‹ Le progrès du libéralisme catholique en France sous le Pape Léon XIII histoire documentaireChapitre 19 sur 118 · II. — Refus de demander l'autorisation · texte numérisé non relu

II. — Refus de demander l'autorisation

Les congrégations donnèrent, dans ces circorislances, un admirable exemple d'union et de fermeté.

Dès le mois d'avril 1879, leur .détermination avait été prise, dans une réunion des religieux et de leurs défenseurs, chez M. Keller. Les conférences suivantes 'n'avaient fait que la confirmer. Le lendemain des décrets, les supérieurs se réunirent de nouveau chez le même personnage, sur l'invitation de plusieurs sénateurs et députés catholiques. Le but était ce jour-là de fixer la marche à suivre provisoirement au point de vue juridique.

Une seconde réunion, plus importante, se tint le 2 avril, chez les Pères de l'Oratoire. Les supérieurs de Paris qui, seuls, y assistèrent, représentaient plus de 3oo maisons religieuses d'hommes sur 38o environ, établies en France et en Algérie.

(i) Le lecteur tant soit peu au courant des événements religieux de notre époque fera lui-même le rapprochement détaillé entre les deu.x campagnes menées à vingt ans de distance contre les congrégations.

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Plusieurs ne s'étaient jamais vus, d'autres se connaissaient à peine ; ni les uns ni les autres ne s'étaient concertés à l'avance ; puis, les mesures prises contre les congrég-ations leur faisaient des situations bien différentes, des intérêts divers : si la Compagnie de Jésus était condamnée sans appel, la permission de vivre en communauté pouvait être accordée aux maisons des autres ordres qui la solliciteraient, et elles y étaient même invitées. Dans ces conditions, on était en droit de se demander quelles résolutions sortiraient d'une pareille assemblée.

Un des chefs d'ordre prit la parole aussitôt après l'ouverture de la séance : « Je n'ai le droit, dit-il, de parler qu'en mon nom, c'est-à-dire au nom de l'Ordre que je représente. On frappe la Compagnie de Jésus, mais on nous vise tous. Nous ne demanderons pas l'autorisation.» Cette déclaration énergique et décidée fut le signal des autres, toutes très expressives: « C'estàl'Eg-lise catholique qu'on en veut, dit un autre supérieur, et les coups dont sera frappée la Compag-nie retomberont sur l'Eglise ; nous ne voulons pas de l'autorisation. » Un des Pères ajouta: « Je crois que nous sommes tous solidaires de la Compagnie de Jésus, et que nous n'avons pas le droit, quand on la persécute, de nous désintéresser du mauvais sort qu'on lui fait. J'ai reçu de notre R. P. Général l'ordre de ne pas demander la reconnaissance. » L'accord si désirable pour le bien et l'avenir de toutes les congréga-r tions se fit par acclamation, à l'unanimité, sur ces deux points essentiels : union et pas de demande de reconnaissance. Tous les religieux présents à la réunion comprenaient que plus on ferait corps d'une

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façon compacte, plus le g-ouvernement aurait à compter avec les futurs proscrits.

L'assemblée désigria ensuite des délégués, chargés de représenter les maisons de Paris aux réunions qui se tinrent désormais, chaque semaine, sous la présidence du R. P. Pététot. Enfin, il fut décidé qu'une lettre, signée par ce Père, serait envoyée aux supérieurs généraux de la province, lesquels représentaient environ de 60 à 70 maisons, afin de les informer des résolutions prises dans la séance du 2 avril ^et de les convoquer à une assemblée plénière, fixée au 27 avril, chez les prêtres de l'Oratoire.

Dans l'ordre des considérations pratiques, le motif qui détermina la conduite des Congrégations était ainsi formulé dans la déclaration qu'elles signèrent plus tard par obéissance :

Convaincus que l'autorisation qui, dans l'état actuel de la législation française, confère le privilège de la personnalité civile est une faveur et non une obligation, les- Congrégations n'ont pas cru se mettre en opposition avec les lois en "continuant de vivre sous un régime qui est à leurs yeux, pour les membres dont elles se composent, celui du droit commun à tous les citoyens. Ce n'est pas qu'elles méconnaissent les avantages attachés à l'existence légale, mais elles ne pensent pas qu'il leur convienne de rechercher ces avantages, dans des circonstances qui pourraient faire interpréter cette démarche comme une condamnation de leur passé, et comme l'aveu d'une illégalité dont elles ne se sentent pas coupables.

