‹ Le procès Girard-Cadière [microform]Chapitre 25 sur 29 · CHANSONS · texte numérisé non relu

CHANSONS

Girard, dans le siècle où nous sommes.

Venés écouter vieux p...

Père Girard.

Colas l'honneur du mont Carmel {chanson qu'on a laissé tomber dans la place des Prêcheurs à Aix, le 6 juillet (?) qu'on dit avoir été jetée par les Jésuites).

Quand pour chasser d'un si beau corps (Réponse faite par les « Cadières » à la précédente).

Non, non ce n'est qu'à Toulon.

Vous recevrez ma chère enfant. (A été imprimée. Voir page 107).

Divines filles d'Apollon (A propos de la lettre citée cidessus.)

Un dernier jour du Carnaval.

Oh! par ma foi, monsieur Chaudon.

Paire Nicolau laissés Cadière (chanson en provençal attribué à Grégoire, d Avignon).

Sias lou ben vengu mon brave Carme (attribuée au même auteur).

Veni d'apprendre per hazard.

Appren nous un peu Gregori (contre lui).

Toureloure- loure de Cadière.

Père Girard prédicateur.

Amour où sont tes rigueurs.

(108) Prêtre de Cavaillon, qui fut, étant déjà prêtre, enfermé dans une maison de correction de Marseille, par ordre de son père.

(109) Lettre de Marseille, 14 septembre 1731. Mss 23860, déjà cité. Nous indiquons plus loin unç liste complémentaire de , dignitaires 4u Régiment de Ig. C<3lQttç,

Girard, plein d'une ardeur infâme.

Le Père Nicolas vainqueur.

Le Royaume de France.

Girard considérant de l'aimable Cadière.

Chez les Jésuites à Toulon {reproduite dans les manuscrits du Journal de Barbier).

Reprend Vénus, reprend tes droits.

Cadière ce monstre nouveau. •

Admirons de l'arrest du -Sénat de Provence {Nouvelle variante des deux chansons citées page 108).

Girard n'a pas trouvé dans la fourbe Cadière.

Sabatier a dit au dépard (sic) (110).

Puisque tant d'honnêtes gens.

COMEDIE DE TARQUIN {Analysée, page 102).

Conclusions des gens du Roy, données lé 1 1 septembre 1731. — Vers.

CONTES: Lucifer dédommagé. — Vers. La Girardière (111). — Vers.

Le monde renversé. — Vers.

Le cas privilégié. — Vers.

Pour rendre droit ce qui fut tord. — Vers.

Se retrouve reproduit dans plusieurs recueils sous le titre de: La chose impossible devenue possible en 1731.

Dialogue de Minos et de Radhamanse. — Vers.

ELEGIES: Vérité de tout tems chérie parmi nous. Ire Edition. Vers. — 2me Edition. — Vers.

EPIGRAMMES: Canonisons Girard sans nul obstacle.

Ah, que je plains ton sort malheureuse Cadière {contre

Honoré, Grégoire, Mérignon et.Patau).

Je vous le dis en vérité.

Thémis de tes arrêts modère la. rigueur. . .

Les Jésuites effrontément.;.

Girard fameux jésuite et Paris appellent.

La guerre s'allumait souvent.

Jusqu'à quand verrons-nous d'indignes ' imposteurs.

(110) Après l'affaire Girard-Cadière, le Père Sabatier se retira à Lyon, dans le Grand Collège de la Trinité, appartenant aux Jésuites.

(lll)Suivant une note du Manuscrit 23859 de la Bibliothèque Nationale,, cette pièce serait «..d'une jeune avocat de beaucoup- d'esprit nommé De Genne. — Ne. pas confondre avec LA GIRARDIERE OU JEU DU QUIETISME, dont la règle est mentionnée p&ge lia,. ,

ii3

Tu nous berne, Chaudon, et raisonne pantoufle. Un officier qui n'a qu'un bras.

Enfans d'Ignace il est tems de nous rendre. Absoudre Barrabas, condamner Jésus-Christ {On y accuse les juges d'avoir, pour la plupart, une origine juive.) Pourquoi paraître si piqué {contre M. de Faucon). Cadière, quel est ton destin.

On tena donc punir Cadière sans ressource.

Pour noircir de Jésus la chaste compagnie.

Les ennerflis de Girardier.

A vous censeurs maudits, d'Argens, Gueidon, Ripert. Pour vos conclusions détestables, infâmes.

Thémis dans ce fatal procès (III bis).

