MIEUX QUE LA TRANSACTION
D’après larrangement il nv avait pas de boni pour les enfants en dessous de 1? ans, mais il est certain que la compagnie a touché des boni sur les immigrants de tous âges. Comme le nombre des enfants dans un groupe dimmigrants est généralement plus grand que celui des grandes personnes, cette concession apportait une énorme différence dans l'arrangement. Plus tard il ÿ eut encore des modifications en faveur de la compagnie,
L'Auditeur Général, M. 1 L. MeDougall, remarqua ce surplus de dé. penses et appela l'attention du Département en ces termes:
“Je romarque que vous créditez la compagnie pour tous les immigrants sans égard à leur âge, et même les petits enfants. Autrefois on donnait crédit seulement pour les adultes et les enfants ayant un certain âge, Le mémoire que vous m'avez communiqué l'année dernière concernant l'arrangement avec la compagnie n'indique pas qu'elle doit être créditée pour tous les enfants, L’arrangement indique simplement que le Gouvernement devra payer un bonus de £1 sur tout émigrant bon agriculteur en Y comprenant les ouvriers de ferme et les domestiques.”
M. Smart, député-ministre, maintenant agent de la compagnie, répondit ce qui suit:
Je me permets de dire que, d'après l'engagement actuel, le Département avait l'intention de payer des boni pour tous les ouvriers de fermes ou
pour domestiques ; ceux-ci comprenaient certainement les hommes, les femmes et les enfants.”
Aux pages 6? et suivantes de Ja preuve donnée devant le Comité des Comptes Publics, en 1906, M. Smart était sur la sellette. Ce qui suit est un extrait de la preuve. M, Barker était l'interrogateur :
TRÈS JEUXES AGRICULTEURS.
Demande. Appeleriez-vous un grant agriculteur ?
Képonse. Oui.
cnfant à ja mamelle “un jeune immi-
D. Ou un domestique ?
R. Je pense que oui,
D. Avec l'intention de vivre au Canada ?