AVANT-PROPOS
il a été fait mention dans le courant de cet ouvrage, de l’effet des sons simultanés, de celui des accords consonnaiits et dissonants qu’ils produisent et de l’influence de plusieurs d’entre eux, soit pour faire distinguer le mode réel de son relatif, soit pour assurer les cadences qui déterminent ces modes; soit enfin pour moduler, c’est-à-dire pour enchaîner les unes aux autres des gammes diverses. Puisque l’harmonie est devenue l’inséparable auxiliaire de la mélodie, l’instruction de notre lecteur resterait imparfaite si on ne lui donnait pas quelques notions sur l’usage qu’on fait en musique des sons simultanés ou de l’harmonie.
Quant à faire un cours raisonné de cette science , d’après un traité ex professa, nous dirons à ceux à qui l’étude de notre Théorie aura profité, ou qui antérieurement auraient acquis, avec une certaine habitude du clavier, quelque facilité de lecture musicale sur les deux clefs de sol et de fa, qu’ils peuvent, isolément encore, étudier avec fruit notre Nouveau Traité théorique et pratique des Accords, etc. (1) îci, après avoir présenté un aperçu de l’origine et des progrès de cette partie scientifique de la musique, on fait voir que les consonnances sont données par la nature même, ainsi que le prouvent les résonnances des cordes vibrantes ; et que certains tubes de métal renferment dans l’ensemble de leurs sons naturels, outre les mêmes consonnances, d’autres sons qui ont permis de former les quatre accords dissonants les plus doux, comme ils sont aussi les plus fréquemment employés.
Après cela, on se borne à donner une idée de ce que l’art et le temps ont ajouté à ces produits, tant pour augmenter le nombre des accords que pour les modifier, en varier les effets et enrichir l’harmonie.
(1) Chez Alexis Quinzard, éditeur et marchand de musique, à Paris, rue du Dauphin, n»» 9 et 11, près les Tuileries.