‹ Le Procès de Barreau [microforme]Chapitre 3 sur 6 · EE · texte numérisé non relu

EE

que ma 8e avaient ét à la maiso Sauvage € dans la ch mortes ; le places : d dans la eu

Après a ma chambi coffre défo clef le mati a aussi déf £50 en or rouleaux de quatre 8a08 petite boîte laquelle je d’or sont c connais pa chévs. Je laquelle se sacs sont a gent qui n°

Je conn:

nom est St a demeuré Après cett dant un an plus près d faciliter sa il est rever ans.

Dans le ré chez mc Je gardais :

contenait chambre à prisonnier boîte qui « tée dans le

Transq chässés. 1 du sol. I qui aurait de défonce par la fené

Avant témoin n’e dit qu’il é tomber d’e causa que

‘rou de ues ; Je

vz mon -Louise

ue d’une y, dans

Marie au n’& le avec

: facile, tait en Duquet \ chamuter pur + d’une Du resy que le t uttiré

la nôtre et derni t de la temps pour se enu il y icu Où il voir, car its COM- [ue nous

14 Bonner chez Chaque raite en

tait pas tiu pour

teur de

in, Ca- ‘rairie et Je suis sse avec i qu'à 83 tnuisorn es deux Sauvage m'avertir n feu et

dm

eu

ce. De

que ma servante et l'enfant de mon fils avaient été tués. Je suis de suite retourné à la maison, et j'ai retrouvé Marie Louise Sauvage et Justine, l'enfant de mon fils dans la chambre à coucher : elles étaient, mortes ; le feu était dans la maison à deux places : dans la chambre à coucher et dans la cuisine.

Après avoir éteint le feu, je suis allé dans ma chambre à coucher, et j'ai trouvé mon coffre défoncé. Le coftre était fermé à la clef le matin, et la petite boîte aussi. Barreau a aussi défoncé la petito boite, Il y avait £50 en or, dix piastres françaises, $140 en rouleaux de dix piastres ; environ #150 dans quatre sacs ; mais je n'on vois que deux, La petite boîte qui m'est montrée est celle dans laquelle je gardais mon argent. Ces pièces d’or sont certainement les miennes, je les reconnais parce qu'il y en a parmi qui sont tachévs. Je reconnais la petite bourse dans laquelle se trouvait mon or. Les deux autres sacs sont aussi ceux qui contenaient mon argent qui n'était pas en rouleaux.

Je connais bien ie prisonnier à la barre, son nom est Stanislas Barreau. 1ly a dix aus, il a demeuré chez nous un an pour son entretien. Après cette année là, Barreau a demeuré pendant un an, chez mon fils Alexis, qui demeure plus près de l'église que moi ; c'était pour lui faciliter sa première communion. Après cela il est revenu chez moi etilya resté deux ans.

Dans le temps que le prisonnier a demeu.

ré chez moi, j'avais cet or là, et il savait que Je gardais toujours de l'argent. Le coffre qui contenait l'argent a toujours été dans la chambre à coucher. Il y était lorsque Île prisonnier demeurait chez moi, et la petite boîte qui contenait l’argent est toujours restée dans le coffre.

Transquestionné : -Le coffre était dans un châssés. Le châssis est douze pieds au-dessus du sol. Il aurait été assez facile à quelqu'un qui aurait été seul dans le bas de la maison, de défoncer le coffre et de sauter sur le sol par la fenêtre.

