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Il y a même un échantillon de bière qui porte 15.99 p. c. d’alcool, Comme
on le voit, sur 69 bcateilles, 61 ont plus de 9 p. c. d'alcool. Qu'est-ce à dire ?
Sinon que la très grande majorité de nos bières (c’est-à-dire plus de 5-6), sont fortes en alcool, et sont loin de pouvoir être considérées comme des bières douces, légères.
On dira peut-être, mais *! a les « lagers ». Ces bières-là, au .oins, ne sont pas dommageables. Qu on se détrompe. Elles ont la réputation d’être des bières douces, légères ; mais, en réalité, elles ne le sont pas. Les bières sont réputées et reconnues comme douces et légères, lorsqu'elles contiennent moins de 2 p. c. d'alcool de preuve.
Où ies ( lagers » consommées au Canada sont des boissons dont le pourcentage d'alcool est assez élevé. Je croyais autrefois, comme bien d’autres, que ces « lagers » ne contenaient guère plus de 2 p. c. d’alcool et qu’on en pouvait boire à satiété. J'étais dans l’erreur. En effet, je n'ai pas été peu surpris de constater, dans le Bulletin N° 196, sous la signature de M. A. McGill, que les « lagers », consommées au Canada, ont un pourcentage d'alcool qui varie de
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6.47 p. c. à 9.45 p. c. Aussi la loi les considère-t-elle comme des liqueurs enivrantes. Et elle a raison ; car si une personne s’avisait d’en acheter une caisse, suivant le conseil de l’annonce, pour faire une excursion, elle en reviendrait plus qu’incommodée,
J'ai aussi feuilleté le Bulletin N° 283, publié en 1914 ; on y lit le rapport des analyses faites sur 75 bouteilles de bière. Les résultats sont à peu près les mêmes. Le pourcentage d’alcool varie entre 6.48 p. c. à 13.48 p. c.
J’ai même demandé à M. McGill la dernière analyse en date d’une certaine bière fortement recommandée et annoncée, par le temps qui court, non seulement dans nos grands quotidiens, mais même dans une revue où on est surpris de trouver cette annonce. D’après le rapport de cet analyste, cette bière contient 10.40 p. c. d’alcool de preuve.
J'ai fait le calcul de la quantité d'alcool contenue dans un verre de bière ordinaire, d’un demiard. En le comparant à un verre de gin de la force alcoolique de 40 p. c., j'arrive au
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résultat suivant : une personne qui prend quatre verres de cette bière, prend autant et même un peu plus d’alcool que celui qui prend trois verres à vin de ce gin.
Eh ! bien, tel est l’état d’esprit de notre population que tout le monde craindrait beaucoup pour sa santé de prendre régulièrement tous les jours trois verres à vin de ce gin, tandis que fort peu de personnes s’imagineraient se faire tort en buvant quotidiennement quatre verres de cette bière. Et cependant dans l’un comme dans l’autre cas, on prend la même quantité d’alcool, et par conséquent on se fait également tort.