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DES SOURDINES

Dans quehpies occasions, on atténue la force des sons au moyen de corps étrangers ajipelés Sourdines, lesquels ont la propriété d’affaiblir et de voiler le son. Pour les instruments à cordes de l’orcbestre, ce sont de petits ajiparcils de bois que l’on enchâsse sur le chevalet. Dans le piano. Tune des pédales lait mouvoir une réglette recouverte de peau, laquelle s’applique contre une des extrémités de la corde; ou

(1) Ce paragraphe est extrait d’une lettre confidentielle de feu Morel, inspecteur des études à.l’Ecole Polytechnique, auteur de plusieurs ouvrages estimables sur la Musique. Le même article se trouve inséré dans notre Méthode de Cor, publiée en 1824.

bien, cette pédale fait glisser le clavier de gauche à droite, de façon à ce que chaque marteau ne frappe plus qu’une seule des trois cordes appartenant à la même note.

Les cors et trompettes, avant les progrès faits dans l’exécution, avaient leurs sourdines, (jue l’on introduisait dans le pavillon de l’instrument : e’étaient des boîtes de carton en forme de cônes troncjués au sommet, et percés à la base. Des tampons de coton sc plaçaient pareillement dans la clarinette et le hautbois. Mais ces interpositions de corps étrangers ayant le double inconvénient d’altérer le timbre et le diapason de l’instrument, on a dû y renoncer.

Un voile noir étendu sur la peau du tambour fait rofücc de sourdine.

Les timbaliers se servent pour le même objet de baguettes dont le champignon est garni de peau, de liège ou d’éponge.

Tous ces moyens enfin, qui gênent et contrarient le son, lui donnent une teinte sombre, mystérieuse, lugubre même, propre à certaines situations théâtrales ; ou bien, dans la musique instrumentale, pour un efl'et particulier, mais qui n’est propre alors qu’aux instruments à cordes, les autres ne pouvant y coopérer que par un grand adoucissement de leurs sons.

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