‹ Le professeur de musiqueChapitre 78 sur 174 · DES ABRÉVIATIONS · texte numérisé non relu

DES ABRÉVIATIONS

On ménage le temps et l’espace dans la copie et la gravure de la musique, au moyen de signes particuliers que l’on nomme Abréviations, Reprises, Renvois, etc.

Par exemple, on a déjà vu, au deuxième Tableau, celui des mesures, quatre points placés sur la ronde pour la diviser en noires; une barre diagonale, tracée au-dessus de la même note, la partage en huit parties ou croches ; de même que deux, trois ou quatre barres la subdivisent en seizièmes, en trente-deuxièmes, en soixante- (luatrièmes de l’unité.

(1) Rédigée en grande partie par Mengozzi, l’un des glorieux débris de la célèbre troupe de chanteurs italiens venue à Paris vers la moitié du dix-huilième siècle.

;2) Rodolphe Kreutzer, déjà cité, allait peut-être quelquefois au-delà des bornes; niais il montrait tant de ressources dans se.s improvisations, il était si délicieusement inspiré, que l’on regrettait toujours de le voir finir.

Ces mêmes barres, eniermées dans plusieurs mesures successives, indiquent autant de répétitions de dessins, d’arpéges, d’accords, etc., écrits dans une première mesure.

I.es signes de renvoi sont de plusieurs sortes. L’un des plus fréquents est la reprise. Elle se ligun'

ainsi

Tout ce qui précède et tout ce qui suit les points se recommence. S’il n’y a des points que

d’un côté de la double-barre, on ne reprend que ce qui les précède, s’ils sont à gauche, ou cc()ui les suit, s’ils sont à droite.

Lorsque l’on doit répéter une ou plusieurs mesures dans le courant d’un morc('au(ce qui arrive (pielquefois, par suite d’un oubli ou de l’exiguité delà place), on dispose des points dans chaque inteiTigtie de la portée, le long des barres de séparation ; ou bien on écrit le mot his au-dessus des mesures à répéter. {Voir n" 1 .3 du treizième Tableau.)

N. B. Les points et la ligne courbe qui embrassent ces trois mesures (n° 13) indiquent (ju’on doit les redire, et le mot his qu’on y ajoute souvent devient superflu, précisément à cause des points.

Quelquefois, de la fin d’un morceau l’on renvoie au commencement, jusqu’à un endroit marqué du mol fin OU du signe e|— . naais qui, placé là, ne signifie absolument rien. D’autres fois on écrit ce signe fort usité ; -S‘,

tant au point de départ qu’à celui du retour. Ou bien encore, on écrit les mots Da capo, à la tête, ou seulement leurs initiales D. C. qui en disent assez.

Quelques autres signes de renvois ont des formes arbitraires, comme .- =^, -0-, ÿ, etc.

Le guidon (■«^) se place, quoique rarement aujourd’hui, à la fin de la portée, pour indiquer la premièie note de lajportée suivante. A cause de cela, ie guidon s’écrit aussi bien sur les lignes que dans les interlignes. C’est encore un signe de trop.

il arrive fréquemment que la dernière mesure d’une reprise n’est pas achevée, et que son complément s(' trouve dans ce qui suit, ou en revenant au commencement. Car une période, une phrase peut commencer à un temps quelconque de la mesure, et même au quart, au huitième d’un temps. En outre, la dernière mesure d’une reprise, quelquefois aussi plusieurs des mesures qui l’avoisinent, éprouvent des changements, par suite d’une modulation ou d’une modification du dessin mélodique. Dans ces diverses circonstances, on passe un certain nombre de mesures ou de temps pour aller d’une reprise à l’autre; ce que l’on indique par les mots . prima volta, seconda voila, première fois, seconde fois, ou, plus brièvement par 1 et 2. (EoîV le n° 14 du treizième Tableau.)

Dans la musique à plusieurs parties, chacune d’elles est écrite sur une portée séparée, en tête de laijuelir on écrit, au commencement du morceau, le nom de l’instrument ou le genre de voix dont cette portée contient le chant ou l’accompagnement; et le signe qu’on appelle accolade embrasse et réunit autant de portées qu’il y a de parties entendues simultanément. Leur réunion dans le même livre ou cahier, prend le nom de Par i i- TîON, en italien Partizione, assemblage, réunion de Parties.

FIN UE la première PARTIE.

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