‹ Le Pronostic des Néphrites Chroniques et le LaboratoireChapitre 16 sur 33 · Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Thèse de Paris

la perméabilité est plus grande que normalement, ce chiffre peut au contraire être atteint ou même dépassé. « Le point capital, disent Bard et Bonnet, est de voir si l'élimination est rapide et massive, ou si, au contraire, elle se fait d'une manière traînante et prolongée. » La méthode serait susceptible de rendre des services si des observations nombreuses avaient pu montrer que le taux de l’iodure éliminé dans les premières vingtquatre heures est proportionnel au degré de la perméabilité rénale. Elles n'ont malheureusement pas été faites ; très logiquement d’ailleurs, on devrait tenir compte, dans l’appréciation des résultats, du facteur cireulatoire, c’est-à-dire de là tension artérielle du sujet à examiner.

20 Salicylate de soude. — L'épreuve du salicylate de soude, étudiée par Germaine Sée! et Ml Chopin ?,

. n’est pas inoffensive. De plus, le début de l’élimina-

tion, le moment où elle atteint son maximum, ainsi que la quantité de substance éliminée ne présentent pas dans les néphrites des différences assez tranchées avec l’état normal pour être étudiées en clinique. « Ce n'est pas par sa durée et par le rapport existant entre la quantité de salicylate des cinq premières heures et la quantité totale, que l'élimination, chez les malades porteurs de lésions rénales, diffère de ce qu’elle est chez les normaux » (Pugnat et Revilliod). A l'état normal, la quantité éliminée dans les cinq premières heures est presque égale à l'élimination totale; elle est moindre dans les néphrites scléreuses (Brouardel).

1. G. Sée, Étude sur l’acide salicylique et les salicylates (Bulletin

de l'Académie de médecine, 1877, p. 717).

2, Thèse de Paris, 1889,

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Ce procédé compliqué donne. d'après Pugnat et Revilliod, des résultats analogues à celui de l'iodure. Il a été peu utilisé en pratique. I à d’ailleurs encore l'inconvénient de ne mettre en évidence qu'une imperméabilité assez imprécise à un médicament.

D. PROCÉDÉS QUI UTILISENT LE CHEORURE DE SODIUM. — Ils méritent absolument d’être mis à part, à cause de l'énorme importance que le chlorure de sodium prend en pathologie rénale.

1° L'épreuve de la chlorurie expérimentale est äue à MM. Claude et Mauté'. Elle consiste à faire ingérer au sujet, préalablement mis au régime lacté, 10 gr. de chlorure de sodium, dissous dans 125 gr. d’eau, en trois ou quatre fois dans la journée. On recherche ensuite, par la cryoscopie ou le dosage, la façon dont le sel est éliminé.

MM. Claude et Mauté croient pouvoir classer les malades qu’ils ont observé en quatre catégories :

1° Dans un premier groupe de cas, ils ont trouvé, après ingeslion de NaCI, le même processus d’élimination que chez les sujets normaux. Même augmentation brusque du taux des chlorures urinaires excrétés, même diminution après l'épreuve. Même schéma passager d'insuffisance rénale. Le pronostic à porter est alors pour eux excellent : le régime ordinaire ne provoque aucun accident; le rein suffit à sa fonction malgré des maladies intercurrentes, si bien que les auteurs précités se demandent si l’on n'a pas affaire, dans ce cas, à des malades porteurs de « lésions parcellaires »

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