‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 102 sur 267 · REPRISE DE L ENQUÊTE ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

REPRISE DE L ENQUÊTE ECCLÉSIASTIQUE

Raisons de droit proposées par le procureur de Vévèque (février 1309)

Pendant que les ennemis de Guichard, profitant de la suspension de la procédure, préparaient contre lui ces nouvelles accusations, — l'évêque, de son côté, avec la permission de ses juges, choisissait son conseil, et, le vendredi après Noël, donnait pro-

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curation pour agir en son nom ^ à trois personnes : Guillaume de Coulommiers ~, recteur de l'église de Broussy le Grand 3, Bernard de Pierrepont^, notaire en l'officialité de Paris et Jean Larmurier, notaire à Troyes ^ (27 décembre 1308) \

Le 9 février 1309, l'archevêque de Sens , pour cause de maladie et pour d'autres empêchements, se retira, laissant aux deux évêques, en vertu de la clause « si non omnes, etc. ^ », le som de continuer l'enquête 9.

Enfin, le jeudi après les Cendres (13 février 1309), l'évêque comparut à nouveau devant les commissaires ecclésiastiques, à l'abbaye de Sainte-Geneviève : la nouvelle accusation était prête.

Les prélats déclarèrent à Guichard —, selon la formule du

1. Les clercs, quand ils étaient défendeurs, pouvaient se faire représenter par un procureur au lieu de comparaître personnellement (Ad. Tardif, ouv. cit., pp. 23, 25 ; Ch.-V. Langlois, Textes relat. à l'hist. du Parlement,

2. Deux personnages de ce nom figurent dans les dépositions : i un, buil-

laume, dit le Diablat, chanoine de S. Étienne et de S. Urbain; l'autre doyen de chrétienté de Sézanne. Nous ne savons si le procureur de l'évêque est un troisième personnage ; mais nous croirions qu'il s'agit de Guillaume le Diablat qui était un familier de Guichard et l'un de ses chapelains (Dépos., I, Regnaud de Langres; cf. p. justif., n^^ VII et VIII); il est qualifié (p. justif., n" VI) de « legum professer ».

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