CHAPITRE V
Les pèlerinages et Congrès de la Démocratie chrétienne.
î. — Les Congrès ouvriers
Il faut disting-uer dans îa vie de la Démocratie catholique française, après l'Encyclique Rerum Nouàrum, deux actions différentes : le mouvement démocratique chrétien proprement dit, comprenant l'ensemble des idées, des œuvres et des hommes qui tendaient à organiser la démocratie sur des bases chrétiennes, et le mouvement démocratique ouvrier, aspect particulier et fraction du premier. Ce mouvement ouvrier, parti de Reims et du Nord, reste concentré autour de ses deux points d'origine.
Il eut son développement dans les années 1894, 1895, 1896, grâce à de puissantes individualités, et toujours, dit M. Fabbé Dabry, « sur les apostoliques instances de M. Léon Harmel qui fut admirable ».
Le premier Congrès des cercles chrétiens fut convoqué à Reims en 1898. On peut reconnaître, dans les tendances qui en inspirèrent la formation, l'esprit qui devait présider plus tard aux organisations du Sillon, et la recherche par des catholiques de ce terrain neutre que le libéral Mgr Ireland les pressait
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de créer, puisqu'il n'existait pas (i). Sing-ulier prou-rès du catholicisme.
La Vérité du 9 juin 1898 faisait avec beaucoup de justesse la critique de ce progrès :
Les mots perdent si souvent leur sens dans la bouche de nos contemporains qu'il n'est pas inutile de rechercher en quoi les cercles chrétiens, dont le congrès ouvrier à Reims a révélé l'existence au public, diffèrent des cer~ des catholiques d'ouvriers tels qu'ils existent depuis plus de vingt ans.
Cette étude est d'autant plus nécessaire que la fondation des cercles chrétiens est poursuivie avec ardeur par un certain nombre d'hommes d'œuvres,tandis que beaucoup d^autres les envisagent avec une légitime défiance.
Ces craintes sont-elles justifiées ? En quoi les cercles chrétiens se distinguent-ils des cercles catholiques ?
Un article extrait des Annales de N. D. de l' Usine, et distribué comme document de propagande en faveur des nouveaux cercles, nous expliquera dans quel sens. ils entendent être appelés chrétiens.
« Les cercles d'études sociales ont pris le surnom de chrétiens, non point parce que leurs membres y apportent la foi et des convictions religieuses, mais parce que leurs adhérents, se plaçant,au moins pour quelque temps, au point de vue chrétien, se proposent d'étudier les solutions que donne l'Eglise au problème social, et de décider ensuite, avec connaissance de cause, si la religion peut,' comme elle l'affirme, donner satisfaction com.plète à leurs légitimes revendications. »
Ce qui résulte le plus clairement de cette déclaration quasi-officielle des organisateui's de l'œuvre, c'est que son caractère chrétien est conditionnel et précaire, jusqu'à ce que les ouvriers qui n'apportent pas nécessairement au cercle « la foi et les convictions religieuses » « décident » avec connaissance de cause « si la relisfion
(1) Les Idées du Sillon, page i35 (3« 614° éditions).
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peut, comme elle l'affirme, donner satisfaction complète à leurs justes désirs » .
Ceci prête évidemment à de graves et nombreuses critiques.
Réunir des ouvriers qui ne sont pas chrétiens, pour étudier provisoirement l'enseig-nement social de l'Eg-lisc et « décider » ensuite si elle possède, « comme elle l'affirme », la solution des problèmes les plus débattus de notre temps, c'est s'appuyer sur un principe purement rationaliste et donner ouverture aux plus dang-ereux écarts.
Mais les cercles chrétiens de Reims ne sont pas précisément, en fait, tels que les documents officiels nous les présentent en théorie.
Ils ont été fondés par des ouvriers chrétiens, convertis sans doute de l'anarchie ou du socialisme, mais ayant toute l'ardeur du néophyte.
