IL. -— Technique de l’inoculation
Chez le cobaye, les ganglions lymphatiques cervicaux sont disposés latéralement à la trachée, à michemin du sternum et du maxillaire, près du faisceau vasculo-nerveux, et sous l’aponévrose. Ils se présentent généralement au nombre de deux, de la grosseur d’un grain de blé, leurs dimensions étant d'environ 3 à 4 mm. de long pour 1,5 à 2 mm. de large.
Pour pratiquer l’inoculation, après désinfection de la région et incision de la peau et du peaucier sur 3 à 4 cm. sur la ligne médiane, on recherche les ganglions latéraux par dissection, et, tout en fixant le pôle supérieur, on injecte le liquide suspect avec une aiguille fine. On injecte 0 cc. 2 à 0 cc. 3 de liquide, mais pratiquement la quantité véritablement injectée n’est que de 0 ce. 1, car le liquide reflue ou rompt les trabécules lymphatiques et s’infiltre dans l’espace péri-capsulaire. Puis le ganglion est enfoui dans la graisse et la plaie refermée par 2 agrafes. La plaie
guérit en quatre à six jours sans complications.
III, — Marche de l'infection.
Huit à quinze jours après l’inoculation (le dixième jour semble la date optima), on ouvre la plaie, le ganglion est retrouvé et extirpé, opération très bien supportée par l’animal si l’on prend soin de ligaturer la base du ganglion pour éviter l’hémorragie. Le ganglion est examiné macroscopiquement, et des frottis pratiqués pour la recherche microscopique du bacille de Koch. L'animal est conservé pour être sacrifié
de la quatrième à la sixième semaine.
Ninnrs a constaté les lésions suivantes chez le cobaye, lésions vérifiées histologiquement par TRa- MONTANO.
Au point de vue macroscopique, à partir du sixième jour, les ganglions inoculés sont palpables.
Entre le quinzième et le vingtième jour, les ganglions atteignent la grosseur d’un petit pois; ils grossissent ensuite jusqu’à atteindre le volume d’une noisette.
En moins de trente jours, les autres ganglions, rétrosternaux, trachéo-bronchiques, axillaires, portaux, sont caséifiés, alors que les ganglions lombaires restent indemnes. Dès ce moment, le poumon présente
de nombreux tubercules.