II. — La résistance
L'union et l'élan des catholiques furent d'abord admirables. L'Univers, qui, plus tard, à l'heure où la politique de ralliement et l'esprit de concessions auraient divisé les Congrégations, devait attribuer à l'esprit réfractaire le blâme contre les soumissionnistes, prêchait la résistance et attaquait le Gouvernement avec une violence, ou, si l'on veut, une fermeté, que la Vérité n'a. jamais dépassée.
L'article de M. Eugène Veuillot, du i4 avril 1896, avait pour titre : De M. Ribot et de Pilate :
Le Vendredi saint de l'an 1896 aura été, en France, un jour de triomphe pour les juifs et les alliés de la Juiverie ; opportunistes, radicaux, socialistes, franc-inaçons.
Toute cette bande, conduite à l'assaut par un de ses
employés les plus soumis, M. Ribot, ancien mag-istrat impérial, aujourd'hui président du Conseil, a vaincu le droit, la justice, la charité. Elle tient une loi qui lui livre les religieux, les religieuses et la vie de leurs œuvres. C'est un grand succès. Plus on fermera de couvents, plus il y aura de recrues pour les écoles sans Dieu, l'anarchie, le vice elle bagne. Oui, c'est un grand succès.
Et comme il ne suffisait pas à nos législateurs de ruiner légalement les congrégations, ils ont voulu que la loi, non contente de les dépouiller, les outrageât. Les voilà soumises pour leur liberté et leur pain aux caprices du juif, du sectaire, du sauteurqui sera de passage au pouvoir. Les autres contribuables ont des juges, les congrégations relèveront du bon plaisir d'un ministre quelconque; aujourd'hui M. Ribot, demain M. Thévenet ou je ne sais quel franc-maçon, M. Gadaud peut-être. Le mieux qu'elles puissent espérer, c'est quelque Pilate tremblant comme l'ancien de perdre sa place et prêt à sanctionner toute iniquité pour plaire au César qui s'appelle la majorité, tremblante elle-même devant un autre César, le vrai ; la canaille libre-penseuse.
Voilà donc M. Ribot au comble de ses vœux ; ce soir il aura le budget et tiendra ferme son portefeuille. Peut-être même croit-il avoir fait son devoir en homme de bien et en homme d'Etat. N'a-t-il pas réclamé contre l'aggravation de l'impôt d'accroissement comme Pilate avait demandé qu'on se contentât de frapper le juste sans prendre sa vie. Et après ce grand effort ne s'est-il pas lavé les mains du vote qu'allait rendre le Sénat, comme le fit Pilate du crime qu'allait commettre le peuple juif?
Il ne faut pas pousser le rapprochement plus loin . Pilate eut des inquiétudes de conscience ou de sentiment et presque des regrets. Nul ne peut croire qu'il en soit de même de M. Ribot. Par situation politique et pour se ménager une chance près des modérés du centre gauche, il a dit, du bout des lèvres, qu'on allait peut-
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être un peu trop loin ou trop vite ; mais le chiffre qu'il proposait, le ton qu'il apris, les paroles venimeuses qu'il a dites ont montré son désir, sa résolution d'abaisser, puis de ruiner les cong'rég'ations. Qu'il ait ag-i de la sorte par haine de sectaire ou calcul d'ambitieux, qu'importe ; c'est un ennemi déclaré. Traitons-le en ennemi.
Pilate, qui avait cru s'assurer son emploi, connut bientôt la disgrâce. Bientôt aussi M. Ribot aura contre lui beaucoup de ceux dont il vient de servir les passions.
Travaillons de notre côté à précipiter sa chute. Nous demandons à tous les députés catholiques de voter en toute occasion contre ce ministère, dût sa chute profiter aux radicaux. Je ne vois pas ce que nous pourrions y perdre, quant à la conduite du gouvernement, et je crois que nous y gagnerions du côté de l'action.
Si nous n^ arrivons pas à nous faire craindre, n'espérons pas rentrer dans nos droits.
Le 20 ayril, l'Univers, sous la même plume, dit encore :
Il y a du traître en M. Ribot. Conservateur impérialiste au début de sa carrière, plus tard républicain modéré, le voilà l'homme des radicaux. Jusqu'où ira-t-il pour garder sa place? Son passé faisait cependant espérer à certains de nos sages que, dans cette campagne contre les congrégations, il ne voudrait pas pousser les choses à l'extrême. — « Il doit lui rester quelquepudeur nous disait-on; sachons ne pas l'irriter par trop de défiance ; ces niénagements relatifs et tout personnels ne pourront nuire à la cause et peut-être la serviront-ils? »
C'était se tromper sur le caractère de M. Ribot. S'il n'est pas comme les Saucissonniers du Vendredi Saint, un adversaire grossier de l'Eglise, il est de ceux qui la jalousent, nient ses droits et veulent lui enlever toute force. C'est un ennemi. Il promet maintenant d'appliquer avec modération sa loi. N'en crovons rien. Ce n'est
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pas de modération qu'il va user, c'est d'hypocrisie. Le devoir est donc de travailler ferme à sa chute (i).