Le prêtre y a sa place, non pas en droit, mais en fait ; il y est écouté, aimé, respecté ! Il n'y a pas d'aumônier en titre, mais plusieurs ecclésiastiques viennent tour à tour prendre part aux discussions.
Les patrons ne sont pas davantag"e exclus des cercles chrétiens. Ceux qui les fréquentent ont sur les ouvriers de ces cercles une influence personnelle très grande, bien qu'elle ne soit pas consacrée par les statuts. C'est à leurs g-énéreux subsides, que les cercles doivent, en grande partie, leur existence miatérielle.
Enfin ce sont des membres des œuvres' ouvrières catholiques, de Notre-Dame de l'Usine, des Cercles catholiques de Reims et du Val-des-Bois qui sont l'âme et la tête des cercles chrétiens.
On comprend désormais que, dans de telles conditions, ces institutions n'aient pas justifié les appréhensions de ceux qui les jug'ent d'après leurs programmes et leurs règ"lements.
Celui qui, se fiant aux textes écrits et concluant des résultats obtenus à l'excellence des principes posés, vou-
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drait tenter l'expérience, se ménagerait donc de cruelles déceptions.
Fonder une réunion d'ouvriers non chrétiens, et livrer à leur examen l'enseignement social de l'Eglise ; abandonner à leur jugement la décision suprême en ces matières, les établir en droit dans une complète indépendance vis-à-vis des classes dirigeantes et du clergé luimême, ce serait courir aux plus lamentables échecs.
L'ouvrier honnête et chrétien suit naturellement la direction de ceux quilui ont inspiré confiance, son admirable bon sens le guide à merveille dans les choses dont il a l'expérience et qui ne dépassent pas l'orbite ordinaire do sa vie. On peut donc, avec de tels éléments, de l'habileté, de la prudence, et un ascendant moral suffisant, obtenir de sérieux résultats ; mais il faut avoir soin de jioser ces restrictions et de préciser ces réserves, si l'on veut que l'expérience soit tentée utilement ailleurs.
Pourquoi donc présenter l'œuvre sous un jour trompeur et donner ainsi le change à ceux qui, de bonne foi, seraient tentés de la reproduire ?
Prétend-on attirer par là les vrais socialistes? Ce serait d'une habileté bien contestable et bien dangereuse.
Les bonnes choses gagnent toujours à être montrées telles qu'elles sont. La première condition d'existence pour une œuvre chrétienne, c'est d'affirmer hautement les principes qui font sa, force et sa vie.
Elle le doit à ses adversaires, elle le doit à ses membres et à ses amis.
Quelle pernicieuse influence ne peut pas exercer sur l'esprit des ouvriers chrétiens cette contradiction entre le caractère que leur cercle prend au dehors et celui qu'il i^ en réalité, entre ces déclarations d'un libéralisme fort peu catholique, et la foi, la piété même de tous ceux qui dirigent l'œuvre ?
• Dans leur jugement simple et droit, ils ne croiront pas à la sincérité des programmes, et de ceux qui les soutiennent, ou bien ils croiront à la vérité et à la justice
des thèses rationalistes et libérales sur lesquelles ils reposent.
Dans un cas comme dans l'autre, le mal sera grand, pour eux-mêmes et pour leurs cercles.
Les autres cercles, les vieilles œuvres, qui reposent sur le principe de l'affirmation catholique, et qui se proclament telles, subiront, on peut le craindre, le contrecoup de ce mouvement, plus hardi qu'il n'est sage.
On est tellement poi'té, de nos jours, à se déguiser, à poser pour ce que l'on ne saurait être, on aime tant à changer de drapeau, ou plutôt à cacher le sien pour en arborer un autre, qu'on n'aime ni n'estime !
Verra-t-on des œu^Tes ouvrières, des cercles catholiques se transformer en réunions « d'une tolérance sans limites et sans bornes » où le prêtre n'aurait plus qu'une influence personnelle et précaire ?
