‹ Le procès des ministresChapitre 25 sur 151 · Né à Montbrison en 1787, mort en -18Ô · texte numérisé non relu

Né à Montbrison en 1787, mort en -18Ô

les élections, disait-il ; il donnera un coup de fouet à l'opinion. »

Le roi se trompait. H. de Peyronnet n'avait pas bénéficié de. la réaction qui s'était opérée peu à peu en faveur de M, de Villèle. Le souvenir des lois déplorables auxquelles il avait attaché son nom, par la violence qu'il mit à les défendre après les avoir présentées, demeurait vivant dans toutes les mémoires et maintenait son impopularité, qui devait fatalement accroître celle du cabinet dans lequel il entrait comme ministre de l'intérieur. Quand on vit M. de Polignac s'associer un tel collaborateur, il n'y eut plus de doute sur ses intentions. Il poursuivait la dissolution; il entendait épmser jusqu'au bout les conséquences de son système. Ce trait mit le comble à l'animosité des partis et détacha de la cause royale des hommes qui déploraient la faiblesse et l'aveuglement de Charles X, sans cesser d'espérer cependant qu'il se séparerait à temps du prince de Polignac. Mais telles n'étaient point les dispositions du roi, qui s'écriait : a Ce qui a toujours manqué, c'est Paudace de planter son drapeau; eh bieni le nom seul de M. de Peyronnet est un drapeau que j'élève. »

La nomination de M. de Chantelauze comme garde des sceaux, en remplacement de M. de Gourvoisier,

Page 1