‹ Le procès de la neutralité belge, réplique aux accusationsChapitre 20 sur 24 · RUSSE · texte numérisé non relu

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I/iiicxactitude de ses renseignements s'étend jusqu'à ses

fonctions : affecte'- roimne cycliste au 3'- escadron du 28*^ dra- ;4ons, il n'a jamais été à cheval dans le rang, ainsi qu'il le laisse entendre (§ 1-6-7 de sa déclaration).

// importe d'ajouter que sa disparition le 22 août est restée suspecte et a provoqua de la part de ses chefs les versions les plus fâcheuses pour lui.

On m'en voudrait d'ajouter un mot à cet exposé bourré de faits et de si sérieuse tenue.

lycs preuves « convaincantes » de M. Grasshoiï

ont été abondamment utilisées par l'Accusation :

^ elle y trouvait une justification inespérée pour son

g imputation que la Belgique aurait prématurément

uj ouvert ses frontières aux troupes françaises. Puis-

en

^ (;. qu'elle insiste, je vais apporter un fait qui la

b^ contraindra sans doute au silence.

k IvC plan de concentration de l'armée belge en cas

"; de mobilisation, c'est-à-dire le dispositif des empla-

"■ * céments à occuper par les différentes unités à la veille

d'un conflit, avait été établi en 1913, au moment de la réorganisation militaire. Or, comment, dans ce plan, les positions de concentration des forces belges avaient-elles été choisies ? Le rapport officiel du commandement de l'armée [L'Action de l'armée belge, du 31 juillet au 31 décembre 1914, Chapelot, Paris 1915), répond en termes formels (p. 2 et voir le croquis ci-contre).

« Les positions de concentration avaient été choisies en vue d'assurer la défense du territoire, tout en

se conformant strictement aux obligations qu'imposait à la Belgique sa neutralité, définie par les traités de 1839.

» En effet, (en dehors des 2® et 6® divisions et de la division de cavalerie, qui restaient à Anvers et Bruxelles), les i'^, 3e ^e et 5^ divisions remplissaient le rôle de divisions d'avant-garde et se trouvaient placées respectivement dans chacune des directions d'où un péril pouvait menacer la Belgique:

« la i^® division, ou division des Flandres, regardait l'Angleterre ;

« la 36 division, ou division de Iviége, regardait l'Allemagne ;

<^ les 4® et 5® divisions regardaient la France, la 4® devant faire face à une attaque sur Namur, la 5® à une attaque qui déboucherait de Maubeuge-Iville.

» Chacune de ces divisions d'avant-garde avait pour mission de fournir la première résistance et de donner par cette résistance même, le temps de transporter les cinq autres divisions dans la partie menacée du territoire.

» lye système défensif de la Belgique comportait, en outre, trois places fortes : Anvers, constituant un camp retranché et place de refuge, I^iége et Namur servant de places d'arrêt, de têtes de pont et de points 'd'appui : l'armée devait donc être répartie en troupes de forteresse et troupes de campagne ; survies quinze classes de milice appelées sous les armes, les sept dernières furent réservées au ser-

128 I.H PROCHS DK LA NhUTRAIJTh BhlXiV.

vice des forteresses, et les huit premières furent affectées à l'armée de campagne. »

Telles étaient les dispositions prescrites dès avant la guerre. On s'y conforma strictement au moment de la mobilisation et, le i^'' août au matin, les rassemblements s'opéraient comme il est indiqué sur le croquis.

Or, et c'est ici que vient se placer le fait décisif, après que le dimanche 2 août, à 7 heures du soir, le gouvernement belge eût reçu la note de l'Allemagne demandant le passage pour ses troupes, la concentration NE FUT PAS MODIFIÉE, c'est-à-dire que les ;i^ quatre divisions d'avant-garde conservèrent leurs

^ positions respectives, une face à l'Angleterre, deux

lu

û face à la France (deux, en raison de l'étendue de la

^Ç frontière de ce côté), une seule face a l'Allema-

:: "^ GNE. On lit, en effet, dans le rapport officiel :

« I^a Note allemande du 2 août n'eut, il faut |i'' le remarquer, pas d'influence immédiate sur la con-

centration de l'armée, qui demeura disposée sur le territoire suivant les exigences miUt aires imposées par la neutralité du pays ; ordre était donné aux postes placés à toutes les frontières, d'ouvrir

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