‹ Le professeur de musiqueChapitre 20 sur 174 · DE CE QU’ON APPELLE INTERVALLE, TON ET DEMI-TON · texte numérisé non relu

DE CE QU’ON APPELLE INTERVALLE, TON ET DEMI-TON

On nomme intervalle l’espace compris entre deux sons quelconques, mais à des diapasons différents; car il peut y avoir intervalle entre deux sons ])lacés au même degré, c’est-à-dire sur la meme ligne ou dans le môme interligne, attendu que des signes d’altération, dont il sera bientôt parlé, les peuvent modifier assez pour rendre leur intonation différente, quoique très rapprochée.

(1) Quand on dit qu’une clef est posée sur telle ou telle ligne, on entend que cetle ligne traverse la elef , qu’elle passe par son centre, comme on le fait voir ici i»ar un fragment de ligne.

(2) Au temps de Rameau et de ses contemporains, une clef de sol |»lacée sur la première ligne servait aux seconds violons de l’orcliestre; mais elle était l’équivalent d une clef de fa sur la quatrième ligue, au diapason supposé de deux octaves supérieures d’élévation. Elle ne tarda pas à être supprimée comme inutile et faisant double emploi.

V intervalle existant entre deux sons aussi voisins se nomme Demi-ton, Celui qui vient immédiatement après dans son degré d’écartement se nomme Ton. Il est le double du précédent, Autrement dit, le ton se partage en deux demi-lona, et ces termes suffisent pour mesurer tous les intervalles. Ceux-ci , de même que :

les degrés, se comptent de bas en liant, ou du grave à l’aigu; et l’on dit que, de tel à tel son, de tel degré ;

à tel autre il y a tant de tous et de demi-tons, s’il faut des fractions, ou bien l’on ne compte que \mr demi-tons. 1

En partant d’un son quelconque, soit que l’on montât du grave à l’aigu, soit que l’on descendit de l’aigu j

au grave par les intervalles les plus rapproebés, les demi-tons, on s’aperçût que le treizième son était sem- ‘

blable au premier d’où l’on était parti ; qu’il était de meme nature, une sorte d’équivalent ou de répli([ue :

de ce premier son, sauf son diapason, nécessairement plus aigu ou plus grave, selon qu’on procédait par ascendance ou par descendance. On put voir aussi ([u’il en était de même à l’égard de cbacun de ces ;

treize sons, pris tour à tour pour point de départ; c’est-à-dire que cbacun d’eux trouvait sa réplique douze demi-tons plus liant ou plus bas.

Ne devait-on pas conclure de cette découverte, que tout le système musical pouvait être basé sur uni' ;

série de treize sons ou de douze demi-tons, en comptant la réplique; et que ce système, invariable dans toute l’étendue des sons appréciables, convenait également à tous les genres de voix et d’instruments ? La conclusion fut donc adoptée et devint un principe stable.

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