Ainsi, la grande force de nos œuvres ouvrières, l'intransigeance de la doctrine et l'affirmation de la foi, serait brisée, ou tout au moins affaiblie; et les cercles chrétiens, qui puisent toute leur vitalité dans ces œuvres, n'auraient pas longtemps le droit de garder leur surnom.
Qu'ils se montrent donc à visasse découvert devant leurs am.is et leurs ennemis; qu'ils s'appuient sur des principes sûrs, capables de les soutenir et de les sauver aux jours de crises; qu'ils soient, en un mot, des œuvres catholiques,, et ils pourront alors être et rester des cercles chrétiens.
M. Harmel, le « Bon Père «^ n'ayant pas trouvé à son goût ces observations, y répliqua par une lettre dans la Croix de Reims dont la Vérité releva l'injure avec une légitime indignation.
Il disait :
Des journaux et des revues catholiques (au moins conservatrices) (!) parmi lesquels je citerai seulement la
Vérité et la Science sociale, n'ont rien trouvé de mieux à faire que de critiquer cette manifestation, d'en tirer des dang-ers imag-inaires par lesquels ils essaient d'effrayer leurs lecteurs.
Je sais bien qu'au fond il y a entre ces journaux et nous une différence de principe ; ils considèrent l'ouvrier comme an être inférieur et dangereux, comme un sERViLE pour lequel l'oppression ou la révolte sont les seules alternatives ; craignant la seconde, ils sont pour la première.
Mais ne peut-on ajouter qu'ils sont des maladroits?
Vous ne voulez pas que le travailleur ait ses droits ; mais alors il n'a pas de devoirs, et dès lors quelle sécurité pouvez-vous avoir pour votre propriété et votre vie(i)?
Sur le fond, on objecta contre les critiques de la Vérité que l'influence des patrons chrétiens sur les cercles réunis en Congrès n'était pas aussi grande qu'on le supposait : « Le patron chrétien n'a eu à Reims ni la volonté ni surtout le talent d'intervenir; pas un seul membre des cercles catholiques nefig-ure dans la nouvelle œuvre (2). »
11 faut reconnaître alors que, d'une année à Tautre, les choses avaient bien changé, car voici ce que raconte M. l'abbé Dabry :
Le premier Gong-rès ouvrier, en 1898, avait été une conquête. Un second eut lieu, encore à Reims, les 12, i3 et i4 mai 1894, qui, à la fois marqua le chemin parcouru et imprima à la marche en avant une impulsion sing-ulière. Tandis que le premier n'avait pu se recom^mander que du seul nom de M.Harmel, le second compreuaitun certain nombre de sommités dans son comité de
[y) La Vérité, 12 Juillet i8g3.
{i) La Vérité, i4 juin 1898.
patronag-e. On y relevait les noms du cardinal Lang-énieux, de JMgr Coullié, archevêque de Lyon, du Très honoré Frère Joseph, supérieur général de Tlnstitut des Frères des écoles chrétiennes, de M. de Lapparent, de M. de Marg-erie, de l'abbé Garnier^ du colonel Arnould, directeur de l'Ecole des hautes études industrielles de Lille, etc.
Le jour de l'ouverture du Gong-rès, M, Harmant, ingénieur beige, Mgr Petit, délégué de Mgr Goullié, l'abbé Lemire et quelques autres personnalités vinrent encourager les ouvriers de leur présence. Les niembres du Congrès étaient au nombre de six cents, représentant plus de cent soixante associations ou groupements ouvriers. Le programme toujours simple efc pratique offrit à ces honnêtes travailleurs l'occasion d'exercer et de montrer leurs facultés d'intelligence et de jugement autour des intérêts qui les concernent et, étant investis d'une certaine responsabilité, de prouver qu'ils n'étaient pas inaccessibles aux conseils de la sagesse. L'impression produite par le Gongrès fut énorme, je veux dire extrêmement favorable tant sur le monde de la bourgeoisie catholique que sur les ouvriers. Geux des ouvriers qui n'étaient pas de la région de Reims se sentirent piqués d'émulation et n'eurent pas de peine à répondre à un des principaux vœux du Gongrès qui poussait à la multiplication des groupements ouvriers et surtout à leur Fédération en unions régionales sur le modèle de l'Union démocratique du Nord (i).
