CULTE DU SOLEIL. IIIS
le psaume xxix, v. 6 : « Le soir, nous n'entendons que des pleurs; le matin est le moment du chant de triomphe. »
Une troisième catégorie de psaumes comprend ceux qui se chantaient dans des circonstances particulières , comme par exemple à Toccasion des orages (Ps. xvn) :
« Que le Seigneur soit loué, m'écriai-je, et je fus délivré de mes ennemis (*). Les angoisses de la mortW m'ont enveloppé, et les torrents des méchants m'ont effrayé (3). Les douleurs de l'enfer (♦) m'ont environné, et les filets de la mort (5) m'ont surpris. Dans ma misère, j'ai invoqué le Seigneur, et j'ai crié vers mon Dieu. De son palais , il a entendu ma voix , et le cri que j'ai poussé devant' lui est entré dans ses oreilles. Et la terre a été ébranlée; elle a tremblé; les fondements des montagnes (^) ont été secoués et bouleversés,
(4) Les nuages, les dragons de l'air.
(2) La mort pour les ténèbres, la nuit.
(3) L'accumulation des nuages qui se répandent sur le ciel comme les torrents débordés sur la terre.
(4) L'enfer, pour les ténèbres.
(5) L'obscurité est souvent comparée à un filet qui tombe sur les hommes.
(6) Les montagnes de l'air , les nuages.
Tout le reste de la description , très claire dans son ensemble, se complique de détails qui semblent faire allusion è deux orages consécutifs. A moins que cela ne veuille dire que le Dieu est descendu du haut du ciel pour venir planter sa tente au milieu des nuag('s , qu il a dissipés par sa présence. Alors toute ceifte partie : Il a abaissé le ciel, et il est descendu ; et il est monté sur le chérub et il a volé ; il a volé sur lesailes des vents, serait te récit de ce qui a dû se passer de l'autre côté du nuage, et que l'Hébreu n'a pas vu, mais qu'il suppose pour expli-
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parce que Dieu s'est irrité eontre elles. Une fumée montait de ses narines, et un feu dévorant a éclaté de sa bouche; il a lancé des charbons enflammés. Et il a abaissé le ciel, et il est descendu ayant des nuages sous ses pieds; et il est monté sur le chérub, et il a volé; il a volé sur les ailes des vents, El il s'est enveloppé des ténèbres; il a étendu autour de lui sa tente, et c'étaient les eaux ténébreuses renfermées dans les nuées des airs. La lumière qui éclate sur son visage a écarté les nuées, la grêle et les charbons de feu. Et le Seigneur tonna du haut du ciel, et le Très-Haut fit retentir sa voix. Et il lança des ûèches, et il dissipa ses ennemis; il multiplia les éclairs, et il mit ses ennemis en déroute. Et les sources des eaux apparurent, et les fondements de l'univers (^) se révélèrent, par suite de ta fureur. Seigneur, et du souffle puissant de tes narines. »
Les mêmes idées se retrouvent dans un certain nombre de psaumes , notamment dans les psaumes xxviu, Lxxvi, V. 17, 18, 19; cxun, v. 5, 6, 7. C'est exao-
quer comment le Très-Haut peut à un certain moment se trouver dans ie nuage, qui occupe une région évidemment bien inférieure à la demeure habituelle du soleil.
(1) C'est-à-dire que la victoire du Dieu rend à la terre la lumière, ou plutôt que le ciel, jusqu'alors obscurci par le nuag^, le firmament se montra de nouveau aux regards de Thomme. Les anciens considéraient le ciel comme une sjîlllre solid»», dans riniérieur de laquelle élaiila terre, appuyée sur la partie inférieure de celte sphère. De là c^nomde firmament (firmamentum, appui) donné au ciel dans la Bible. •