DES IMAGES DANS UES PSAUMES
quable. Il nous reporte à la déification du sacrifice; nous trouvons exactement les mêmes mote dans le Rigyéda« C'est le prêtre qui est vraiment Dieu, puisque c'est à sa voix que le soleil vient chassa les ténèbres; nous sommes sur la route qui a conduit au brahma^ nisme. Si, au contraire, ce dernier verset est prononcé par Dieui nous rentrons dans le point de vue ordinaire aux Psaumes^ Dieu» en ramenant la lumière^ consolide la terre^ auparavant noyée et en quelque sorte fondue dans les ténèbres (^). Mais alors le second verset ap-^ partiendra également à Dieti , et le premier seul sera prononcé par le prêtre. Celui-ci dit : « Nous te louerons, Seigneur, nous te louerons et nous invoquerons ton nom. Je raconterai toutes tes merveilles. » Dieu répond : « Quand le moment convenable sera venu, je jugerai les justices, etc. »
On voit que dans les Psaumes, aussi bien que dans le Rig-vèla, toutes les images que nous avons l'habitude de considérer comme des métaphores poétiques, et dont nous savons tant de gré au génie lyrique d^s premiers temps^ ne sont que des descriptions matérielles, plus ou moins exactes, de ce qu'ils voyaient. Il B'y a là ni efibrt d'ioiagination, ni grandeur de génie.
(4) Ce sont ces images sans cesse répétées, ets'appUqoant également aux orages et aox ténèbres, qai ont fait imaginer la fable du déluge. La Qoot même se trouve plusieurs fois dans les Psaumes* Avant de parler d'hommes antédiluviens , il faudrait d'abord s'entendre sur ce que peut avoir été ce prétendu déluge. La science elle^^môme est fort peu fixée à cet égard.
Quand THébreu dil à Dieu : « Abaisse les cieux et descends pour combattre les démons qui obscurcissent l'air, > il ne songe qu'à représenter rabaissement apparent de la voûte céleste au moment où les nuages la couvrent.
On a cru trouver une expression sublime de la puissance divine dans ces mots si souvent célébrés : « Encore un instant et le pécheur aura disparu; tu chercheras sa place et tu ne la trouveras plus Attends le
Seigneur, observe la route où il va paraître, et il te rendra la puissance et l'héritage de la terre; tu verras l'extermination des pécheurs. J'ai vu le méchant s'étendre et s'élever au-dessus des grahds arbres verdoyants; et j'ai traversé, et voilà qu'il n'était plus; et je l'ai cherché, et je n'ai pu trouver sa place. » (Ps, XXXVI, 10, 54, 35, 36.) Or, il n'y a dans tout cela qu'un fait matériel. Les ténèbres couvrent la terre et enveloppent les plus hautes montagnes. En u» instant, le soleil paraît et dissipe les ombres. La rapidité de ce phénomène est d'autant plus frappante qu'on se rapproche davantage de l'équateur. Le fait est vivement exprimé, mais il y a loin de là à la grandeur que nous aimons à voir dans cette expression. Les mots mêmes qu'on traduit ordinairement par : je n'ai fait que passer, il n'était déjà plus, n'ont pas absolument ce sens. Le sacrificateur faisait le tour du bûcher en chantant son hymne (<). Quand il dit : j'ai traversé, et voilà qu'il
(1) Cireum$t mmokwi in tabernaculo ejut kostiam WKiferaiionis^