Avant de répondre à cette question, le témoin n’ayant pas d’abord compris la question, dit qu’il était impossible que quelqu'un vint tomber d'en haut sur le coffre. Cette méprise causa quelqu'hilarité. Barreau lui-mème s’ap-

paya le front sur sa main droite et rit pendant queïques instants, tout en mastiquant fortement eten crachant,

Pour passer de la cuisine dans ma chambre à coucher, il faut passer par la salle à diner. Il n'y a qu'un escalier en dedans de la maison. Cet escalier se trouve dans la cuisine. Le grand coffre qni contenait la petite boîte est encore a la maison, et le couvercle est brisé. Je suis certain que l'or qu'on m'a montré est le mien ; les sacs sont aussi très certainement les mêmes ; et quant à l'argent il est semblable à celui que J'avais. L'or a été caché dans la terre pendant la rébellion, et les pièces qui ont été tachées je les reconnais bien ; je recounais les autres parce qu’elles se trouvent avec celles qui sont tachées. C'est ma bourse, es pièces étaient dedans, puisque les voilà.

Ces derniers mots sont prononcés sur un ton excité, qui fait sourire l'auditoire, et Barreau, la main sur la bouche, un doigt entre les levres, rit, tout en comprimant son rire. Les portes n'étaient pas fermées ; aucune porte n'était fermée à la clef. Il ya deux portes Lans la chambre à coucher de mon fils, l’une qui donne sur la cuisine, l'autre sur la chambre à coucher, Je ne puis pas dire si cette dernière était ouverte ou fermée.

Lucie Brossard, épouse d'Alexis Moquin, père, est assermentée.

Je reconnais @ette petite boîte, Je l'ai trouvée le lundi à midi, après le meurtre, dans un coin du jardin, Kile servait autrefois à mettre notre argent ; mais il n'y avait rien dedans lorsque je l'ai retrouvée. On a regardé à l'endroit où jai trouvé la boîte, mais on n’a pas trouvé d'argent. On a remporté la boîte à la maison, Le jardin est devant la porte. Ilyaun hangar devant la porte qui empêche de voir l’endroit où j'ai trouvé la boîte. La porse de la chambre à coucher de mon fils étaif fermée losque nous sommes partis pour la messe, Lorsque Barreau restait chez nous, il faisait son devoir, Je ne puis rien dire de mal sur sa conduite pendant qu'il a resté chez nous.

Rémi Dufresne, éeuier, M. D., de Laprairie, est assermenté :

J'ai eu counaissance du meurtre de Lapraire. À la sortie de la messe, on m’a dit qu'un. meurtre avait été commis chez M. Moquin.

Je me suis rendu avee un grand nomore de

personnes, chez M. Moquin. Je sais entré dans la chambre à coucher, et j'ai aperçu les deux cadavres qui gisaient sur le plancher. Je connaissais la servante, Marie Louise Sauvage. J’ai cru devoir faire avertir les autorités de Montréal et requérir les services des volontaires, qui étaien stationnés aux casernes, vû que l’on supposait que le meurtrier était dans le bois. J'ai rencoutré le DrBrossard aux casernes ; il avait informé le major Johnson de la chose, et les volontaires étaient partis de suite,

Ls lendemain qui était le 29, à la requisition du coronaire Jones, j'ai fait en compagnie du Dr. irossard, l’examen interne et externe des deux cadavres. Nous avons d’abord examiné le cadavre de Marie Louise Sauvage.

Elle nous a paru avoir de 30 à 31 ans. Sa taille était de 5 pieds et 2 pouces. Elle avait les cheveux noirs, et paraissait jouir d’une très bonne santé. La défunte portait les vêtements qui me sont montrés maintenant, Je les ai remis moi-même au grand connétable. Il y a du sang sur la chemise. Après avoir enlevé les vêtements, nous avons fait l'examen externe et nous avons constaté six trous de balle, d’un demi pouce chacun.

La défunte avait un trou de balle sur la joue à trois pouces de l’oreille gauche, sur la partie inférieure du maxillaire supérieur. Le deuxième trou était situé dans la partie imférieure et latérale du sein gauche. Le troisième dans la partiesupérieure etantérieure du bras droit, dans le muscle biceps. Le quatrième et ie vinquième étaient dans le gros du bras droit à deux ou trois pouces l’un de l’autre. Le sixième à la partie inférieure de l'épaule droite,

Après cet examen externe, nous avons prodédé à l’examen interne du cadavre, et avons constaté que la balle qui avait pénétré dans le maxillaire gauche ne s’est pas rendue dans la substance du cerveau ; elle a pénêtre dans

es parties profondes de la figure, et après un exames minutieux nous n’avons pu la treuver.

