n’ont jamais pu mettre en évidence le moindre bacille acido-résistant, typique ou atypique, dans le système ganglionnaire du cobaye sain.

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