Sur cette affaire embarassée (III bis).

Voyés, comme le monde est fait (III bis).

Etes-vous janséniste, êtes-vous moliniste (III bis). Hatés-vous de juger, parlement équitable. (III bis) . Depuis plus d'une année entière (III bis).

Trois mauvais prêtres sont l'appui.

Je veux, disait certain vaurien.

Tandis que l'Europe entière.

Ouy, cher maure s'il arrive {Réponse à la précédente). Les pères sont dans une estime.

Indigne Sénat de Provence.

La chaise accrut votre pouvoir.

Pour vous indignes magistrats.

L'esprit saint à qui rien n'échappe.

Un vieux cafard de gros cas antiché.

Pour avoir immolé le fils du Tout-Puissant.

Un échappé de la Guinée.

Père Girard, ce monstre infâme.

Le père Girard a grand peur.

C'en est fait, Girard est perdu Un Loyolliste embrassant sa dévote.

Sauterelles du noir abisme.

La grande affaire de Cadière.

Que des gens déclarés en faveur de Cadière.

Si dez longtems Victor, sous un masque pieux. C'est assez faire les mutins.

De la société disciples peu fidelles.

1 1 1 bis) Reproduits dans Recueil au sujet de Procès de la Cadière. (Voir page 84}v

iii4

Que diséè Paire Coustillaire.

Tout homme juge à sa guise (111 bis).

Que Paris à ses malades.

ÉPITAPHE: Piae sanctae que memorine.

Extase quietiste: Un matin qu'à l'écart.

FABLES: Du Corbeau, et de la Colombe.

De l'hirondelle et du moineau.

IMPRECATIONS : Girard l'unique objet de mon ressentiment.

D'Eguilles, Gueidon et Ripert Vils ' esclaves d'un Jésuite.

(au sujet des conclusions des gens du Roy, prises contre Mlle Cadière.j

On prétend que le Procureur général ne put voir ces vers avec modération, et indifférence. Il s'en est plaint et sur sa réquisition, on dit qu'il a- été. rendu Arrest portant défenses de les retenir, de les lire en public sous peine de punition corporelle. (Note accompagnant la copie du Mss 23859 de la Bibl. Nationale).

LETTRE (supposée et en vers) au marquis de Senas (par Cath. Cadière, datée de la prison d'Aix, le 17 septembre 1731).

LOGEMENT des gens du Roi.

ODES: Qu'ai-je vu? Quel affreux libelle (s«r un mémoire de M"= Chaudon).

Vous qui de l'équitable Astrée (apologique pour le Père Girard).

Quel est ce mortel téméraire (réponse à la précédente).

Une autre réponse commençant par : Toy qui donne l'essort à ton faible génie, se trouve dans le manuscrit 23859 "de la Bibl. Nat. foIio-7.

Dans le trouble où je suis que mon sort est à plaindre.

Quels nouveaux traits, Phoebus m'inspire.

Les Ignacides. Ode Ire. Ode 2m&.

Les Girardines. •

PARODIE: d'une scène d'Iphigénie. — Vers.

Oui, nous Chaudon, avocat en la cour. — Vers. PASQUINADE. — Vers.

PRIERES : Toi qui mieux que la faculté (pour Cath. Cadière au diacre Paris). — Vers.

(du père Girard) : Pulchra Lauerna. — Vers.

Dieu qui du haut de l'Empirée. — Vers.

(du- père Girard) : De la. Société, disciple peu fidèle. — Vers.

C'est sans doute un démon sous la forme d'un ange. — Vers.

ii5

PROPHETIES. — Quand poil crasseux, pieds nus et barbe cale. — Vers.

publiée comme : Centuries de Nosira-Damus, dans VAnti-factum (Voir page 86).

An mil sept cent trente un, ce qui soutient le c... Pour finir demeslé fatal (111 bis).

Quant pour orner son escu d'une crosse {pour L'abbé de Charleval).

RONDEAU: Oubliés-vous, et laissés faire {imprimé dans VAN- TI-FACTUM CRITI-COMIQUE.)

SONNETS: Grand Dieu de vos décrets quelle est la profondeur.

De mes crimes. Grand Dieu, quelle est la profondeur {sur les mêmes rimes que le précédent)

On dit qu'un tricornin, rance comme un vieux lard.

Les viles courtisans, dangereux politiques.

Je ne saurais, d'Argens, trouver assez de voix (112).

Partisans de Girard, protecteurs de Cadiëre.

