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CETTE PART DE CES DEVOIRS ET DE CES OBLIGA- TIONS

» I^a Conférence s'occupera conséquemment de discuter et de concerter les nouveaux arrangements LES PLUS propres A COMBINER l' INDÉPEN- DANCE FUTURE DE LA BELGIQUE avec les Stipulations des traités, avec les intérêts et la sécurité des autres puissances et avec la conservation de l'équilibre européen. »

Mais, on le sait, les «stipulations des traités», les M intérêts et la sécurité des puissances », la «conservation de l'équilibre européen » apparaissaient id comme des formules diplomatiques, recouvrant

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un jeu d'influences, de résistances et de convoitises. La France, suspecte aux quatre autres puissances, devait être contenue dans ses frontières ; le boulevard construit contre elle par les traités de 18 14 et de 1815 par l'union de la Belgique avec la Hollande venait d'être démoli par la séparation des deux paj^s : on devait le remplacer. D'autre part, la France elle-même, désireuse de jeter bas toutes les entraves que l'Europe lui avait mises, tendait à la création sur sa frontière du nord d'un Etat « confié à un souverain qui serait un voisin commode et pourrait devenir un allié fidèle )/, pour reprendre les expressions de Talleyrand (Mémoires, édition de Broglie, tome III, p. 421), et elle ne voulait à aucun prix consentir à des combinaisons qui auraient donné un point d'appui quelconque à l'Angleterre sur le continent (id., p. 410). Enfin, l'Angleterre ne voyait pas d'un œil défavorable la constitution d'un Etat fort, qui fût distinct de la Hollande, surtout que, dès le début des négociations, elle avait aperçu la possibilité de remettre les destinées de cet Etat nouveau à un prince en qui elle avait toute confiance, lyéopold de Saxe-Cobourg.

Les « nouveaux arrangements » propres à combiner ces diverses exigences politiques avec l'indépendance désormais proclamée de la Belgique n'étaient point aisés à découvrir : toutes les mesures auxquelles on s'arrêtait « n'étaient, raconte Tallej^rand, que des palliatifs provisoires qui ne tiraient pas des

dangers permanents. J'avais, explique- t-il, médité une solution pendant plusieurs jours, que je regardais comme décisive... c'était une déclaration, par les puissances, de la neutrai^ité de la Belgique. Je la soumis à la Conférence dans sa séance du 20 janvier 1831, oti j'eus la satisfaction de la faire adopter et consigner dans le protocole de ce jour » (Tome IV, p. 17).

lyC protocole dont parle Talleyrand est formel : « Ivcs plénipotentiaires, sont unanimement d'avis que les grandes puissances devaient à leur intérêt bien compris, à leur union, à la tranquillité de l'Europe et à l'accomplissement des vues consignées dans leur protocole du 20 décembre, une manifestation solennelle, une preuve éclatante de la ferme détermination où elles sont de ne rechercher, dans les arrangements relatifs à la Belgique, comme dans toutes les circonstances qui pourront se présenter encore, aucune augmentation de territoire, AUCUNE INFI^UENCE EXCI.USIVE, AUCUN AVANTAGE ISOLÉ, et de donner, à ce pays lui-même ainsi qu'à tous les Etats qui l'environnent, les meilleures garanties de repos et de sécurité. C'est par suite de ces maximes, c'est dans ces intentions salutaires que les plénipotentiaires ont résolu, etc.. » lya Conférence apercevait si nettement la nécessité de rattacher au système politique général de l'Europe l'arrangement nouveau, qui était essentiellement fondé sur la double base de l'indépendance et

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de la neutralité de l'Ktat nouveau, qu'elle réitéra l'affirmation de ses vues en termes catégoriques, le 19 février 1831 :

« I/union de la Belgique avec la Hollande se brisa... il n'appartenait pas aux puissances de juger des causes qui venaient de rompre les liens qu'elles avaient formés. Mais, quand elles voyaient ces liens rompus, il leur appartenait d'atteindre encore l'objet qu'elles s'étaient proposé en les formant. Il leur appartenait d'assurer, à la faveur de combinaisons nouvelles, cette tranquillité de l'Europe dont l'union de la Belgique avec la Hollande avait constitué une des bases. IvCS puissances y étaient impérieusement appelées. Elles avaient le droit, et les événements leur imposaient le devoir, d' empêcher que i.es

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