‹ Le Prolapsus Douloureux de l'OvaireChapitre 12 sur 25 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Les premiers auteurs qui ont observé en.clinique des prolapsus douloureux de l'ovaire Rigby en 1850, Cleveland en 1877, ne pouvaient guère penser à cette époque à un traitement chirurgical et ils eurent recours à une série de pelits moyens qui, à défaut d'une guérison radicale, pouvaient donner une amélioration momentanée. Ces méthodes thérapeutiques ne pouvaient que perdre du terrain avec les progrès de la chirurgieet nousne les rappelons guère que pour mémoire.

Elles consistaient à traiter la constipation pour éviter le traumatisme de l’ovaire prolabé par le passage de matières très dures dans le côlonilio-pelvien et le rectum.[Quant au coît les malades y renonçaient d'elles-mêmes, s'il était très douloureux ou elles trouvaient des positions le rendant tolérable : Ces méthodes préconisaient les stations prolongées dans la position genu-pectorale, qui soulageaient les malades et pouvaient amener la réduction spontanée du prolapsus. On vérifiait le résultat par le toucher et s’il n’était pas obtenu, on tentait de faire la réduc-. tion manuelle. Pour empêécéer l'ovaire de retomber :

dans le Douglas, on avait recours au port d’un pessaire et nous trouvons inutile de revenir sur la description des différents pessaires préconisés par Cléveland, Munde, Mejer, Hodge, Thomas. On connaît les inconvénients des pessaires et les résultats en sont très aléatoires. Souvent ils étaient mal tolérés et on recourait à un tamponnement du cul-desac postérieur avec des tampons glycérinés.

Sans vouloir trop médire de ces petits moyens qui ont pu soulager des malades, ils ont donné des résultauts inconslants, précaires et Saënger, Hirst, Beyea, Ward rapportent des observalions où ce traitement s'est montré nettement insuffisant et où après plusieurs semaines, il a fallu en venir à une intervention chirurgicale.

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