HISTOIRE GÉNÉRALE ET ANECDOTIQUE
Histoire du Procez entre demoiselle Cadière et P. Cadière, Jacobin; Mre Cadière, Prêtre; P. Nicolas, Prieur des Carmes Déchaussez de Toulon, d'une part; et le P. Girard, Jésuite, Recteur du Séminaire Royal de Toulon, de l'autre.
A — S. 1. n. d. — In-folio, 19 pages.
G — S. 1. n. d. — In-4°.
B — S. 1. n. d. — In- 12, 40 pages.
B. A. — S. 1. n. d. — In-12, 36 pages. (60)
B. B. — S. 1. n. d. — In-12, 48 pages.
Cet opuscule, publié au cours du procès par un ex-jésuite, originaire de Lambesc (61) contient l'appréciation suivante de cette affaire :
« Si on envisage ce procès de près, l'on verra que les Acteurs sont des personnages assez communs. Un Jésuite mystique et dès lors crédule; une Fille extravagante et folle à enfermer; un mauvais Prêtre; un Moine fourbe et voluptueux; un Jacobin qui s'y prend en sot pour perdre un Jésuite; tous ces gens-là. dans un pays plus septentrional auraient joué des rôles assez passables; mais le climat de Toulon est fort exposé au Soleil; et il faut se souvenir que l'histoire fut concertée dans les chaleurs de la canicule. » (62)
(60) C'est la pièce n° I des cinq volumes du « Recueil », contrefaçon en cinq volumes in-12.
(61) D'après ce que dit M** Chaud on dans sa « Réponse au Mémoire instructif du Pèr.e Girard ». In-fol. T. 1, p. V.
(62) Les lettres sont en majuscules dans la brochure.
Recueil de diverses pièces nouvelles en Prose et en Vers pour et contre la Cadière.
A — Paris, chez Le Moine, rue de l'Enfer, à l'Enseigne de la Direction, 1731. — In-8°.
B — Même indication d'imprimerie. 1731. — In- 12, 21 pages.
Ce recueil publié, en faveur du Père Girard, pendant le cours du procès comprend :
LETTRE DE Mr DE "«^ à M. le Chevalier de ""'' à Paris, au sujet du fameux procès pendant au Parlerrient d'Aix {dont nous avons déjà donné quelques extraits).
LETTRE DE LA SUPERIEURE DES URSULINES DE TOULON à une de ses Nièces à Marseille... datée du 1er avril 1731 {renferme de curieux détails sur le séjour de Catherine Cadière au Couvent des Ursulines à Toulon).
ODE et deux SONNETS, l'un pour « La Cadière », l'autre pour le P. Girard, tous deux sur les mêmes rimes.
Suivant une note contemporaine, se trouvant sur l'exemplaire de la bibliothèque municipale de Marseille (n" 213), ce recueil était vendu dans la Sacristie des Jésuites d'Aix; il fut supprimé au moment du jugement.
Histoire du procès de la demoiselle Cadière et du Père Girard.
La Haye, 1731 — 8 volumes in- 12.
Comme nous n'avons trouvé cet ouvrage signalé que sous le n" 565 du catalogue de la vente du Comte Abrial — 1841 — nous pensons que ce n'est qu'une indication erronée du ce Recueil » en 8 volumes in- 12, de la même date .(Voir page 74).
The memoirs of miss Cadière and father Girard. London, 1731. In-8°.
Démonstration !? (63)
Suivant une lettre de Marseille du 7 août 1731, on avait la veille
(63) Manuscrit 23.860, déjà cité.
« distribué sous le manteau », un ouvrage dont les échevins avaient refusés de permettre l'impression ». C'est, dit cette lettre, une histoire de l'affaire en question écrite dans un style fort léger. II paraît que l'auteur connaît les poètes latins et français; qu'il a beaucoup de feu et encore plus d'insolence, il fait un roman assez galant où le Carme est grossièrement maltraité et le père Girard faiblement justifié.
« Il appelle et intitule « Démonstration » un certain petit tissus de concepti où son esprit brille aux dépens de son jugement, et ce roman est clos par un lambeau de panégyrique qui fait baisser les yeux à force d'être effronté.
« On donne cet ouvrage à l'abbé « Pagy », coadjuteur d'un vieux chanoine de Cavaillon. Il est jésuite et neveu du fameux père Pagy, le chronologiste. Je crois que ce panégyrique est de la façon du père Rousselot, jésuite qui a prêché à Marseille un Carême avec assez d'applaudissements. »
Histoire du P.J. B. Girard et de Mlle Marie Catherine Cadière, divisée en 32 planches, contenant les faits principaux mentionnés au procès suivant les factums. S. 1. n. d. (vers 1731).
