A propos du passé lointain
2. Le brusque début du prologue, qui s'ouvre aussitôt par eux, accuse encore cette impression. Voiries railleries d'Aristophane, Gren., v. 946.
3. Voir Decharme, op. cit., p. 414. • « N'est-ce pas supposer le public bien ignorant ou bien patient que d'énumérer tous les ancêtres et parents d'Œdipe et d'Agamemnon? »
4. On comprend qu'elles soient un peu plus précises dans le prologue de Télhphe (le drame est de 438) si toutefois le fragm 697 (Nauck, p. 189) faisait partie du prologue : «Auge, fille d'Aléos, eut Télèphe d'une union secrète avec Héraclès.» Il faudrait faire exception pour AiJolos si le fragm. i4 provenait réellement du prologue. Mais rien n'est moins sûr. En tout cas ce n'est pas le début de la pièce ("EX),/iv yàp...) — Des indications précises sont fournies au début d'Œneus (fr. 56a, p. i5o) ; Diomède rappelle que Tydée, son père, fils d'Œneus, avait épousé une fille d'Adraste.
LES ÉLÉMENTS DU PROLOGUE Sq
période : Hélène^ Iphigénie en Taaride, les Phéniciennes, Oreste, les Bacchantes, présentent tous des exposés généalogiques ' développant un schéma à peu près uniforme. La chronologie met donc en lumière l'élargissement progressif d'un même procédé, sans qu'on puisse d'ailleurs conclure à une évolution continue et régulière. On ne saurait expliquer autrement, semble-t-il, des tableaux généalogiques aussi peu justifiés et aussi mal ajustés à l'ensemble de l'exposé que le sont ceux d'Ion et d'Iphigénie en Taaride.
I. On a dit plus haut pourquoi celui des Bacchantes ne pouvait être plus étendu. Le début d'Archélaos, une des dernières pièces d'Euripide (fr. aag, Nauck, III, p. 56), racontait l'histoire de Danaos et sans doute sa descendance. Dans Mélanippe la sage, drame dont on sait seulement qu'il fut composé avant 4ii (fr. 484), la généalogie retracée part de Zeus. — Hypsipyle (fr. 762, p. aoa), jouée un peu avant 4o5, débutait probablement par l'exposé de la descendance de Dionysos en commençant par le dieu. Le prologue devait rappeler que Dionysos eut pour fils Thoas, le père d'Hypsipyle (v. Weil, Revue des Et. grecques, janvier-février 1909, p. i et suiv., Papyrus récemment découverts).