‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 154 sur 267 · Pierre de S. Nizier · texte numérisé non relu

Pierre de S. Nizier

3. Hugue Morsel. — Le prieur de Provins est sans doute le prieur de Saint- Ayoul.

LËS DÉPOSITIONS

Le jeudi suivant, Guichard donna à son procureur les lettres et trois cents florins d'or pour acquitter, quand il en aurait l'ordre, les deux milles livres, et Pierre de Saint-Nizier partit pour Paris avec frère Jean et le doyen i. Ils avaient des lettres du prieur de Provins pour le confesseur du roi, à qui Hugue les présenta ~. Dès la première semaine après Pâques, les pourparlers étaient entamés : M" Hug-ue et Pierre Barrière s'abouchaient avec le doyen de Saint-Urbain dans une maison de la Grand Rue, près de celle de l'évêque de Meaux^; et comme Pierre Barrière demandait au doyen et au procureur pourquoi ils s'étaient logés dans une rue si fréquentée, — disant qu'il craignait que l'archidiacre de Vendôme et Nofîo Dei, qui avaient conduit l'affaire de la reine 4, ne vinssent à le savoir et n'eussent quelque soupçon contre eux s'ils les voyaient causer ensemble, aller et venir en cet endroit, — le doyen et le procureur répondirent qu'ils l'avaient fait pour être voisins de l'évêque de Meaux, pour pouvoir traiter de cette affaire avec lui plus rapidement et plus souvent, qu'il était l'ami de l'évêque de Troyes dans cette affaire et dans d'autres Après un long entretien. M'' Hugue leur demanda de lui donner garantie des promesses de l'évêque ; ils lui dirent qu'ils en avaient de bonnes, qu'ils avaient les deux lettres d'obligation, et ils promirent de lui donner ces lettres quand les témoins auraient fait leur confession et rétractation, M'^ Hugue et Pierre n'en requirent pas moins le prieur et le doyen de leur délivrer la somme : ils voulaient avoir l'argent avant que de parler ; autrement, ils ne diraient rien et n'iraient pas devant l'évêque de Meaux. Frère Jean et le doyen leur firent donner par le procu-

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