Suite très curieuse et fort rare de 32 planches in-4", à .l'eau-forte dont quelques-unes libres.
On trouve quelquefois cette suite intercallée dans les « Recueils » in fol. ou in-4°.
Nous avons retrouvé ces gravures, sans avoir pu conclure, si nous nous trouvions en présence du tirage original ou d'une réimpression, dans un ouvrage paru en Hollande, sous le titre de :
HISTORISCHE PRINT en Dicht Tafereelen, van Jon Baptist GIRARD, en Juffron Maria Catharina CADIERE.
S. 1. 1731. — Grand in-S".
Ces gravures sont accompagnées soit d'un :
Texte explicatif, en hollandais. — Petit in-4°, 24 pages.
Soit d'un:
Poème hollandais — Grand in-8°.
Titre en deux couleurs (rouge et noir), 24 pages d'introduction, plus 32 ff. imprimés seulement au recto, face à chaque gravure.
Lettres écrites d'Aix pendant le procès du,. P. Girard et de la Cadière, contenant plusieurs anecdotes curieuses que le public n'est pas encore instruit (20 juillet 1731-30 mai 1732).
S. 1. n. d. — In-4°, 72 pages.
Le Jésuite Girard et sa pénitente, Catherine Cadière. S. I. 1732 — In-8°.
La Sainte d'Ollioules ou Eclaircissement sur le rapport mystérieux entre le P. Girard et la demoiselle Cadière.
S. 1. 1732 — In-8°.
The case of miss Cadière against the father Girard in a memoir presented to the parlement of Aix.
London, 1732 — In-8°.
Factum oder Vertheidigungs - Schrift Marien Catharinen Cadière wider den Jesuiten Pater J. B. Girard worin dieser Monch angeklagt wird, dass er sie unter der Quietisterey zur unzucht verfiihret, etc.. Aus dem Franzosischen.
Colin 1732 — In-8°, figure.
Gesprâche in Reiche der Lebendigen zwischen dem Pater J. B. Girard und der Mademoiselle Cath. Cadière, worin der verlauf vost den sonderbaren Sachen, was zwischen ihnen zu Toulon vorgefallen, ent decket ist, Aus dem Franzosischen.
Côlln 1732.
Fernerer Verlauff in Sachen der Demoiselle Catharine Cadière wider den Pater Jesuiten J. B. Girard. Aus dem Franzosischen.
Colin 1732 — figure.
Erstaunenswûrdige Historié des P. J. B. Girard, welcher unter dem Schein der Heiligkeit die Jungfer Cadière zur entsetzlichsten Zauberey Blutschande etc., Abtheilung der Leibesfrucht uberfiihret worden. Aus den Acten.
Colin 1732 — In-8°.
End-Urtheil in Sachen C. Cadiere wider den Jesuiten J. B. Girard. Die von dem Jesuiten verfiihrte Cadière.
S. 1. 1732 — In-8^
The case of jésuit father Girard and miss Cadière. London. 1732 — 4 vol. in- 12 avec figures.
Nous n'avons jamais rencontré cet ouvrage, signalé dans la « Bibliothèque des ouvrages relatifs à V Amour, aux Femmes, etc... du Comte d'I""" (64). C'est probablement une traduction du Recueil général des pièces concernant le Procès...
Mémoires de M. le Marquis d'Argens avec quelques Lettres sur divers sujets.
A — Londres, aux dépens de la Compagnie, 1735. — In-18. B — Nouvelle édition, augmentée d'une notice sur la vie et
(64) Turin et Londres — 1871-73 — 6 volumes in-12... Mentionné également dans la Bibliothèque des Ecrivains de la Compagnie de Jé- §us, de Backer.
les ouvrages de l'auteur (par Peuchet), et suivie de Lettres du même auteur sur différents sujets. *
Paris, Buisson, 1807 — In-8° de 426 p.
Si parmi les « Mémoires », publiés au xviii" siècle, dans lesquels il est fait mention du « Procès Cadière-Girard », nous mentionnons plus spécialement ceux du marquis d'Argens, ce n'est pas seulement parce qu'ils renferment des détails non reproduits ailleurs et qu'ils reflètent l'opinion de son père, procureur général au Parlement de Provence, qui fut commissaire enquêteur délégué à Toulon pour instruire cette affaire, mais aussi, parce que l'on- a attribué au marquis d'Argens, la paternité de « Thérèse Philosophe »... (Voir cet ouvrage au chapitre « Romans »).
