Arch. Nat., J. 438, n° 8, art. I
6. Ihid., art. II. — Voy. art. 23 de la 2° série d'accusations.
7. Dépos., II, 22, Hermand de Vertus; Arch. Nat., J. 438, n° 8, art. II.
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D'un seul coup, la situation et le crédit de Guichard se trouvaient atteints. A peine admis dans l'entourage royal, il lui fallait en sortir à sa confusion, suivi parla haine de deux femmes, et s'enfermer dans son évêché pour y vivre de sa mense. Là même, on ne le laissa pas tranquille ; la reine-mère, malgré l'importance des biens qu'elle gardait en Champagne du chef de son premier mari, encore que le second lui eût laissé en Angleterre un autre douaire considérable, et que le traité de 1284 lui assurât une grosse fortune à côté de son douaire, voulait avidement recouvrer son dû * .
Malheureusement, la série de tous ces faits nous manque; l'affaire de Jean de Calais était close au moment du grand procès : elle n'y a laissé que des échos 2 . Ce qui est certain, c'est que l'enquête fut peu à peu élargie, que l'accusation s'envenima, devenant chaque jour plus âpre et plus haineuse, prenant le caractère d'une persécution.
L'archevêque de Sens, comme métropolitain de l'évêque, fut chargé du soin de l'enquête : dès 1301, une instruction contre Guichard était ouverte à la cour archiépiscopale de Sens 3 ; et à l'Assomption de la même année, on informait à Provins dans l'entourage de l'évêque pour savoir comment il avait laissé échapper Jean de Calais 4 .
Cependant, le 2 mai 1302, au cours de l'enquête, la reine de Navarre mourut, emportée par un mal soudain que les médecins ne surent point reconnaître : c'était une femme d'une forte santé, qui, dans sa jeunesse avait été très belle, mais qui s'était
4. Blanche d'Artois semble avoir été, non sans âpre té, soucieuse de ses intérêts. Elle l'avait déjà laissé voir dans la liquidation de la succession de Navarre et Champagne. Voy. Rcg. XXXIV du Trésor des Chartes, foi. 28, 33 v° (Boutaric, Actes du Parlement de Paris, n 09 2506, 2050).
2. Voy. art. il de la 2 e série d'accusations : c'est au fond la reprise de l'affaire sous une autre forme, moins directe, d'accusation.
3. Dépos., II, 17, Curé de Corfélix. — L'archevêque était alors Etienne Becart (1292-1309).