Du jugement de Dieu connaît la profondeur {signé: Abbé de La Jardine.) STANCES: Sur le sieur Reybaud, promoteur de Toulon. Testament du sieur Navarre.

VERS MAROTIQUES : Que maligne est, Girard, ton accointance. Amy Chaudon tes écrits satyriques.

VERS : Diligens examinateurs des mœurs de vos confrères. (111 bis).

On nous chante soir et matin (111 bis).

De tes noirs attentats, de ta noire malice {en faveur du Père Girard).

C'est trop lontems, en paix, laisser l'iniquité {sur le Père Nicolas).

De la cour de Vénus, je viens en diligence.

Cardin (113) ta piété caustique.

Ministres du pouvoir suprême {contre le Parlement de Provence).

Brave Brancas dont l'illustre naissance.

La table, reproduite ci-dessus, s'arrête à la page 393 du manuscrit, qui a été continué par une autre personne, vivant également à la même époque, qui y a ajouté.

(112) Sur ce que le Procureur général avait fait mettre un cadenas à la porte et une grille à la fenêtre de la cellule de Catherine Cadière.

(113) Nom de Lebret.

VERS: (contre le chevalier de Prillis (114); Limousin, poète;

Hugues, négociant, et l'abbé des Henriques, grands

partisans de Cath. Cadièré).

Grand chevalier de nom Prillis, ta bonne amie. ODE: {sur le père Girard) Ennemi déclaré du vice. CHANSON: {sur la mort du père Girard) Le Père Girard a

single.

CONTE: Le Chat Huant, et enfin la règle de :

LA GIRARDERE ou Jeu du Quiétisme, renouvelé de celui de l'Oie, mais dont les gages, les plus innocents, étaient des baisers.

Non moins important est le manuscrit intitulé:

Vers faits pendant le procès de la Cadière.

conservé à la Bibliothèque Nationale, sous le n° 23859 (Fonds français), formant le premier volume du RECUEIL, que nous avons déjà signalé. (115).

Si, dans ce volume, on peut regretter l'absence d'un certain nombre de pièces figurant dans le Recueil de Toulon, il faut se féliciter d'y en rencontrer de nombreuses, qui en font un heureux complément, et dont voici la liste:

ACROSTICHE: Impie directeur, orgueilleux Jésuite.

ANAGRAMME pour le père Girard et Cath. Cadière.

AMBIGU GIRARDIQUE... contre l'auteur du Nouveau Tarquin.

APOLOGIE ironique du très révérend père Girard.

ARREST {en vers) du Conseil souverain de Momus, qui reforme celui du Parlement d'Aix, touchant l'affaire du père Girard. {Une copie se trouve à la Bibliothèque de Nantes sous le n° 272 des Mss)

ARREST DU REGIMENT DE LA CALOTTE confirmant celuy qui a été rendu par le Parlement d'Aix, en faveur du père Girard.

BREVET DE LA CALOTTE pour Ventre père {Procureur) et son fils.

Motet... Ame damnée des Jésuites.

Vignes (Jean -François).

Mlle Marie, femme de M. de Cavaillon, partisante de Girard.

(114) Gentilhomme d'Avignon, chez lequel les partisans de Catherine Cadière se réunissaient et qui prônait partout le zèle de M. de Sénas pour sa protégée.

(115) Page 52 et suivantes.

Reboul, avocat au Parlement d'Aix.

Mlle Thérèse Bertot, sceur d'un Procureur.

Le père Thomas, capucin d'Aix.

Masse, Procureur, sa femme et l'abbé, son frère, avocat

plaidant.

de Charleval... d-Ansouis...

de décrotteur pour le sieur Patot, secrétaire de M. d'Argens.

Le sieur Patot ayant pris trop vivement la défense du père Girard, fut houspillé une première fois, et reçut, la seconde, une volée de coups de bâton, après quoi, il lui fut ■décerné le brevet ci-dessus. Quelques jours après, un décrotteur l'aborde pour lui cirer ses souliers, et quand il fut question de paiement, le décrotteur le refusa, en lui disant: « Eh! vous vous moquez. Monsieur, de décrotteur à décrotteur, il n'y a que la main. » (116)

CANTIQUES sur le désert de la Foy...

Ces cantiques, dit une note marginale, qui respirent le Quiétisme, ont été trouvés parmi les papiers de la Battarelle, l'une des pénitentes et stigmatisées du père Girard, écrits de la propre main de cette fille.

CHANSONS : Rions comme des perdus... de l'onguent pour la brûlure.

