DE LA DURÉE
La durée de son n’est autre chose que sa propagation par voie de génération. Sur les instruments à archet, elle dépend du temps pendant lequel le frottement s’opère sur la corde ; dans les instruments à vent, de la continuité du souffle de l’exécutant. Sur la harpe, le piano, la guitare, etc., les sons n’ont de durée qu’autant (|ue les vibrations se font sentir à l’oreille; mais elles s’affaiblissent promptement; et pour redonner de la force au son, il faut que la corde soit ébranlée de nouveau. Voilà pourquoi ces instruments sont impropres aux chants larges, aux mouvements lents qui exigent la prolongation des sons.
(1) Support des cordes placé au milieu de la table d’harmonie, entre les ouïes, sur les instruments à archet.
(2) Petit filet d'ivoire en saillie à la partie supérieure du manche, pour en écarter les cordes.
S" DF. F’INTFNSITÉ.
Vmlensité est le degré de force que l’on donne aux sons. Elle provient, sur les instruments à cordes, des ('xcursions plus ou moins grandes de celles-ci, c’est-à-dire de leur éloignement, de leur écartement au-delà et ('U deçà du point de départ ou de la ligne de repos. Avec les instruments à vent, Yintensitê des sons augmente à mesure cpie la compression et la dilatation deviennent plus énergiques. Elle ne tient pas moins à la dimension de l’instrument.
4'’ DE I.A PI.ÉMTÜDE (I).
« La plénitude ou rondeur est cette qualité moelleuse, flatteuse, qui est opposée à la dureté, àl’àpreté, à « la sécheresse des sons. La plénitude peut appartenir aux sons forts ainsi qu’aux sons faibles. Ceux-ci, néan- « moins, en sont plus facilement doués que les premiers. Le talent de l'exéeutant consiste à la répandre sur « tous les sons. Quand il y est parvenu, on dit de lui ([u’il a une belle qualité de son. Cette acception du mot « (jualité, en langage musical, n’est plus la même que dans le langage métaphysique.» (I))