Successivement cinq grandes Unions démocratiques ouvrières furent formées, qui, ajoutées aux groupements non fédérés disséminés soit dans la région de Lyon, soit dans le Midi, représentaient une quantité assez considérable d'associations et vingt mille membres. Un Gongrès national, destiné
(i) Les Catholiques républicains, page 882.
àresserrer ceVaste ensemble et à l'organiser pour une action commune, était tout indiqué et fut décidé pour 1896.
L'historien de ce mouvement, M. Fabbé Dabry, en signale deux résultats, « deux événements qui furent comme deux nouvelles étapes dans le mouvement ascensionnel de la Démocratie chrétienne » .
Le premier est le triomphe- de l'idée syndicale ouvrière par opposition à l'idée de syndicat dit mixte, composé mi-partie d'ouvriers, et de patrons . Les adversaires catholiques du mouvement ouvrier , se voyant débordés par le progrès irrésistible de l'idée démocratique, avaient concentré dans leurs efforts sur ce concept de syndicat mixte soi-disant indispensable pour éviter la guerre des classes. Les ouvriers chrétiens, ayant des intentions droites et ne poursuivant d'autre but que la paix sociale, ne laissaient pas que d'être un peu troublés par cette campagne. Mais les organes de la démocratie chrétienne et le président de l'Union démocra- * tique du Nord, M. Leclerq, dans les Congrès qui se tinrent à intervalles très rapprochés, surent montrer tout ce qu'il y avait d'illusoire à ne permettre aux ouvriers de discuter leurs intérêts que devant les patrons et tout ce que la gravité exigeait, de part et d'autre, pour la découverte du vrai remède, de liberté et d'indépendance : ce qui d'ailleurs ne fermait nullement la porte, au contraire, à la création d'organes mixtes destinés à mettre l'accord entre les résolutions. Au plus fort de la bataille, le syndicat des Vrais Travailleurs de Roubaix, qui prenait une extension de plus en plus considérable, sous l'impulsion de son président, M. Wagnon, invita l'abbé Lemire, puis l'abbé Naudet, à venir apporter dans le débat le poids de leur autorité et de leur parole. Après ces deux grandes manifestations la cause fut gagnée (i).
(i) Nous nous bornons ici à constater le fait, sans rentrer dans la discussion. Rien de plus déniocratique, assurément, que l'évincé-
Le second événement à sig-naler est la nomination de M. Harmel comme président général de l'Œuvre des Cercles d'ouvriers, dans le dernier mois de l'année 1896. Là, aussi, parmi tous les tiraillements qui avaient précédé et les hostilités sourdes qui avaient suivi l'encyclique/?era/7i Novaram, l'idée démocratique triomphait. L'homme qui la personnijBait avec le plus d'éclat et de vérité, M. Léon Harmel, était appelé à dirig-er désormais les destinées de cette œuvre qui avait été la racine de toutes les autres, qui la première avait sonné le réveil des consciences et jeté dans la discussion publique ces «questions vitales que personne ne soupçonnait. Ellemême, sous son propre élan, avait marché avec les autres.
L'œuvre s'était, en effet, développée et, loin de se croire anéantie sous de flot démocratique, elle pouvait s'applaudir d'avoir réussi à élever les classes inférieures si elle se trouvait, en l'an de grâce 1896, en présence d'une sorte de Parlement ouvrier.