Et, quelques jours après, 5 mai, M. Eugène Veuillot signe encore ce chaleureux appel, où sa polémique subséquente obligerait à voir un élan prématuré :
C'est avec une satisfaction grave, une émotion profonde que nous félicitons les congrégations d'opposer la résistance passive, le non possumus auquel l'Eglise doit tant de victoires, à la loi sectaire et d'exception qui les fi'appe dans leurs ressources pour tuer leurs œuvres.
Cette résistance, — qui s'appuie sur le droit — le devoir, bien compris, résolument accepté, le demandait. Mais l'importance môme des intérêts en cause et la diversité des situations rendaient l'accord difficile. L'hésitation s'expliquait. On pouvait, en effet, au nom d'une certaine sagesse, chercher des atermoiements, rêver des arrangements, espérer enfin qu'en ne brisant pas par un non ! définitif on s'arrangerait, vaille que vaille : les œuvi'es auraient à souffrir, mais ne mourraient point. C'était presque tentant.
Ici, à l'Univers, où nous demandions avec netteté et en dehors de tout calcul pobtique la résistance, nous la faisions au nom du droit et sans prétendre tracer aux
(i) Le lecteur pourra mesurer le chemin parcouru depuis lors, en comparant ce langagce avec celui de M. Pierre Veuillot, le 22 décembre 1906, à l'occasion de l'entrée à l'Académie du même M. Ribot et de son discours de réception : « S'il y avait lieu, ici, de discuter, nous aurions évidemment plus d'une réserve à faire. Mais non : depuis longtemps déjà, quand il s'agit de l'illustre orateur, de ses paroles, de ses actes, nous sommes accoutumés à négliger ce qui nous divise pour nous occuper seulement de ce qui nous rapproche. C'est une habitude à laquelle nous ne voulons pas manquer aujourd'hui. Nous applaudissons de tout cœur à l'entrée de M. Ribot parmi les Quarante. Il y est à sa place. 11 honore l'Académie autant pour le moins qu'elle l'honore. La dignité de sa vie lui méritait d'y siéger tout comme son grand talent . Et la cause nous est devenue presque commune, qui bénéficie du supplément d'autorité que celte élection donne, à l'adversaire si redouté des jacobins. »
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congrég-ations leur devoir. Ce n'est pas que nous eussions le moindre doute sur la nécessité de résister pour protéger le présent et sauver l'avenir, mais nous trouvions délicat de prendre vis-à-vis des congrégations l'attitude de conseiller impérieux prétendant imposer à d'auti'es des sacrifices qu'eux-mêmes ne feront point. Maintenant la question est tranchée, et il s'agit de soutenir ceux qui, dans l'intérêt de tous, vont combattre au premier rang;
C'est un grand exemple que nous donnent les congrégations. Saurons-nous le faire fructifier? Jusqu'ici, parmi nous, la parole l'a de beaucoup emporté sur l'action ? Que de discours irrités, que d'articles échauffés ont menacé l'ennemi d'une guerre à outrance et n'ont été •suivis d'aucun effort sérieux, prolongé. On avait beaucoup parlé, beaucoup écrit, n'était-ce pas assez? Cette fois, voici un acte. Il vient de ceux que nous avons l'obligation étroite, absolue, de soutenir, de protéger. Pour les combats de.cette sorte, nous devrions être devant eux afin de recevoir les premiers coups; ils sont devant nous.'
Si toute l'armée catholique n'entre pas en ligne, ce sera un écrasement, un désastre une honte. Au contraire, si tous, prêtres et laïcs, nous agissons avec fermeté, de cette crise qui doit nous unir et nous organiser sortira le salut. Nous avons prouvé aux républicains honnêtes et à la masse conservatrice du pays que nousne sommes pas les ennemis quand même de la forme républicaine ; prouvons maintenant aux républicains sectaires que nous entendons défendre, coûte que coûte^ nos droits.
Enfin, pour borner ces cilalions, le directeur de l'Univers écrit le i4 juillet, après l'interpellation de M. Goblet sur une circulaire de Mgr Sonnois i
D'ailleurs, si important que puisse être, en cette matière, l'avis d^un prélat comme Mgr l'archevêque de
Cambrai, cet avis ne saurait trancher la question qu'il a lui-même posée sans jug-er nécessaire ou opportun de conclure. C'est à tout l'épiscopat de parler le jour où il le jug-era bon, et à moins d'une intervention de Rome, c'est aux congrégations elles-mêmes de prononcer le mot décisif.
