‹ Le Pronostic de la Typho-BacilloseChapitre 8 sur 22 · RU · texte numérisé non relu

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Toutes ces méthodes rejettent donc la dothiénentérie et on diagnostique typhobacillose de Landouzy.

Jusqu'au 17 mars l'examen le plus minutieux ne révèle rien de plus. L'état typhoïde persiste sans s'atténuer. Le 17 la submatité de la base devient matité, le murmure s’affaiblit. Le 18 au matin la température est à 39 degrés le pouls à 100, la respiration à 23. On découvre à la base du poumon droit les signes d'un petit épanchement. La ponction épuise l'épanchement et retire 200 grammes de liquide citrin séro-fibrineux. La formule cytologique est lymphocitique. On ensemence deux tubes de Vittes ; résultat douteux ; on inocule à deux cobayes 206 et 30 centimètres cubes de liquide dans le péritoine, ils deviennent tuberculeux.

‘état typhoïde s’accentue ; la langue est sèche, rôtie, le 20 mars la dyspnée augmente et pourtant l'épanchement ne se reproduit pas. Les signes du sommet droit semblent augmentés, on entend quelques sous-crépitants. Les rares crachats que rend le malade ne contiennent pas de bacilles de Koch. Le 27 mars, inoculation intra-péritonéale à deux cobayes de 10 et 5 centimètres cubes de sang pris dans la veine du coude. Celui des animaux inoculé à 10 centimètres cubes meurt au bout de quelques jours ; l’autre, - sacrifié au bout de sept semaines, était tuberculeux.

Cet état typhoïde avec langue rôtie dure jusqu’au 30 mars.

L'amélioration se dessine lentement. L’épanchement qui ne s’est pas reproduit a laissé à la base droite de la submatité et de l'obscurité du murmure respiratoire qui persistent encore à la fin d'avril 1907. Les craquements au

sommet droit n'existent plus qu'en arrière le 1” mai 1907.

med.

La convalescence est lente, pénible ; le malade est pâle, amaigri, défait, les traits flasques et l'œil fatigué, couvert de sueurs au moindre effort.

Le malade, revu en juillet, semblait. remis quoique encore amaigri ; les signes du sommet persistaient avec

quelques eraquements ; mais sans rien de plus.

Dans cette observation, nous voyons que le malade présente un état typhoïde avéré ; même prostration, même hébétude que dans la dothiénentérie. En général la fièvre oscille entre 38 et 4o degrés. Le pouls est rapide et dicrote, l’anorexie complète, la langue est sèche, recouverte de fuliginosités qui recouvrent aussi les lèvres et les dents.

La rate est grosse, le ventre ballonné, et si quel- quefois on nole une eonstipation invincible, il n’est pas rare de rencontrer une légère diarrhée,

Le malade, rapidement amaigri, a parfois du subdélire, des soubresauts des tendons, et de l’adynamie, toujours une violente céphalée.

La typhobacillose simule la fièvre typhoïde dans ses formes les plus diverses : forme bénignes, état simplement muqueux avec conservation de l’intelligence, typhoïdides, formes prolongées, formesataxo-adynamiques.

Le diagnostic de la typho-bacillose à la phase aiguë est très diflicile et ne répose que sur des nuances cliniques, on pensera à la 1ypho-bacillose :

1° Quand les taches rosées seront absentes,

J. Huard 2

Cette règle souffre quelque exception ; mais elles sont rares et M: Landouzy disait : « Dans la typhobacillose, l'absence de taches rosées est tellement la règle que, de parti pris, je tiens pour suspecte de bacillose toute fièvre typhoïde dans laquelle a manqué l’exanthème. » Quand les taches rosées existent, elles apparaissent généralement comme rares, « douteuses », au point de vue de leurs caractères morphologiques et essentiellement fugaces ;

2° L'absence de catarrhe trachéo-bronchique de . Jaccoud et de catarrhe intestinal sont en faveur de la typho-bacillose ; ;

3° On y note également l'absence des ulcérations palatines de Duguet et d’angine au début.

On sait que les ulcérations palatines sont presque spécifiques de la fièvre typhoïde ;

4 C’est dans la COURBE THERMIQUE qu'il faut chercher l’un des meilleurs éléments de diagnostic. Après une période de durée valable, où la tem- pérature se maintient avec de faibles oscillations aux environs de 39, 4o degrés — période corres-

pondant au stade typhoïde proprement dit — de

grandes oscillations apparaissent. Elles ne sauraient, en raison de leur durée et de l’état général qui les accompagne, être prises pour les oscillations du stade amphibole de la dothiénentérie.

* À cette période la fièvre est peu ou pas ressentie par le malade. « L'enfant n’est pas incommodé par une température de 4o degrés : il est souvent

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