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:!G LE l'RO&RÈS PAR L'ÉDUCATION CHRÉTIENNE.
le mépris de Dieu et de ce qui louche à Dieu.
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c'est l'absurde, c'est la contradiction même,
c'est l'éducation renversée : c'est prétendre
élever la vie en commençant par décapiter la
vie; c'est vouloir l'agrandir en lui retranchant
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sa plus divine grandeur; c'est dépouiller l'homme de sa première majesté, et luiôter sou
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sommet le plus liant; c'est développer an plus
intime de son.être le principe le plus actif de
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toutes les décadeuecs, en y anéantissant le res-
sort divin de tous ses vrais progrès; c'est mi-
ser dans la vie naissante la seule force capable
de faire mouler do bas en haut toutes ses puis-
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sances H toutes ses facultés; c'est retourner
en sens contraire tout le mouvement de la vie ;
c'est précipiter tout l'homme, en l'éloignant de
Dieu vers lequel doit graviter toute vie pro-
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gressive.
J'estime superflu d'insister sur un point
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où il me semble que nous nous rencon-
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trerons à peu près tous, même des extrémités les plus lointaines du monde moral et
religieux. Qui oserait dire aujourd'hui : L'éducation n'a rien à faire avec la religion? In-
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struits par tant et de si terribles leçons,
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volontiers nous reconnaissons que l'éducation doit être religieuse. Mais quelle religion doitpénétrer de sa vie l'éducation de l'enfance?
Est-ce cette religion vague, indéterminée, sentimentale, humanitaire, qui ne formule aucune croyance, qui n'impose aucun devoir, et qui ne donne à l'homme aucun frein pour se contenir? Religion étrange, naïvement appeler' universelle par des apôtres nouveaux, et dont toute la largeur consiste à ne dogmatiser aucune vérité et à n'exclure aucune erreur!
•Messieurs, la religion qui doit aujourd'hui Pénétrer vos enfants de ses influences fécondes, *™ la vôtre : c'est le christianisme, et le < J^uamsme véritable, ce n'est pas assez qu,
^at.obsoitsimpiementreligieusejilfaut l u "Hé sou profondément chrétienne et calho- "I""- Nous avons parlé tout à l'heure de barbarie et de civilisation, et nous avons vu que ce qui sépare surtout lnne de l'autre c'est l'éducation en générai. Je précise maintenant, et je dis que ce qui doit désormais distinguer en fait les peuples barbares des peuples civilisés, c'est l'éducation chrétienne et catholique.
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38 LE l'HOi;Hl';S l'Ai! I.'ÛnUCATION ClUtKTICNNE.
11 n'y a dans le monde que ces deux grandes
divisions : il y a l'humanité barbare et l'humanité civilisée. Entre ces deux pôles du monde
moral il est des intermédiaires, semi-barbares. semi-civilisés; mais au fond la division suh-
sisle: barbarie et civilisation; entre ces deux points extrêmes, l'humanité avance un recule :
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elle marche à son progrès ou à sa décadence : et ces deux mois aujourd'hui signifient ; chris-
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tianisme et antichristianisme. Parcourez tous
les peuples que le Christ n'a pas marqués de
son signe ; regardez-les au visage ; surtout
pénétrez dans leur fond: au-dedans comme
au dehors, vous lisez ce mot écrit dans tours
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mœurs encore plus que dans leurs traits :
barbares, Sous ce rapport, Druses et IVlaho-
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métans, Indiens et Tartares, Chinois et Co-
chinchinois se renconlrent dans une même dé-
gradation, n'offrant à l'œil de l'observateur
que des nuances dans la barbarie et des varié'
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tés dans la décadence. Que voyez-vous en effet
dans ces peuples même les moins ravalés cn
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dehors du christianisme ? Absence d'huma-
nité, absence de dévouement, absence de cha-
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rité, absence de sacrifice, absence de chasteté,
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agence i l'humilité, al)seace de fraternité, absence d'égalité, absence de liberté, cl, ce qui les caractérise par-dessus tout, absence de jns- •ice, de bonne foi et de sincérité. Et à la place 'le tous ces signes glorieux de la vraie civilisaf'on, que trouverez-vous ? Égoïsme, cupidilé, avarice, impureté, parjure, cruauté, mensonge 1,1 perfidie. Certes, je n'entends pas dire que l ous les civilisée soient exempts de tels vices : mais tandis que dans les peuples vraiment civilisés ils apparaissent comme une dérogation a ''esprit général et comme m outrai •, i a ^science publique, ils constituât le carac- ^ même des p.mph.sparbaces. Contre ces ^es enracinés,,,, pour ainsi dire, naturalisés ^^•cles diction, i, l0 a pas mè,uc » rotestation de la ronsci
Ja,1S,es Peuples demeurés cbréNons. les inso- ' Mes de l'wjustice et le cynisme du mensonge Invoquent au tond des à.nes un témoignage 'I" 1 ^ (ledit jusque dans la gloire de leurs succès. Si les consciences désarmées ne peuvent vaincre par la force morale la brutalité de a force matérielle mise au service du mal, elles gardent desestriompbes des indigna.ums
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40 le pnofiRÈs pau l'éducation chrétienne.
sourdes, qui tôt ou tard éclatent comme une
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réparation solennelle, et comme une satisfaction donnée à la justice et à la civilisation,
après les saturnales du crime et de la barbarie. Mais dans ces peuples dégradés les triom-
phes de la force brutale, les orgies de l'immoralité, les chefs-d'œuvre du mensonge et de la
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iv -Mie sont dans leur milieu; ni les Ames n'en