Ce mot, nous l'attendons avec respect, confiance et émotion. Notre rôle n'est pas de chercher à le dicter, mais il nous appartient de dire toute notre pensée :
Nous rappelons les principes, nous défendons le droit et,convaincus que, pour protéger celui-ci et rester fidèle à ceux-là, il faut résister, nous faisons des vœux pour la résistance.
Nous ajoutons que cette résistance passive, légale, chrétienne, appuyée sur l'ensemble de nos institutions, sur le droit commun tant invoqué de nos ennemis, ne sera pas de la rébellion, et que si elle ne peut arrêter aujourd'hui les persécuteurs, elle gardera du moins aux persécutés l'avenir.
La Croix, elle aussi, entre vaillamment en ligne. On peut dire qu'elle se réveille et se perd. Créée comme organe d'opposition résolument catholique, et de résistance à la déchristianisation du pays, elle avait dû, par déférence pour une auguste volonté, se mettre au bas diapason de la politique de ralliement. L'absurdité par laquelle débute l'article cité ici montre à quel niveau cette politique réduisait les esprits. Les Pères Assomptionnistes revenant, pour sauver leur existence et celle des autres Congrégations, au combat qu'ils avaient d'abord glorieusement mené, allaient au-devant d'un autre danger; ils ne pouvaient, il est vrai, prévoir qu'on les sacrifierait aux réclamations du Gouvernement. L'article du 22 mars 1896 est intitulé: Ribot-Ferry:
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Aurait-on le droit d'obéir à une loi qui prescrirait de l'enverser la République ?
Non, ce serait inconstitutionnel.
Eh bien ! la loi Ribot contre les congrég-ations, qui a succédé hier à la loi Ferry de 1880, ne peut pas être obéie, car elle viole ouvertement la Constitution.
Des députés ne peuvent point dire : les littérateurs, les calvinistes ou les cordonniers nous déplaisent, nous leur ferons payer en double ou en triple les impôts des portes et fenêtres, et' nous aurons de l'arg-ent.
C'est ainsi que les sultans d'Orient ag-issaient contre les pachas, mais notre Constitution est autre que celle des sultans d'Orient.
Le caractère de la loi Ribot est tellement rillég"alité, l'arbitraire et la haine contre une classe de citoyens que M. Ribot, à deux ou trois reprises, a cru devoir insister dans la discussion afin que rien ne fût traité devant les tribunaux, mais g"racieusement par le ministre.
A-t-on jamais vu un miiiistre insister de la sorte, et les tribunaux ne sont-ils pas toujours destinés à faire exécuter les lois ?
Exécutons les lois :
Il n'y a d'autre loi existante contre les citoyens qui vivent en commun, qui ne réclament aucun privilège, n'ont pas la personne civile, que la loi invoquée par M. Ferry, lorsqu'il expulsa des propriétaires inoffensifs de leurs immeubles en 1880. C'est la loi déclarant les ordres relig-ieux dissous et prescrivant à l'article 2 la peine de mort contre ceux qui les rétabliraient. Si c'est là encore une loi existante, comme l'a inventé M. Ferry, de triste mémoire, on ne devrait pas, sous le nom menteur d'impôt, lever une amende énorme, mais guillotiner : dura lex, sed lex.
Ce serait certes moins hypocrite que de dire : « Je ne vous connais pas; si je vous connaissais, je serais obligé ûe ne pas tolérer votre emploi : mais payez-moi un impôt spécial à cause de votre emploi. »
Dans cette situation, on sait si peu où trouver les responsabilités que l'article 8 de la loi votée hier porte cette inénarrable rédaction :
« Pour les cong-rég-ationSjCoinniunautés et associations religieuses, l'action en recouvrement de la taxe sera valablement dirig-ée, pour celles non reconnues, contre tout membre ag-rég-é a un titre quelconque aux dites cong-rég-ations, communautés et associations. » (Adopté.)
Ainsi le premier individu qu'on prendra au collet dans la maison devra payer pour les autres ; un professeur de piano, par exemple, s'il est solvable, sera de bonne prise, et on pourra saisir tous ses biens à cause d'un droit d'abonnement qu'on d'ésire prélever à cent lieues de là sans faire scandale, en saisissant l'immeuble d'un collèg-e où il n'a jamais enseig-né à faire des gammes.
De telles lois suppriment toute idée g-énérale de justice, toute notion de droit naturel, et violent ouvertement l'ég-alité des citoyens devant la loi, et devant l'impôt et la Constitution.
