‹ Le professorat du dessinChapitre 23 sur 112 · ANATOMIE ET PROPORTIONS I I · texte numérisé non relu

ANATOMIE ET PROPORTIONS I I

Du sommet de la tête à la partie inférieure du menton . . i tête.

De la partie inférieure du menton aux mamelons .... i —

Des mamelons au nombril i —

Du nombril aux parties génitales i —

Des parties génitales a la partie moyenne de la cuisse . i — -

Du milieu de la cuisse au genou i —

Du genou au-dessous du mollet i —

Du dessous du mollet au talon i —

Existe-t-il une différence sensible entre les proportions de l’homme et eelles de la femme ?

11 y a une différence sensible, surtout aux hanches, où le diamètre l’emporte chez la femme sur celui des épaules, tandis que chez l’homme c’est le diamètre des épaules qui l’emporte sur celui des hanches.

Toute proportion gardée, la main de l’homme est-elle plus grande ou plus petite que celle de la femme ?

La main de la femme est plus grande que celle de l’homme d’un neuvième à peu près.

Dessinez un pied vu de profil et indiquez-moi les proportions (fig. 5g).

Le pied de profd a pour longueur une mesure égale à une tète, ou quatre parties. Le petit doigt commence à la troisième division et ne dépasse pas la première jointure du pouce. Les doigts suivants augmentent successivement de la grandeur de leurs ongles, jusqu’au doigt qui touche le pouce.

Il n’existe aucune différence entre le pied de profd vu intérieurement ou vu extérieurement, si ce n’est par le dessin de la plante du pied et des doigts.

Fig. 5g.

k 1 partie 2/% >

Fig. 6o.

Dessinez le pied vu par le talon et indiquez les proportions (fig. 6o).

Le pied vu par le talon a pour largeur une partie ; l’extrémité du pied aux orteils a la même mesure que le pied vu de face, une partie deux tiers, et le bas de la jambe au-dessus des chevilles, une partie.

ÉPREUVES PÉDAGOGIQUES

i° CORRECTIONS D’UN DESSIN D’ORNEMENT ET D’UN DESSIN DE TÊTE.

EXPOSÉ PRATIQUE

Les dessins servant à ces corrections sont choisis parmi ceux des candidats éliminés à la première partie ou aux examens précédents. Cela n’implique pas que tous les dessins présentés aux candidats soient inférieurs; il y a très souvent, au contraire, des exceptions, car un candidat a pu être éliminé pour la perspective, ou la rédaction, et avoir fait un très bon dessin, coté i5 ou 1 8. C’est même ce qui arrive assez fréquemment.

Cette correction a lieu devant le modèle ; le candidat devra, en premier lieu, trouver la place que pouvait occuper l’élève lorsqu’il a exécuté le dessin, puis chercher à indiquer les fautes à peu près dans l’ordre que nous donnons dans notre correction.

Une fois terminée la correction, au cours de laquelle l’examinateur pose quelques questions très variables suivant la nature des fautes indiquées ou des erreurs commises dans l’indication de ces fautes, l’examinateur demande de donner au dessin une note de i à 20. En général, les candidats sont tentés de donner une note trop faible; il vaut mieux donner une note un peu indulgente.

Si nous considérons la correction des dessins à un point de vue plus général — et cela peut être utile aux candidats, car les épreuves de correction se répètent à plusieurs examens — nous citerons volontiers plusieurs conseils de M. Ed. Val ton, entre autres celui-ci : le professeur doit surtout exercer les élèves à trouver leurs fautes en touchant le moins possible à leur travail. Quelques coups de crayon en marge, pour appuyer une démonstration, sont beaucoup plus profitables qu’un morceau exécuté ou seulement retouché par le professeur. Si l’élève est paresseux, il sera enchanté de se faire faire son dessin ; s’il a de l’ardeur au travail et de l’amour-propre, il sera dépité de penser que son travail n’est pas entièrement de lui, et en même temps le morceau fait par le maître lui imposera un certain respect et le paralysera pour pousser plus loin son étude.

Une correction verbale, quelques idées générales à l’occasion de

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