‹ Le professorat du dessinChapitre 22 sur 112 · ANATOMIE ET PROPORTIONS I I · texte numérisé non relu

ANATOMIE ET PROPORTIONS I I

interne plane. Des trois bords, l’interne et l’externe sont peu indiqués et ils distinguent à peine les faces qu’ils séparent ; seul, le bord postérieur, qui prend le nom de ligne âpre , est très accentué ; cette ligne sert à l’insertion de plusieurs muscles , parmi lesquels je citerai :

le grand fessier , la portion fémorale du biceps et le long adducteur.

L’extrémité inférieure du fémur est volumineuse et fortement échancrée en bas et en arrière.

De cette échancrure résultent deux éminences appelées condyles, l’une externe, l’autre interne, et sur la face antérieure une trochlée où vient glisser la rotule.

La rotule est un os plat et triangulaire ; les libres aponévrotiques du triceps crural, et principalement celles du droit antérieur, l’englobent complètement, passent sur elle et ses muscles : vaste interne, droit antérieur et vaste externe. Ces fibres forment le triceps et vont s’insérer, par un tendon très épais et très sensible, sous la peau, à la tubérosité antérieure du tibia.

Le fémur et le tibia s’articulent par les condyles, qui glissent sur les plateaux du tibia ; ces deux os sont unis ensemble par les deux ligaments croisés et par les ligaments latéraux internes et externes.

Quoique le tissu adipeux sous-rotulien ne soit pas un moyen d’union, je le citerai, à cause de son changement de forme dans la flexion de la jambe ; de même, je parlerai du péroné seulement pour son apparence sous la peau, car cet os n’ayant pas de mouvement n’a pas d’articulation mobile.

Dessinez T articulation huméro-cubitale. Indiquez les muscles principaux.

Je commence par tracer l’axe du corps, soit une ligne AB (fig. 56). L’articulation du coude, ou huméro-cubitale, est formée par trois os : Y humérus, le cubitus et le radius.

L'humérus est un os long, divisé en un corps et deux extrémités.

Guédy. — Le Professorat du dessin. 8

Le radius , os irrégulier, un peu moins long que le cubitus, est divisé en un corps et deux extrémités.

Le cubitus, os long, irrégulier et volumineux à sa partie supérieure, étroit et cylindrique à sa partie inférieure, est divisé en un corps et deux extrémités.

La partie inférieure de Y humérus, qui nous intéresse pour l’articulation du coude, est formée : i° de Y épicondyle ; 2° du condyle ; 3° d’une trochlée , poulie articulaire dirigée d’arrière en avant et de dehors en dedans, dont le bord interne descend plus bas que le bord externe, et sur laquelle vient s’articuler le cubitus ; 4° de Y épitrochlée , où viennent s’insérer le rond pronateur, le grand palmaire , le petit palmaire et le fléchisseur superficiel des doigts. Sur la face qui nous occupe, il existe, au-dessus de la trochlée, une cavité qui reçoit Y apophyse coronoïde du cubitus, pendant la flexion de l’avant-bras sur le bras.

Le radius est courbé sur son axe et séparé du cubitus par un espace elliptique.

La tête de cet os revêt la forme d’un petit cylindre, creusé supérieurement d’une dépression circulaire peu profonde, pour s’articuler avec le condyle de l’humérus.

Le cubitus s’articule avec l’humérus par la grande cavité sigmoïde, qui vient finir en avant par l’apophyse coronoïde, et la petite échancrure sygmoïde où vient loger une faible partie de la tête du radius.

Les muscles principaux de cette région sont :

Le long supinateur, qui s’attache, en haut, au tiers inférieur du bord externe de l’humérus, en bas, h la base de l’apophyse styloïde du radius ; sa forme est allongée, aplatie d’avant en arrière dans son quart supérieur, et de dehors en dedans dans ses trois quarts inférieurs. Les fonctions de ce muscle sont les suivantes : lorsque l’avant-bras et la main sont dans la pronation, c’est-à-dire lorsque le radius croise à angle aigu le cubitus, le long supinateur, en se contractant, ramène le premier de ces os dans une situation parallèle au second ; il est donc essentiellement supinateur ; si les deux os sont parallèles, ce muscle concourt à la flexion de l’avant-bras sur le bras ;

Le grand palmaire, qui s’attache, en haut, à la partie inférieure du bord interne de Y humérus et à la tubérosité interne du même os ; en bas, au-devant de l’extrémité supérieure du deuxième métacarpien, par un tendon qui forme la moitié environ de la longueur du muscle. Sa forme est celle d’un cône dont la base est en haut et le sommet très prolongé en bas. Le grand palmaire est fléchisseur de la main sur l’avant-bras ;

Le petit palmaire, qui s’attache, en haut, à la tubérosité interne de Y humérus; en bas, au ligament annulaire antérieur du carpe et à l’aponévrose palmaire. Ses fonctions sont : tenseur de l’aponévrose palmaire et fléchisseur de la main sur l’avant-bras ;

Le rond pronateur, qui s’attache, en dedans, au quart inférieur du bord interne de la face antérieure du cubitus ; en dehors, au quart inférieur de

anatomie et proportions

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la face antérieure et du bord externe du radius. Il a pour rôle d’irqprimer à l’extrémité inférieure du radius un mouvement de translation autour de la tête du cubitus, et de diriger la paume de la main en dedans et en arrière ; cette position, dans laquelle les deux os de l’avant-bras se croisent à ang le aigu, a pris le nom de pronation, par opposition à celle qui est caractérisée par le parallélisme de ces os, qu’on appelle supination ;

Le cubital antérieur, qui s’attache, en haut, à la tubérosité interne de l’humérus et au bord interne de l’olécrâne ; en bas, à l’os piriforme par un tendon qui se continue avec le ligament vertical inférieur de l’articulation de cet os avec le pyramidal. Le cubital antérieur est fléchisseur et abducteur de la main ; le grand palmaire est un peu abducteur de la main ; le cubital antérieur est un abducteur très prononcé.

Proportions.

Voulez-vous construire la main vue de face ?

Je trace deux lignes perpendiculaires (fig. 57), et je les divise en quatre parties de manière à former quatre carrés égaux se superposant ; trois

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de ces carrés me serviront pour le tracé delà main, le quatrième pour le poignet. Je pose ensuite la pointe d’un compas à l’angle du troisième carré où le poignet vient joindre le pouce, et l’ouvrant jusqu’au tiers du deuxième carré à gauche, je trace un arc de cercle qui me donne la place de la première jointure des doigts.

Fig. 5~. Fig< °8.

Ensuite je divise la hase du troisième carré en deux parties égales, j’ajoute en dehors sur la droite une troisième partie égale aux deux premières ; à son extrémité j’élève une perpendiculaire, et l’intersection de cette perpendiculaire avec le côté supérieur prolongé du même carré me donnera la deuxième jointure du pouce. Puis du même point inférieur je tire, jusqu’à l’ angle à droite du premier carré en haut, une ligne qui formera un triangle ponctué dans lequel sera inscrit le premier doigt, l’index, dont l’extrémité arrive jusqu’à la moitié de l’articulation supérieure du doigt médius. L’auriculaire arrive jusqu’à l’articulation supérieure de l’annulaire, et le pouce s’étend jusqu’à la première articulation de l’index.

Dessinez un homme vu de face et indiquez-moi les proportions par rapport à la tête , selon Jean Cousin ( fig. 58).

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