Der Jesuit Girard und seine Heilige (Girard et sa Sainte. Contribution religieuse du siècle précédent), par A. Kurtzel (publié dans le Raumers histor. Taschenbuch. Neue Folge IV. pages 413-485).
Leipzig, 1843 — In-8''.
Détails historiques sur le P. Girard, Jésuite, et Mademoiselle Cadière de Toulon.
A — Se vend à Paris, chez M. L. Deshayes, et, à Avignon, chez M. Clément, Mme Canonge, M. Godefroi, 1844 (Nîmes, typ. Ballivet et Fabre). In- 12 de 23 pages.
B — Paris, L. Deshayes, 1845 — In- 12.
Compilation sans intérêt, publiée pour servir de prologue à l'opussuivant, sorti des mêmes presses, et, dont chaque exemplaire porte la signature autographe de l'auteur « Marne ».
DETAILS ' HISTORIQUES SUR LA RELIGIEUSE, qui a été trouvée enchaînée, depuis plusieurs années, dans la prison du couvent des religieuses de l'hôpital d'Avignon (1844).
La Sorcière, par Michelet.
La première édition de cet ouvrage, mis à l'index par décret du 26 janvier 1863, parut, chez Dentu, dans le courant de l'année 1862,
en format in- 12. Il fut très souvent réimprimé depuis, notamment dans la « Bibliothèque Contemporaine à 3,50 » éditée par Calman-Lévy, et dans la « Collection in- 18 à 3,50 » de Flammarion.
La première édition .publiée en France, en 1862, y a, dit-on, été saisie (Otto Lorenz, t. VI,i p. 270). Toutefois nous croyons que l'intervention de l'autorité s'est bornée à un simple avis de ne pas tirer une seconde édition à Paris, ce dont, on a tenu peu de compte, puisque nous avons vu un exemplaire de la troisième édition publiée à Paris et datée de 1862, tandis qu'une contrefaçon belge, in- 12, avec mention « deuxième édition, revue et augmentée, Bruxelles et Liepzig », porte celle de 1863?
Une très belle édition, avec préface de A. Van Bever, est parue à Paris, chez Chevrel, en 1911. In-8" avec 15 planches hors texte.
Les débauches d^un confesseur. Roman historique anticlérical, par Jean Pauper.
Fascicule supplémentaire de. la
Bibliothèque Anti-Cléricale. Paris (sans indication d'imprimerie), 1880. — In- 12 de 76 pages, 1 gravure.
La « Bibliothèque Anti-Cléricale », fondée en mars 1879 par Léo Taxil, faisait paraître un fascicule « dit régulier » à la fin de chaque trimestre, plus des fascicules supplémentaires pour lesquels des collaborateurs étaient acceptés, les réguliers étant exclusivement écrits par Léo Taxil. 11 est paru, croyons-nous, une quinzaine de fascicules en tout (1879 à 1881).
Le Procès de la Cadière et l'opinion publique en Provence, d'après une lettre inédite de Mgr de Surian, évêque de. Vence... Octobre 1731.
Publié par Georges Doublet dans la Revue historique de Provence, 1901, page 133.
U Aventure du Père Girard.
Nouvelle historique dont le commencement fut publié dans le n" 808 des Coulisses — journal hebdomadaire toulonnais — (22-29 novembre 1913), mais qui ne put être continuée, l'auteur M. Oursou (alias Georges Varoy), étant mort quelque temps après, des suites d'une opération chirurgicale.
Le Procès devant le Parlement d'Aix du Père Girard, jésuite, et de Catherine Cadière, en 1731, ou Un Episode provençal de la lutte entre les Jésuites et les Jansénistes au dix-huitième siècle.
Thèse soutenue, en 1918, devant la Faculté des Lettres d'Aix, par M. Armand Chambon. — non imprimée.
Anecdotes, chansons, comédies, poésies diverses ^ lettres, relations, relatives au Procès du Père Girard et de la demoiselle Cadière. 1730-1731.
Sous ce titre modeste figurent dans le Catalogue des Manuscrits... (fonds français n" 23.859, 60 et 61) de la Bibliothèque Nationale, 3 volumes, in folio, reliés en velin vert, qui constituent le Recueil le plus complet de pièces extra-judiciaires sur le procès Girard-Cadière que nous ayons rencontré.