Or écoutes avec horreur.

Je suis de vos amis, mes pères.

Or, écoutes petits et grands... Le putassier ravissement. Or, écoutes petits et grands... Quel est l'arrêt des plus criants. Les Jésuites sans contredit.

Ces messieurs les Jésuites.

L'affaire est trop publique.

Sans embarras.

Un directeur trop bien faisant.

Les Jésuites, nos bons amis.

Père Girard n'est plus Jésuite.

Un vieux Jésuite confessait.

L'Eglise infaillible. • Thomas dit à Nicolas.

Cithère était le seul pays.

Escobar, Sanchez, tambourin.

Près de l'innocente Cadière. <

Du Moliniste Vaurical.

(116) Lettre de Marseille, 20 septembre 1731, Mss 23860, déjà

cité.

ii8

Mon cher Girard, pauvre jésuite.

Taisez-vous malheureuse... avec musique notée.

Sans crainte qu'on me menace.

Compliment que le geôlier de la prison d'Aix a fait au père Nicolas à son arrivée.

Désespoir du père Girard.

... Elégie en lamentations.

Dialogue entre le père Girard et Mlle Cadière...: ]e deviens ton amant.

Entretien de Mlle Cadière avec son directeur, le jour de l'arrivée de ses juges...: C'est ton amant que tu livres aujourd'huy.

EPIGRAMMES: Le démon était peu content.

Incomparable Parlement.

Un Jésuite brûlant d'une impudique flamme.

J'admire cet Arrest, tout y tient du prodige.

Père Girard est hors d'affaire.

O tems! o mœurs! il n'est plus de franchise.

Infâmes artisans de l'Arrest monstrueux.

Hérault blâme le jugement.

Pourquoi dire dans nos écoles.

Girard est mal dans ses affaires.

Quand le Pape dans sa joie.

Les ennemis de Vendrok hérétique.

Grand Dieu qui pour régner en paix.

...Conversion d'un Incrédule... Je crois tout, ma foy n'a plus d'obstacle.

Epitaphe du père Girard.

FABLE: Le mouton, l'agnelle et les chats.

La Cadière condamnée.

Lettre anecdote du R. P. Tartuffe au R. P. Caffard, supérieur des

Missions Apostoliques.

Logement de Mrs de la Grande Chambre du Parlement d'Aix. Motifs de l'Arrest du 10 octobre 1731... Pourquoi juger que Gérard soit coupable.

ODE... sur le père Girard... Quel est ce mortel plein d'audace. Placet ou requeste de la brigade de Momus.

Plainte de la Religion sur le bruit que l'affaire dii père Girard

et de la sœur Cadière a fait par le monde.

La Religion se plaint à Dieu... du langage qu'on lui fait tenir

dans les vers précédents.

POEME: Que par sentence de commande.

QUATRAINS : Excusez le pauvre père Girard.

Oui, Pilate à mes yeux moins exécrable.

Que les Jésuites soient contents. . :

ij9,

Réplique à l'abbé de Boisrenard... auteur du « Résultat en faveur du père Girard ».

SARCELADE... Une copie de cette pièce figure également dans

un RECUEIL de pièces satiriques sur les Jésuites conservé

à la Bibliothèque de la Chambre des Députés (N" 1422)...

mais sous le titre du : PAYSAN DE SARCELLE.

SONNETS: De l'amour de son Dieu faire un affreux problème.

Girard est accusé d'un inceste odieux.

Simples fornicateurs, enfants de la nature.

D'un insolent Arrest, infâmes précurseurs {contre les conc'usions des deux Procureurs.)

Du glaive de Thémis cruel dépositaire {contre le Parlement d'Aix.) ■

Vous, qui du cœur humain sondez la profondeur.

L'univers étonné, sensible à tes disgrâces {adressé à la Cadière.)

Cher auteur du sonnet {précédeni) les charmes de ta lyre.

Disciples ingénieux du docteur Molinos.

De crimes capitaux en vain pour la Cadière.

Que ton crime est flatteur! Pour devenir fameux.

Mon nom seul me suffît pour devenir fameux {Réponse au précédent avec les mêmes rimes.) STANCES : Objet d'un amour très coupable.

Vos deux récusés jugeront... {sur MM. de Mons et de Parade). VERS: ...par un MarseillaJs... Rassurez-vous, enfants d'Ignace.

Girard contre le peuple d'A.ix.

Très révérends pères Jésuites.

