V. — Dépositions de témoins
Appendice.
Arrêté à Paris, le 21 floréal an II (i), conduit à la prison des Anglaises rue de Loursine, sauvé de la guillotine au 9 thermidor, mis hors du secret au bout de cent jours, enfermé dans différentes prisons de Paris, puis transféré du Luxembourg à la tour de Ham à la fin de nivôse an II, « par un froid de dixh-uit degrés au-dessous de glace «, Paclie avait été écroué à Cdiartres (2) dans la maison de détention des ci-devant Carmélites.
Sous quelle inculpation > La loi est muette sur ce point. La lecture du dossier fait comprendre qu'on le recherchait
(1) Aulard, Salut public, X\U, 412.
(2) « Ville dont Bourdon (de rOise) croyait pouvoir diriger les esprits, où il me supposait de nombreux et ardents ennemis par suite des événements révolutionnaires de 1789 et 179.3 ». (J. N. Pache, Sur tine affaire pendante à la 3° section du Tribunal de la Seine. Second mémoire. — L. Pierquin, Mémoires sur Pache, p. 66, Charleville, 1900. Bibl. nat., Ln", 46997). Des mesures particulières de sûreté furent prises contre les détenus. On leur interdit de communiquer avec leurs femmes ou parents ; quelques douceurs en vin et comestibles furent cependant permises par le Comité de sûreté générale. (Lettre à l'accusateur public en date du 18 messidor. Arch. nat., af* 11, 3oi.