Jean Larmuiùer
DEUXIÈME SÉRIE : ARTICLE XVII
de septembre suivant, Michelet, le neveu de Jean de Calais, Jean de Trainel et Jean de Hancy, consentirent, à la prière de Guichard, et quand l'évêque leur eut dit qu'il les absolvait, comme prélat, à se rendre chez Jean Larmurier en lofficialité de Troyes ; le notaire les conduisit à la maison des frères Prêcheurs ; et là, en présence de plusieurs jacobins, Jean de Trainel affirma que son père Henri n'avait jadis prêté faux serment pour la reine que pour délivrer son fds; Michelet et Jean de Hancy déclarèrent avoir entendu dire à Jean de Calais qu'il avait porté faux témoignage contre l'évêque, contraint par l'archidiacre de Vendôme K Vers le même temps, Jean de Hancy, qui fréquentait encore dans la maison de l'évêque, affirma que le sceau qui était au bas des lettres envoyées par Jean de Calais au roi et à la reine de France, était bien authentique, et qu'il le connaissait ~. Enfin, Guichard crut obtenir la rétractation de son ennemi le plus acharné, de Nolfo Dei. Le 8 août 1306, Jean Larmurier fut mandé avec le prieur des Jacobins, Jean de l'Isle, à la maison de Dampierre ; dans une chambre, ils trouvèrent Noffo Dei, malade, et couché dans un lit. Jean de l'Isle lui demanda, de la part de l'évêque, de dire la vérité, qu'il avait déclarée ailleurs à l'archevêque de Sens, au sire de Châtillon et à plusieurs autres, et d'en faire faire un instrument public. Noffo Dei fit jurer à tous ceux qui étaient là de tenir secrète, comme en confession, tant qu'il vivrait, la déclaration qu'il allait faire, à moins qu'd ne les autorisât à la révéler. Alors, il jura que, suborné par Jean de Calais, il avait prêté faux témoignage pour la reine contre l'évêque 4. L'instrument fut remis à frère Jean de l'Isle, qui, par la suite, avec la permission de Noffo Dei, le montra secrè-