PROCÉDÉS OPÉRATOIRES
Ils sont extrêmement nombreux.
On a proposé d’abord des opérations radicales : les castrations faites à une époque où l’antisepsie était à ses débuts n’ont guère donné que des échecs.
La chirurgie conservatrice ne prit naissance que plus tard devant les troubles que présentaient les femmes chez qui on pratiquait la castration bilatéraïe et c'est alors qu'ont été imaginées et pratiquées les oophoropexies.
À vrai dire il ne s’agit pas d’une fixation véritable de l’ovaire lui-même comme pour le rein, c’est une pexie indirecte qui se fait par les ligaments de l’ovaire que l'on raccourcit ou que l’on insère en un point de la paroi abdominale.
Nous laisserons de côté les pre faites par voie vaginale, elles sont forcément aveugles, insuffisanles et ne répondent plus aux besoins de la chirurgie moderne, qui doit tout Re au grand jour sous le contrôle de la vue.
Une oophoropexie doit répondre à certains désiderata : :
10 Il faut soustraire l’ovaire aux phénomènes de compression, d’irritation qui causent les douleurs.
2 Îl faut le mettre dans une situation qui le rap proche de sa position normale, en lui conservant une bonne circulation en vue de la disparition de cet état d’æœdème dont font foi plusieurs examens histologiques.
Les rapports avec la trompe doivent être sensiblement normaux pour conserver la possibilité d’une fécondation ; plusieurs observations, où une pexie fut pratiquée des deux côtés, nous montrent que ce résultat peut être obtenu.
3° L’oophoropexie ne doit pas permettre un allongement ultérieur et la récidive de l'affection. A ce point de vue les suites opératoires sont particulièrement instructives, car si les femmes quittent en général l'hôpital très améliorées, il en est qui sont revenues plus tard et qui, après s'être crues guéries, ont vu réapparaître des douleurs nécessitant dans
certains cas, une deuxième intervention.
Les opérations conservatrices de fixation de la glande génitale peuvent se classer en deux groupes. Dans le. premier, on s'adresse au raccourcissement ou à la fixation des ligaments de l’ovaire et la glande génitale est ainsi remontée en une sitnation sensiblement normale : dans le deuxième, on ne louche ‘pas aux ligaments de l'ovaire eux-mêmes, mais c'est la glande qu’on va faire reposer sur le feuillet antéricur du ligament large en situation antéligamentaire. : |
1° Les procédés qui s'adressent aux ligaments de — J'ovaire peuvent viser Iles ligaments externes tubo
Rae
ou lombo-ovarien, ou le ligament interne utéroovarien. |
Les procédés d'ordre externe se ressemblent/un peu tous, ils consistent essentiellement soit à plisser le ligament suspenseur, soit à passer des fils en un point variable de l’orifice abdominal de la trompe et à aller saisir un repli du péritoine pariétal du petit bassin. -
Saënger place deux fils, qui traversent l'aileron supérieur du ligament large près du pavillon de la trompe pour saisir un pli du péritoine pariétal voisinage du ligament large.
Le procédé de Goldspohn est tout à fait analogue. L'auteur passe un fil au milieu du ligament tuboovarien à 1/2 ou 1: centimètre du bord libre de l'ovaire ; ce fil va passer en dehors dans le bord interne du ligament suspenseur près de la ligne iliopectinée. L’ovaire et le fond de la trompe se trouvent suspendus sans être fixés directement l’un à l’autre, les deux organes conservant leurs rapports réciproques ont encore une certaine mobilité, Ces auteurs disent qu'ils ont pu suivre leurs opérées et constaté que les organes étaient étaient restés en place. Une malade de Saënger fut enceinte et put mener sa grossesse à terme.
Palmer plisse l’aileron supérieur du ligament large en passant un catgut à travers le bord supérieur du côté de l'utérus et un deuxième point du côté pelvien de l'ovaire prolabé. Les deux fils sont serrés.