C'est en vain que Thémis en ta faveur préside... supposés adressés à Mlle Cadière par M^ Chaudon.

Paris et Girard.

Le Bret, ton jugement imite les Dieux {contre lui).

Dieu d'Israël soit mon refuge..'. Ces vers sur l'affaire La Cadière sont attribués à un jeune homme de Marseille: le sieur ARTAUD.

Cadiero siou pas estounat.

Il existe à la Bibliothèque du Palais des Arts, à Lyon, un autre :

Recueil de poésies faites à l'occasion de tout ce qui s'est passé à Toulon dans l'affaire du père Girard, jésuite avec Mlle Cadière (117).

qui est beaucoup moins complet, que les deux précédents, cependant

(117) Cote: M 54.

nous y avons rencontré, ne figurant pas dans ces derniers, les pièces suivantes :

Enfin Girard a le dessus... Epigramme.

Prière au tombeau de Paris... O bienheureux Paris quand la

Cour déclarée.

Ensorceler sa pénitente... Quatrain.

On comprendra facilement qu'il nous a été impossible de vérifier tous les « RECUEILS » épars dans les bibliothèques publiques de France (118), dans lesquels nous aurions probablement rencontrer certaines satires dont la vogue n'a pas dépassé les localités oîi elles furent conçues, cependant nous croyons devoir signaler, comme ne figurant pas dans les précédents :

Te Deum du père Girard, jésuite. (119)

Gémissements de la demoiselle Cadières (sic), de Toulon,

Sonnet (120).

Plainte de la demoiselle Cadière. Poème (121). Le Monde renversé. (122)

On pourrait, sans doute, également allonger encore cette nomenclature en dépouillant le « Chansonnier de Maurepas » (44 volumes) et celui dit de « Clairambault, » (58 volumes), tous deux conservés à la Bibliothèque Nationale (123).

D'un manuscrit du temps, ayant pour titre: GIRARDINA (600 pages), l'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux... (N° du 30 novembre 1895, col. 567), cite ces vers inédits sur la Cadière, parlant à Dieu:

Grand Dieu, de vos décrets quelle est la profondeur!

Je me trouve à la fois innocente et coupable : ;

De crimes, de vertus, mélange inconcevable!

Je ne dois pas rougir, et je me fais horreur,

Croïant marcher vers vous, j'ay suivy l'imposteur:

Sous l'appas dangereux d'uh zèle charitable,

Le fourbe a profané votre loy redoutable;

Ma jeunesse a cédé, séduite par l'erreur.

(118) Mentionnés page 108.

(119) Folio 224 du manuscrit tC 3128 de la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris.

(120) Folio 16 du manuscrit n" 1733 de la Bibliothèque Ste-Geneviève à Paris.

(121) Pièce 18 du manuscrit n*" 827 de la Bibliothèque Méjanes (Aix) et Manuscrit 205 de celle d'Arles.

(122) N" 1518, Bib. Amis du Vîeux-Toulon.

(123) Manuscrits français n"' 12616 à 12659 et 12686 à 12743.

Vos mistères sacrés, votre divin langage,

Le ministère saint de ce faux personnage,

Tout a servi de piège à ma crédulité;

Seigneur, si le Démon prend votre ressemblance,

(Pardonnez ce transport à ma fragilité)

Oîi pouvoir désormais découvrir l'innocence?

Le père Girard a grand peur,

Il est chez Guîllot le songeur:

Le buscher l'allarme sans cesse;

Si l'horreur de son crime, le presse,

Il craint, ce qu'il a mérité.

Pour le tirer de cette affaire.

Il offre, à ce qu'on m'a dit, d'épouser la Cadière :

La puissante Société,

Dans une entière confiance,

Assure que Sa Sainteté Ne refusera pas d'accorder la dispense.

Nous mêmes nous avons pu relever dans le manuscrit n° 1422, de la bibliothèque de la Chambre des Députés, ceux-ci, également inédits:

Très Révérends Pères Jésuites.

Dont l'on chante par tout les vertus, les mérites

Un de vos anciens autrefois fut pendu

Pour avoir trop de vertus.

Père Girard pour avoir le cœur tendre

On le brûle aujourd'hui pour avoir de la cendre.

Un de pendu, un de brûlé.

Lequel d'entre vous tous doit donc être broyé.

Sans manquer au respect que l'on doit à l'Eglise Ce doit être à la Grève où l'on vous canonise; On devrait souhaiter, élevant vos vertus.

Que dans une forêt vous fussiez tous pendus.

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