Accepter qu'on puisse ainsi taxer une série de citoyens, en raison de leurs pratiques relig-ieuses accomplies isolément ou en commun, ce serait permettre aux francs-maçons de dire : Nous taxons ceux qui prient à Lourdes ou ailleurs. Pourquoi demain n'atteindraient-ils pas les journalistes ?
Le grand tort de M.Glausel de Cousserg-ues et d'autres ont été d'admettre contre les relig-ieux le principe même de l'arbitraire.
Lorsqu'on demandait les déclarations multiples pour une loi d'accroissement inexplicable, illég-ale, inconstitutionnelle, et que ces déclarations, en certaines circonstances, rendaient l'impôt plus fort que la somma héritée, M. Glausel de Cousserg-ues, au lieu de crier à l'illégalité et d'opposer un refus catégorique au nom du principe absolu de l'égalité devant l'impôt, a cru qu'il fallait crier miséricorde. Il a donc dit: « Si vous daignez vous
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contenter d'un droit d!abonnement, ce serait mieux réparti. »
On l'a pris au mot et on a proposé un vol à l'abonnement, vol uniforme fixé à o fr. 3o.
Hier, M. de Gousserg-ues venait à nouveau plaider, non contre la spoliation, mais implorer pitié, en suppliant qu'on votât seulement o fr. 20 à certaines cong-rég-ations et 0 fr. 3o aux autres.
On ne doit pas plus accepter o fr. 01 d'abonnement pour les cong-rég-ations que o fr.20ou o fr. 3o ouo fr.5o, car si l'on admettait en principe le droit de l'Etat à une taxe arbitraire de o fr. 01, il n'aurait qu'à l'accroître comme on accroît les impôts lég-itimes levés sur les citoyens. Il est étonnant même que l'Etat n'ait pas tendu ce pièg-e aux congrég-ations de femmes, qui eussent été heureuses d'en être quittes pour un petit centime, et qui eussent approuvé ainsi le principe de la spoliation.
M. de Gousserg-ues, en défendant les cong-rég-ations, a ag-i comme les malheureux tombés aux mains des brigands et qui nég-ocient de leur rançon, sans souci de leurs droits. Ils supplient, lorsqu'on veut leur trancher le nez et les oreilles, qu'on daig-ne se contenter de prendre les oreilles. En sommes-nous là ?
Cependant, plusieurs cong-rég-ations effrayées se sont placées à ce même point de vue, acceptant de devenir des parias dans la nation, afin de sauver au moins quelque chose du naufrag-e.
C'est là un dang-er très g-rave, et si les relig-ieux en payant, si peu que ce soit, acceptaient " qu'on les mît hors la loi de leur pays et de la Gonstitution, ils seraient wmplices non seulement de la persécution de leurs Irères, mais ils cesseraient d'être des constitutionnels et • feraient un coup d'Etat avec M. Ribot.
N'acceptez pas plus la loi Ribot que la loi Ferry, ces deux lois sœurs sont identiques. M. Ribot n'a que l'hypocrisie en plus.
Le Moine.
-38o LA POLITIQUE RELIGIEUSE
Mais voici une note toute différente. Sous ce titre : Une nouvelle comédie. La résistance des Congrégations, Edouard Drumont écrit dans la Libre Parole du 27 avril :
On se demande ce que peuvent espérer des journaux comme l'Univers, la Vérité et la Croix, qui, non contents de déclarer, avec infiniment de raison, que l'impôt sur les congrégations est une monstrueuse injustice, affirment hautement que les cong-règ-ations résisteront. A qui pensent-ils faire illusion? Sur qui comptent-ils s'appuyer pour la résistance ?
Le Pape seul aurait autorité pour ordonner la résistance. Dans certains diocèses, sur 200 congrég-ations de femmes, une douzaine seulement dépendent de l'évêque; les autres relèvent directement de Rome, et l'évêque ne pourrait toucher à leur direction temporelle sans être blâmé aussitôt.
Les journaux, dont nous parlons savent parfaitement que le Pape, circonvenu et trompé, ne donnera pas l'ordre de résister. Il* est clair que Ri bot a raison lorsqu'il déclare'qu'il ne se serait pas embarqué là-dedans sans avoir la certitude qu'il ne trouverait devant lui qu'une désapprobation de pure forme.
Le Monde, du même jour, nous renseig^ne sur l'attitude de M. Ribot, à laquelle Edouard Drumont fait allusion :
On a quelque droit de penser que M. Ribot lui-même a conscience de l'irrationalité de sa conduite, car, pour rendre plausible l'indignité de sa politique, et donner le change en cette occasion, voici, en substance, les propos qu'il répand dans les cercles parlementaires et qui constituent vis-à-vis du Saint-Siège une abominable calomnie- Il n'y a pas lieu de s'émouvoir outre mesure, aurait dit M. Ribot; des protestations de quelques évêques, des