DE QUELQUES INSTRUMENTS USITÉS DANS LES MUSIQUES MILITAIRES
Les effets bruyants sont à leur place dans la musique militaire, beaucoup plus qu’au théâtre et dans les concerts: ici, l’exécution a lieu dans les limites d’un local resserré, fermé de toutes parts; là, elle a lieu en plein vent, comme on dit, et l’espace, ainsi ijue les distances ont bientôt absorbé une partie de son bruit. Il était donc à propos d’introduire dans chaque musique de régiment un ou deux de ces instruments aigus et perçants qui, réunis à ceux de diapason ordinaire, en double l’effet.
Les modes principaux le plus en usage autrefois pour les marches et les pas redoublés, et généralement j)our toute musique militaire, étaient ceux de fa et d'iit majeur, ainsi que leurs relatifs ; et, comme la partkchantante était naturellement dévolue aux premières clarinettes, on avait, pour les doubler, une petite clarinette en fa à la epiinte supérieure de la clarinette en lit.
On se servait aussi d’un octavin au diapason général, c’est-à-dire à la tierce mineure supérieure de la petite llùle de l’orchestre.
N. B. On ne devait aucunement songer à l’enq)loi des grandes flûtes pour les musiques militaires.
Voici l’étendue comparative de la petite clarinette en fa et de l’octavin, indiquée par les deux sons qui (ui fonnent la limite au grave et à l’aigu.
(iLARINETTE CI) ut.
Claiïixette en fa.
WW
OCTAVIN en ré.
Octavin en fa.