La situation des Congrégations non autorisées n'avait alors, en effet, rien de contraire aux lois, et les décrets n'avaient pas, au point de vue légal,

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Fautorité nécessaire pour changer quoi que ce fût à leur condition. La consultation de M. Rousse, la conduite des inag-istrats, etc., Favaient suffisamment établi. D'un autre côté, les religieux, dans ce régime, avaient pu, depuis près d'un siècle, se développer en paix et se consacrer à leurs œuvres. Ils aimaient cette liberté qui leur procurait bien des avantages.

Par ailleurs, les religieux connaissaient assez les dispositions de la Chambre pour prévoir que les mêmes députés qui avaient voté l'article 7 n'approuveraient jamais les congrégations par une loi. Enfin, cette reconnaissance leur fût-elle accordée, elle plaçait leurs œuvres et leur existence à la discrétion du bon plaisir ministériel.

Nous devons aussi l'avouer, — ajoute le R. P. Le Doré, — à cette époque la cause catholique avait plus d'un point de contact avec les tendances et surtout avec les hommes politiques. C'était dans la droite de la Chambre et du Sénat, c'était dans le milieu l'eprésenté par cette fraction parlementaire, que les Congrégations comptaient presque tous leurs défenseurs et leurs amis. Le Pape n'était pas encore intervenu pour tracer aux catholiques do France la ligne de conduite qu'ils devaient tenir par rapport aux lois constitutionnelles du pays. U Univers et ses lecteurs n'étaient pas ralliés au gouvernement ni aux institutions républicaines.

Solliciter delà Chambre l'autorisation, c'était rompre avec tous les hommes de l'opposition conservatrice ; c'était en quelque sorte accepter la situation politique et même sembler reconnaître la légitime autorité du pouvoir et la valeur des Décrets tyranniques et illégaux. On pouvait donc entrevoir les réclamations et les oppositions que soulèveraient contre elles les Congrégations, si elles venaient à faire une démarche qui serait comme une avance au gouvernement.

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Enfin les Congrég'ations trouvaient un encouragetnent dans l'issue de leur campag-ne contre l'article 7. Par leur résistance et celle de leurs amis politiques, elles avaient réussi à obtenir g-ain de cause au Sénat, elles avaient fait échec au projet de loi Ferry, et, dans cette première lutte, seules, les sociétés dévouées à l'enseignement secondaire étaient entrées en ligne. Maintenant que toutes les congrégations non autorisées d'hommes et de femmes réunissaient leurs efforts, ne leur était-il pas permis d'espérer de faire avorter les décrets de mars?

Elles le crurent, et leur espérance ne fut pas entièrement déçue. Car, dès le moi de mai, le Président du Conseil, M. de Freycinet, avait renoncé à exiger l'autorisation.

Les Supérieurs religieux avaient remis leur décision définitive au 27 avril. Sur la question d'autorisation, le procès-verbal relate : a A l'unanimité et sans aucune réclamation, après une courte discussion, tous les religieux adoptèrent l'avis de ne pas demander l'autorisation et de ne pas présenter les statuts. »

Une autre question fort importante était à l'ordre du jour. Les communautés non reconnues de femmes étaient également frappées par les décrets. Que devaient-elles faire? Devaient-elles solliciter la reconnaissance ? Evidemment, l'Assemblée du 27 avril n'avait pas qualité pour trancher cette question. Cependant, un certain nombre d'évêques ayant demandé l'avis du comité des religieux, elle fut mise à l'ordre du jour et discutée, et l'avis général fut qu'il fallait conseiller aux religieuses de persister dans l'abstention.

« L'approbation, à supposer qu'elle fût accordée

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aux communautés qui l'auraient demandée, disait le P. Chocarne, provincial des Dominicains de Paris, serait : premièrement inefficace, parce que ce qu'un ministre peut permettre, un autre peut le défendre, et ainsi cette approbation manquera de toute garantie de durée; secondement, dangereuse parce qu'elle diviserait les sœurs entre elles et les séparerait des relig'ieux ; parce qu'elles les priverait du bénéfice du droit commun, pour les livrer à l'arbitraire administratif.

Le P. Bousquet, supérieur g-énéral delà Cong-régation des Sacrés-Cœurs, compléta les pensées du P. Chocarne. « Les religieuses, dit-il en résumé, ne peuvent que perdre en demandant l'approbation. Les congrégations de femmes, en effets sont divisées en deux catégories. Les unes existaient avant 1825 ; les autres sont postérieures à cette date. Les secondes ne peuvent, d'après les décrets, êtreapprouvées que par une loi. Cette loi sera-t-elle votée? Evidemment non, et alors les sœurs seront à la merci de l'administration. Les premières seront difficilement approuvées par un décret,et ce décret ne leur donnera encore aucune certitude pour l'avenir. Il y a, en dernier lieu, une considération qui doit peser sur nos décisions, c'est que jamais un décret ni une loi ne consacreront l'existence des communautés qui n'ont pas un but d'utilité publique et pratique. Par conséquent, toutes les communautés contemplatives sont exclues de cette prétendue concession. Il y aurait encore plus grand danger à l'obtenir, parce que les biens ou l'avoir des communautés deviendraient, par le fait même, biens de mainmorte et seraient exposés, par suite, aux dangers qui menacent ces biens, dans le cas, fort probable,