Le Congrès, — poursuit M. Dabry, — avait \été fixé aux 24. 26 et 26 mai 1896, et il devait se tenir à Reims- Get honneur revenait bien à la ville qui avait été le laerceau de la démocratie chrétienne; en outre, en cette année 1896, on célébrait dans la ville où avait été baptisé Glovis, le quatoi-zième centenaire de cet événement d'où était sortie la France chrétienne; elle avait été désig-née comme un lieu de pèlerinag-e, comme le point d'appel de manifestations pieuses et de témoig-nag-es de reconnaissance. Aucun endroit n'était plus. propice pour permettre à la démocratie chrétienne d'affirmer de quel esprit elle était et à quelle source elle comptait prendre
ment des patrons, l'organisation séparée des ouvriers, et, comme le Sillon devait le préconiser plus tard, le relèvement du prolétariat par ses seules forces. Quant à être, en cela, d'accord avec l'Encyclique Rerum Novarum et avec toute la direction de l'Eglise, c'est une autre affaire. Nous avons reproduit ailleurs un magistral article de M. Auguste Roussel, directeur de la Véi'ité, sur cette interprétation (Les Erreurs du Sillon, pages 245 et suivantes).
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ses inspirations pour assurer à la France la continuatioDy dans l'avenir, de son passé de g-loire.
La Commission avait divisé le programme et le questionnaire qui y était joint en deux g-randes parties : intérêts généraux, intérêts particuliers. La première partie comprenait trois sections : le principe çlu^étien, le prog-ramme ouvrier, l'organisation ouvrière; la seconde partie en comprenait quatre : l'agriculture, les petits métiers, la grande industrie, les employés avec l'indication, à côté de chaque énoncé, de l'idée réformatrice dominante, c'est-à-dire les associations agricoles la réorganisation professionnelle pour les petits, métiers, les abus à réformer dans la grande industrie, et, pour les industries, et, pour les employés, 'des revendications spéciales.
Une question qui souleva des doutes, et donna lieu immédïatem.ent à une discussion, fut celle de l'attitude politique du parti. «Un parti est une personne morale, il ne peut sè tenir dans une neutralité passive touchant la forme du gouvernement. »
Quelques délégués, qui cependant se déclaraient républicains par conviction personnelle objectèrent que si le parti se déclarait officiellementrépublicain, on s'aliénerait certains groupements dont on peut espérer le concours sur le terrain social. Mais, d'autre part, les représentants d'autres unions affirmèrent qu'il leur était nécessaire de déclarer au grand jour leur opinion républicaine. Le peuple n'admet pas les demi-mesures et les réticences. Là où il en rencontre il suppose, non sans fondement, ua défaut de fi'anchise et de sincérité.
Cet allument de bon sens, corroboré par l'expérience des délégués qui avaient pris contact avec le peuple, dans les réunions publiques, fut fortifié par l'évocation de la grande figure de Léon XIII, et le souvenir de ses instructions. . .
Toutefois, afin de bien maintenir la distinction entre l'action sociale et l'action politique proprement dite, et
concilier la discipline la plus rig-oureuse avec une certaine flexibilité d'application, on s'arrêta à la formule suivante :
Le parti démocratique chrétien, estimant que les questions sociales priment toutes les autres, laisse à chacun de ses g-roujjements la libei'té de se placer ou non sur le terrain politique, mais si ces g-roupements se placent sur le terrain politique, ils doivent se déclarer nettement républicains démocrates.
Le titre adopté, le prog-ramme initial formidé, l'attitude politique déterminée, on pouvait passer à l'organisation même du parti.
La pièce maîtresse de cette org-anisation fut la constitution d'un Conseil national composé de deux délég-ués des Unions existantes et d'un délég-ué de chacun dos g-rands centres où elles étaient à créer. Sa mission était de g-ouverner le parti, en respectant la liberté de mouvement des Unions et des g-roupes fédérés, mais en ne nég-lig-eant rien pour développer le parti et y maintenir l'unité de vues et d'action.