Il a, sans aucun doute, été formé par un haut personnage de la cours de Louis XV, peut être même pour l'amusement du roi, fort friand de ce genre de nouvelles, et pour qui, le Lieutenant de Police n'hésitait pas à faire rédiger, journellement, par ses inspecteurs, une chronique scandaleuse. Les trois volumes en question contiennent, en effet, nombre d'anecdotes affriolantes très aptes à amuser le monarque.
Quelques lettres : « sailles », subsistant encore au verso d'une pièce (65), il semble que l'on peut conclure qu'il fut formé à Versailles avec les éléments fournis par un correspondant... haut placé dans la société provençale, ayant ses entrées partout, même au Parlement d'Aix, probablement un magistrat, qui se déplaçait fréquemment d'Aix à Toulon par Marseille, et qui, sur son chemin, glanait tous les racontars, qu'il enregistrait fidèlement sans les atténuer, ni gazer, ne déguisant pas sous des initiales les noms des héros ou des victimes.
C'était, en tout cas, un assez singulier personnage, qui commence par déclarer, à son protecteur, qu'il n'a pas « de plus grande ambition que de vous êtes bon à quelque chose et de reconnaître les obligations que je vous ai », mais qui, cependant, est assez prudent pour penser qu'il ne trouverra « pas mauvais que je me sois servi d'une main étrangère pour écrire cette lettre (66) que je ne signerai pas pour les mêmes ». Cet anonymat, il le conserve précieusement au cours de cette correspondance qui dura du 23 mars 1731 au 15 mai 1733, ne laissant percer un peu de sa personnalité qu'au sujet de l'estampe du
(65) Manuscrit n° 23.859, folio 105 bis.
(66) Lettre de Marseille^ 22 mars 1731, Manuscrit 23860.
Nouveau Tarquin (67), « actuellement sur mon bureau, mais que je ne puis vous envoyer parce qu'on m'a donné pour tâche de découvrir si effectivement c'est un leurre- ou non » (68), mais il dévoile, du moins, la souplesse de son échine lorsqu'il avoue : « J'ai fait ma cour à la bonne année, et on m'a rendu visite; il n'y a point de jésuite qui n'aye de ma part une grande révérence à c... ouvert « (sic) (69).
Les pièces réparties en ces trois volumes sont de plusieurs écritures, cependant aux marques des plis que le temps n'a pu effacer, il est facile d'y reconnaître les originaux expédiés de Provence à Versailles.
Chaque volume porte un titre, écrit à l'encre noire, sur le velin même du dos. Nous les indiquerons donc ci-dessous, en analysant chacun de ces volumes :
1° Manuscrit n" 23859...
Vers faits pendant le procès de la Cadière.
Nous réservons la nomenclature des pièces formant ce volume pour le chapitre consacré aux CHANSONS ET POESIES DIVERSES.
2° Manuscrit n" 23860...
Anecdotes sur le Procès de la Cadière.
Sous forme de lettres, écrites de Marseille, Toulon ou Aix, du 23 mars 1731 au 10 mai 1733, c'est, non seulement, l'historique anecdotique de toutes les phases de la procédure de cette affaire, émaillée d'historiettes où magistrats, ecclésiastiques, bourgeois, juges et accusés ne sont nullement ménagés, mais encore un aperçu, très curieux et vécu, de la vie provençale pendant cette période enfiévrée, car maintes anecdotes, et non des moins piquantes, ne se rattachent que de loin au sujet principal.
Nous y avons fait de nombreux emprunts, qui ne donneront qu'une bien faible idée de l'intérêt que présente cette correspondance, dont le style, par trop réaliste, ne permets pas une publication inextenso. Parmi ces lettres se trouvent quelques copies de pièces, déjà rencontrées dans d'autres recueils, à l'exemption toutefois de :
SENTIMENS DE Mlle CADIERE depuis les conclusions de Roy (Septembre 1731).
LETTRE ECRITE PAR M. LE NORMANT ,avocat au Parlement de Paris, à M'= Chaudon, avocat de la DUe Cadière. — 30 octobre 1731.
Au sujet d'un libelle contre M. Chaudon, publié par les Jésuites.
(67) Voir page 105.
(68) Lettre de Marseille, 10 novembre 1731, Manuscrit 23860.
(69) Lettre de Marseille, 10 janvier 1732, Manuscrit 23860.