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d'ailleurs, d'une suppression totale des communautés religieuses, même approuvées. »

Le compte rendu de la réunion relativement à la discussion sur les communautés de femmes se termine ainsi: « A près ces considérations, et quelques autres présentées par divers religieux, l'assemblée, avec une entière déférence pour l'initiative et la plénitude de juridiction de NN. les Evêques, est unanimement d'avis que les communautés de femmes ne doivent pas demander l'approbation gouvernementale. »

Accusées par M. de Freycinet, dans son discours du i5 juin à la Chambre des députés, d' opposition à la forme présente du gouvernement^ celles-ci répondirent à cette accusation gratuite dans la journée du 25 juin. Leur comité, sans se laisser ébranler, affirma de nouveau sa résolution de. ne pas obtempérer aux sommations arbitraires et illégales du Gouvernement. « A l'unanimité, est-il dit dans le procès- verbal de la séance, l'Assemblée des religieux de Paris renouvelle et affirme la résolution prise le 27 avril de ne pas demander l'autorisation. Elle déclare aussi ne voir [aucune raison de modifier son avis relativement aux communautés de femmes. » Or, ce dernier avis, objet de longues délibérations, soit au Comité des religieux, soit au Comité des jurisconsultes, avait été que la demande d'autorisation serait inutile pour la plupart des associations religieuses, inefficace et dangereuse pour toutes. Et cette décision prise à l'unanimité par le Comité des religieux, aussitôt portée à la connaissance des évêques et des congrégations, avait été universellement acceptée à deux ou trois exceptions près.

Cette détermination causa le j^salut des commu-

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nautés de femmes, en réalité elles ne furent nullement atteintes.

Les décisions du 27 avril ne surprirent pas les ministres. Ils n'en témoig-nèrent pas moins leur extrême mécontentement et essayèrent par tous les moyens de les faire échouer.

A quelques communautés religieuses enseignantes on promit officiellement d'arrêter les mesures de rigueur qui les menaçaient, si elles faisaient la moindre démarche ; à d'autres, notamment aux Eudistes, on offrit de donner l'autorisation purement et simplement, sans en référer aux Chambres ; à quelques-unes, on signifia à quels graves dommag-es les exposait la résistance, à quel point elles compromettaient leur vie religieuse et leurs établissements scolaires. Promesses et menaces, rien n'y fit ; les religieux et les religieuses vivaient dans le droit commun ; ils refusèrent d'en sortir .

Le gouvernement changea alors de tactique. Des journaux salariés annoncèrent, de temps en temps, que des congrégations non reconnues « avaient fait remettre une demande tendant à obtenir la reconnaissance dans les formes prescrites par les décrets «.C'était la formule consacrée. On ne citait aucun nom, et le public restait incrédule. D'autres journaux traitaient les religieux de révoltés, de factieux ; ils réclamaient contre eux la rigueur des lois, comme si ces lois existaient réellement ; ils accusaient les Jésuites de se soustraire à l'autorité de l'ordinaire, et tous les religieux d'afficher, visà-vis de leurs évêques, une indépendance qui mena-

çait de devenir dangereuse pour FEg-îise nationale.

Les ministres ne craig-nirent pas de descendre au rang de journalistes subalternes, en criant à l'insoumission et à la révolte des congrégations. Ils prièrent le nonce, Mgr Czacki, et les évêques de leur faire entendre raison, et M. de Freycinet, président du conseil des ministres, se défendit de vouloir les persécuter. A l'entendre, son seul désir était de les sauver ; il ne faisait d'exception que pour les Jésuites, ces grands meneurs de la révolte générale, cause de tout le mal ; si l'on consentait à seconder sa bonne volonté, il se chargeait de terminer la crise à brève échéance.

Pendant ce temps, des écrivains à gages, comme il s'en trouve sous tous les régimes, préparaient les esprits à l'expulsion des religieux et à la fermeture des couvents. Ils voulaient enlever aux persécutés l'auréole de victimes, et, comme aux jours de la Commune qui précédèrent l'exécution des otages, on lisait, dans les feuilles publiques déchaînées contre les congréganistes, les plus odieuses et les plus sottes calomnies, toutes les infamies, tous les mensonges. Les Crimes de la calotte et d'autres immondes publications se vendirent et se colportèrent partout sous l'œil paterne de la police et munis de l'estampille administrative.

