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Cordes a vide
DE l.’ALTO.
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On voit, par le diapason respectif des clefs, que le la, premier son à vide de Valto, est à l’unisson du la donné par la deuxième corde du violon.
A l’orchestre, la partie d’alto est écrite sur la clef d’u< troisième ligne seulement.
Dans le solo, où les sons aigus prennent une certaine extension , la clef de sol, en se joignant à la précédente, fait éviter la multiplicité des lignes postiches.
Plus faihle de son que le violon, le timbre de l’alto est sombre et mélancolique. Les sons des troisième et quatrième cordes ont môme quelque chose de grave et de sévère, qui rend l’instrument propre à doubler les cors dans les rentrées ou conduits mélodiques écrits pour ces derniers. C’était môme une précaution que prenaient les compositeurs du siècle dernier, à cause de la rareté des cors, surtout dans les théâtres de la province.
Valto fait la basse des violons, quand le violoncelle se repose; ou bien, en concertant avec celui-ci, il complète le quatuor; ou bien encore, il marche avec la basse, soit à l’unisson, soit à l’octave supérieure. C’est ce que veulent dire les mots col hasso (avec la basse), que l’on rencontre si souvent dans les anciennes partitions ; au temps où l’on considérait la partie d'alto comme de pur remplissage. Les modernes, à commencer par Hydn, ont su lui faire sa part d’importance.
L’étendue de Vallo, en partant de son ut à vide, ou quatrième corde, est communément de deux octaves et une quinte. Dans le solo, elle est de trois octaves et plus.
Dans la première messe de Requiem, de M. Chérubini, les violons sont remplacés par des altos, mais seulement dans trois morceaux, qui sont V Introït, le Graduel et le Pie Jesu. C’est l’emploi fait à propos d’un timbre convenable, par la teinte sombre et douce en môme temps qu’il répand sur ces morceaux.
Dans son opéra d'Uthal, M. Méhul avait aussi fait prendre des altos aux violonistes de l’orchestre, et pendant toute la durée de la pièce. On trouva qu’il y avait abus de cet effet ainsi prolongé.
Il n’y a point de violons non plus, mais des altos seulement dans un De profundis de Gluck.