L. MBRIDIER
7. Les Bacchantes, jouées après la mort du poète vers 4o5 (findel'ol. 93);
8. Iphigénie à Aulis, qui formait avec Alcméon à Cor'mlhe les deux premiers drames de la trilogie achevée parles Bacchantes^.
Si l'on écarte Iphigénie à Aulis, il reste pour la chronologie des prologues sept dates certaines correspondant chacune à une tragédie. Ce sont là des points de repère fort précieux, d'autant plus qu'ils s'échelonnent sur une très grande partie de la carrière d'Euripide, de 438 à la mort du poète. On peut donc en attendre d'utiles indications sur le développement de cette carrière, et en rapprochant les uns des autres par ordre de production les prologues datés, sentir la valeur des différences qui les séparent. Ainsi pourra-ton distinguer à travers les modifications successives l'éveil et l'épanouissement de certaines tendances.
Ces indications chronologiques sont toutefois un peu insuffisantes. On pourrait s'en contenter s'il était établi que les conceptions dramatiques d'Euripide se sont développées suivant une progression régulière. Or rien n'est moins prouvé ; il y a tout lieu de présumer au contraire, à en juger par la mobilité de ce génie complexe, que l'évolution de son art a dû comporter des arrêts, des déviations, peut-être même des retours en arrière. Peut-on, par exemple, relier directement à Hippolyte, représenté en 428, les Troyennes qui sont de 4i5 sans tenir compte des nuances dont l'art d'Euripide a dû s'enrichir dans cet intervalle de treize années, et qui après le premier de ces drames ont peu à peu préparé le second P
Les neuf tragédies non datées sont les suivantes : Andromaque, Electre, Hécube, Héraclès furieux, les Héraclides, Ion, Iphigénie en Tauride, les Phéniciennes, les Suppliantes. Des efforts ont été tentés en divers sens pour en déterminer approximativement ladate^. On peut utiliser les recherches de G. Hermann^ qui a signalé la négligence croissante apportée par le poète,