Pendant que le gouvernement travaillait en France à la désunion des congrégations religieuses, et autorisait contre elles le débordement le plus éhonté de calomnies et d'exhibitions malsaines, son représentante Rome, M.* Desprez, s'efforçait d'ame-

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jier le Saint-Père à sacrifier les Jésuites et à séparer leur cause de celle des autres religieux.

A Rome, au début, y avait-il eu une certaine hésitation ? On serait porté à le croire, dit le R. P. Le Doré ; le Nonce qui, sur le point de l'autorisation, se montrait ferme, ayant appris ce qui s'était passé dans la réunion générale des religieux, appela près de lui, le soir même du 27 avril,, le R. P. Bousquet, supérieur de Picpus, et le chargea d'aller immédiatement communiquer au secrétaire d'Etat et du Souverain Pontife les résolutions des congrégations. Trois jours après, le P. Bousquet était au Vatican. Le Cardinal Nina lui affirma, au nom du Pape, que c'était le droit et le devoir des religieux de se défendre comme ils voulaient le faire. Le Souverain Pontife, à son tour,lui exprima la satisfaction qu'il éprouvait de leur union et de la virilité de leurs résolutions.

L'ambassadeur, M. Desprez, multiplia inutilement ses [démarches auprès du secrétaire d'Etat et des cardinaux. Gambetta vint à son aide. 11 avait à Rome deux correspondants, prêtres-français, qui le renseignaient fréquemment sur les sentiments et les intentions de la cour romaine, et sur les personnages de l'entourage pontifical . Par eux le Président de la Chambre tenta de créer chez les cardinaux qu'ils approchaient un courant favorable au-x instructions de l'ambassadeur français. Toute cette diplomatie échoua. Les décrets étaient promulgués depuis plus de cinq semaines, et les démarches du gouvernement français à Rome étaient restées infructueuses. L'union entre les religieux était plus ferme que jamais.

N'ayant pu obtenir du Vatican ni l'évacuation

Spontanée des maisons des Jésuites, ni la soumission des autres Congrégations, le ministre des Affaires étrangères se mit alors en frais lui-même et tenta d'arriver à cette capitulation par une autre voie. Il s'adressa directement aux Congrégations par Tentremise d'un de ses amis, qui entretenait des relations avec plusieurs Ordres. Démarches, sollicitations, promesses, menaces même, rien n'y fit. L'affaire fut portée au Comité et discutée longuement. Finalement tous les membres présents résolurent de ne pas déserter le terrain sur lequel ils s'étaient établis, celui de la résistance légale.

A la fin de juin, les deux partis en présence gardaient leurs positions du commencement d'avril : d'un côté les congrégations restaient unies dans l'attitude ferme et décidée que Rome approuvait ; de l'autre, le Gouvernement, qui avait multiplié ses intrigues, ses prières et ses menaces, se préparait dans l'ombre à perpétrer un honteux attentat contre les droits de la conscience, la liberté de domicile et la liberté individuelle.

A Paris, l'expulsion devait se borner, le 3o juin, aux seuls prêtres de la Compagnie de Jésus, qui habitaient la résidence dite de Saint-Germain, 35, rue de Sèvres. La veille au soir, à neuf heures, le préfet de police avait fait apposer les scellés sur les portes de la chapelle, conformément aux ordres du ministre de l'Intérieur. Le commissaire de police, M. Clément, malgré les observations qui lui furent faites, poussa l'inconvenance jusqu'à ne pas laisser

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retirer Je Saint-Sacrement. Cet acte sacrilèg-e fut JLig-é sévèrement, même par les indifférents.

Le crochetag-e de la maison commença de grand matin. On avait espéré, par cette précaution, mais inutilement, diminuer l'importance de la manifestation qui s'annonçait en faveur des religieux expulsés.

. A cinq heures, les rossignols fonctionnent, des coups de maillets retentissent, la porte cède, et deux commissaires, suivis de leurs agents, se précipitent dans l'intérieur du couvent, après avoir ordonné de faire évacuer la cour d'entrée par tous les témoins de cette scène hideuse, même les journalistes.

Le lendemain de cette triste scène, la Providence ménageait aux expulsés un spectacle reposant, et aux fidèles une démonstration religieuse vraiment consolante. Les scellés furent levés provisoirement, et les hosties consacrées furent retirées du tabernacle. Mgr Richard, coadjuteur de l'archevêque de Paris, accompagné de dix mille personnes, se rendit de la résidence à l!église de Saint-Sulpice, où un salut d'expiation fut donné. Le Préfet de police ne put s'empêcher de témoigner son étonnement devant cette manifestation grandiose.

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