Frère Jean de l'Isle
3. Sans doute Gui de Cliâtillon, comte de Saint-Pol et bouLeiller de France.
4. <( Quod ipse Noffus falsum tulerat testimonium ad subornationem (( Johannis de Galesio pro dicta regina contra dictum episcopum « (Jean Larmurier).
LES DÉPOSITIONS
tement à l'évêque. Quinze jours après, le prieur prêta à Noffo Dei, sur la caisse de l'évêque, trente livres tournois de faible monnaie à la condition suivante : si Noffo ne rendait pas les trente livres à 1 evêque quinze jours après réclamation, Jean de risle remettrait l'instrument à Guichard, et Noffo serait quitte de ses trente livres ; s'il les rendait, l'instrument resterait aux mains du prieur pour être remis à Noffo quand celui-ci le réclamerait. Six mois après, l'évêque ayant réclamé son argent, Noffo Dei le lui rendit, sans se faire restituer l'instrument, qui resta entre les mains du prieur i.
Cependant, Guichard en avait fait faire un douille par le notaire. Un an après, comme Jean Larmurier était malade, l'évêque le fit avertir sous peine d'excommunication d'avoir à lui remettre ce douljle : le notaire s'y refusant, messire Guillaume le Dia])lat, chapelain de Guichard, brisa l'écrin où se trouvait l'instrument, le prit et l'emporta. La chose vint aux oreilles de Noffo Dei, mais il pria Jean Larmurier de n'en rien déposer : et, comme le notaire répondait qu'il ne lui souvenait pas de la vérité, Noffo Dei lui dit qu'il saurait bien prouver, par des lettres de frère Jean de l'Isle, comment le prieur l'avait amené à faire faire cet instrument
XVIIP ARTICLE
Comment, étant évcque, il chargeait menteusement des gens du crime d'hérésie ou de sorcellerie, et les emprisonnait jusqu'à ce qu'ils se fussent rachetés (37 témoins)
Dans un plaid tenu à Aix vers la Saint- Remi 1307, Guichard accusa Garnier Haymer, de Charmoy, d'avoir dit que le pain de la huche était aussi digne que le pain consacré sur l'autel ; qu'il ne croyait pas plus au sacrement de l'autel qu'à une branche de noyer 3 ; qu'il était meilleur de se confesser à un tronc d'arbre