‹ Le promenoirChapitre 21 sur 58 · TABARIX, LA MARQUISE LA MARQUISE · texte numérisé non relu

TABARIX, LA MARQUISE LA MARQUISE

Bagnoles? je le cherche et ne puis parvenir A le trouver qu'au fond d'un lointain souvenir. Je crois, me promenant d'un pas lent et timide, A la baguette d'or d'une puissante Armide. Comme tout a changé ! Ce vaste Casino Qu'eût r.dmiré Cerny, que rêva Benardo,

Ces coquettes villas émergeant du feuillage,

Une église, un théâtre en ce fond du Bocage,

Des artistes choisis à la divine voix,

Opéra, comédie, égayant les grands bois...

Oh ! je me sens bien vieille en ce jeune Bagnoles...

L'ancien ne fut jamais fertile en gaietés folles :

Méchante hôtellerie en un pays perdu ;

On arrivait souffrant, on partait morfondu.

Et la piscine avec son vieux toit de bruyère,

Et ses poteaux fourchus, qu'on ne regrette guère!

Vous veniez, en ce coin si joyeux aujourd'hui,

Prendre un peu de repos, avec beaucoup d'ennui.

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