‹ Le professeur de musiqueChapitre 47 sur 174 · CADENCES MÉLODIQUES · texte numérisé non relu

CADENCES MÉLODIQUES

Affaiblie en ui majeur. I

Affaiblie en la mineur.

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Parfaite en ut majeur.

Parfaite en la mineur.

Il reste démontré que, dans certains cas, si les cadences affaiblies sont insuffisantes, ce n’est que par la cadence impar faite, et, quand celle-ci ne se présente pas, par la cadence parfaite, l’une et l’autre mélodiques, que l’on s’assure de la nature du mode. C’est pourquoi les bons professeurs de solfèges accoutument de bonne heure leurs élèves à trouver le mode par la contexture des idées musicales, par l’analyse de leurs sons, et par les cadences qui s’y rencontrent.

On rit de ceux qui donnent comme règle infaillible de regarder la fin d’un morceau, la dernière note du

chant étant aussi, selon ces professeurs, la première de sa gamme initiale, son premier degré. Mais ce moyen est soin ent trompeur, puiscpie beaucoup de pièces de musique commencent en mineur et finissent en majeur, tout en conservant leur modale. On ne connaît alors que le premier degré de la gamme initiale et non son mode.

Rodolphe a proposé et pratiqué dans son petit Solfège un moyen tout à fait commode de connaître d’abord que le mode sera mineur, non majeur; c’est de le dire en quelque sorte, en plaçant avant la clef le signe altératif du septième degré de la gamme mineure. Mais on a dit avee raison que c’était placer dans le vide une figure musicale quelconque, que de l’écrire avant la clef qui nomme tout. En outre, c’était par trop aider la paresse des commençants, que de les dispenser de toute recherche à l’égard du mode; recherche qui n’esl qu’un jeu, quand on connaît les procédés que nous avons indiqués.

Les bons praticiens ont donc rejeté le moyen par trop naïf de Rodolphe, qui s’est trouvé n’avoir imaginé qu’un non-sens.

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