‹ Le professeur de musiqueChapitre 7 sur 174 · DU DIAPASON · texte numérisé non relu

DU DIAPASON

C’est le degré d’élévation donné au son, depuis le plus grave jusqu’au plus aigu, ce qu’on a improprement appelé le Ton. [Voir la note A de la Préface. )

Le diapason des sons dépend, sur les instruments à arcbet, de la place occupée par les doigts, qui s’avancent vers le Chevalet (t) pour faire monter le son, et s’en éloignent pour le faire descendre. On coni^'oit que le premier mouvement raccourcissant la corde, l’acuité du son augmente ; et qu’il acquiert au contraire plus de gravité, dans le mouvement qui rapproche les doigts du Sillet (2).

Sur les instruments à vent percés de trous et munis de clefs ou soupapes, le diapason des sons dépend d’abord du degré de pression des lèvres qui, en se resserrant, rétrécissent l’ouverture par laijuelle le souffle .s’échappe, ce qui le rend plus aigu, en augmentant le nombre de ses vibrations. On conçoit comment l’action contraire produit un effet opposé. Ensuite les doigts, en ouvrant ou fermant les ouvertures longitudinales, modifient la colonne d’air renfermée dans le tube, autrement dit l’allongent ou la raccourcissent, comme on l’a déjà dit.

Dans le cor, dépourvu de trous et de clefs, et qui n’a qu’un nombre assez restreint de sons naturels, c’està-dire inhérents à l’instrument, tels que ceux qu’on obtient de la Trompe de chasse, c’est la main qui, j»ar son interposition dans le pavillon de l’instrument, maîtrise la colonne d’air et lui fait rendre d’autres sons qu’on nomme factices, par opposition aux précédents. On use aussi de ce moyen sur la Trompette courbe (lî). Enfin, les sons graves, intermédiaires et aigus de la voix, véritable instrument à vent et à anche, proviennent de l’ouverture modifiée de la Glotte, formée de deux membranes adhérentes aux parois du larynx ; ])lus la glotte est resserrée par la tension de ses ligaments, plus le son est aigu, et vice x^ersà.

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