DANGER DE S0\ EXAGERATION
Monseigneur,
Ce qu'il importe le plus <lc liifii (lôlermiuer dans la (jnestion du Proj^rès, cesf, après le point (le départ, le poiut d'arri\ée. Nous l'a- Nons recouuu, la pliilosopliie pineuient humaine, impuissante à déterminer le premier, est
encore plus impuissante à déterminer le second . Une philosophie contemporaine notamment tombe sur ce point dans une erreur fondamentale. Au lieu de donner au Progrès humain un terme suprême nettement défini, elle déclare que ce terme n'existe pas ; et posant l'indéfini, là même où le défini est de nécessité absolue, elle jette dans une palpable contradiction la nature, Dieu et l'homme tout enseml)le, et par là se condamne elle-même au tribunal du bon sens. Le christianisme, au contraire, toujours d'accord avec lui-même, montre au plus haut sommet de la ^ie le terme final du Progrès. Dieu vu d'un éternel regard. Dieu aimé d'un éternel amour, Dieu possédé dans une éternelle joie ; tel est le terme final du Progrès humain défini et dogmatisé par la doctrine chrétienne.
De tout ce qui précède, nous pouvons déjà conclure , que seul le christianisme peut fonder une doctrine du Progrès, parce que, seul il pose clairement et dogmatiquement les deux données fondamentales et nécessaires à toute doctrine du Progrès. Le christianisme dit d'où Aient l'humanité; le christianisme dit