La dieuxième balle dont j'ai parlé, qui a pénétré dans le cœur, par le sein gauche, est passé dans la partie inférieure du poumon gauche, à pénétré dans l'apex du cœur, et est sorti par le ventricule gauche. Les deux trous se trouvaient à un pouce ou un pouce et demi de distance dans le cœur. Cette balle sortit

entre la troisième et la quatrième côte. Cette même balle a traversé superfciellement le bras. La troisième balle qui a pénétré dans le corps à la partie inférieure de l'épaule droite à fracturé la sixième côte. Llle à traversé le diaphragme en deux endroits, a déchiré la partie superieure du foie, brisant la partie inférieure du sternum et s’est logée dans la peau du sein gauche. Nous l'avons exextraite et la voici. Le témoin montre la balle au jury. Une seule de ces blessures auait pu causer la mort immédiatement.

Pierre Edmond Brossard, écr., M. D., est assermenté.

J'étais présent lorsque le Dr. Dufresne a rendu son témoignage et je concours complètement dans le rapport qu’il vient de faire. Je suis d'opinion qu’une seule de ecs blessures pouvait causer la mort. L'une de ces blessues aurait pu permettre à la défunte de vivre encre quelques instants, et lui laisser la force de passer d’une chambre dans une autre.

Edward Enwright, de Laprairie, est assermenté, et dit:

J'étais dans la force de police dans le mois de mai dernier, et le 28 mai, je suis alié à Laprairie avec le Chef de police, M. MeClaughlin et M. Schiller. Je restai le soir à Laprairie pour recevoir des informations des habitants. Le lendemain matin, j’entendis dire qu’un habitant, qui demeure à une couple de milles, en haut de Laprairie, avait perdu un canot. Le témoin a eté informé de plus qu'un individu était entré dans une petite maison près de la barrière et avait demandé un morceau de pain. Le lendeman matin j'allai à l’homme qui avait perdu un canot et je l'employai ; ainsi qu’un autre homme. Nous montämnes dans le canot, traversàmes à l’Île au Héron, afin de voir si le canot s’y trouvait. Après cela, nous desceadimes par le côté nord du fleuve, entre le rivage et l’Île des Sœurs.

Nous avons regardé du côté-nord du rivage et examiné en même temps le rivage de l'ile, afin de voir si le canot se trouvait d'un côté où de l’autre, En arrivant à la tête du vaste champ qui se trouve en haut du pont, du côté nord, nous avons aperçu un canot que deux Jeunes garçons faisaient manœuvrer. En approchant un peu, l’habatant à reconnu son canot. Je m'emparai du canot et jo demandai aux deux jeunes gens comment ils s'étaient

=—… procurés « n'étaient | avoir amen l'avaient er donner la « le portrait j'arrivais a couché sur

—— de l’endroi

tis mon re

d'armer le J’appro:

l'homme q

| hommes se

{ Tronc ; ils

| avant de!

{ c'étaient li

canot, Îl

ge trouvait douze pie

Tronc.

L'homn

alors. J'é!

traits de ce

que je de l’homme € be une ouver

( - sant le ba:

Je requ de police où l’homr mème je!

dans la co

La cou galerie a € née. Plu la Cour.

eomme le devoir à n ges.

Et l'on et que les notre part timeñt de sent notre dans un li

en

Barrea chi. Il ma:

du jujube.

Du reste, d’un témo

e, Cette ment le tré dans l'épaule lle a traa déchint la pargée dans ons exontre la Surés aut.

Page 1