‹ Le Pronostic des Néphrites Chroniques et le LaboratoireChapitre 27 sur 33 · Anglada, Thèse de Montpellier · texte numérisé non relu

Anglada, Thèse de Montpellier

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peine si Denigès, Sabrazès et Binaud en ont rencontré 0 gr. 35 p. 1000 chez des malades atteints de méningite tuberculeuse, « Dans les états pathologiques considérés en dehors des néphrites, la quantité d’urée que peut renfermer le liquide céphalo-rachidien est pratiquement négligeable; elle s'éloigne trop du chiffre observé chez les urémiques pour enlever à ceux-ci leur importance clinique » (Molard et Froment).

Castaigne et Weill ! ont trouvé dans une première série de 12 cas, dont # cas leur sont personnels, chez des malades atteints de néphrite chronique et en pleine urémie, de 1 gr. 15 à 7 gr. 64 d'urée p. 1000. Ces malades ont tous rapidement succombé. Dans une seconde série de 12 cas, dont 5 personnels, ils n'ont trouvé au contraire que À à 2 grammes d’urée p. 1000: les malades ont tous survécu à leur crise. — MM. Molard et Froment ? ont obtenu des résultats parfaitement concordants : leurs recherches ont été confirmées par de nombreux auteurs (Carrieu, Anglada).

H existe un rapport très net, ‘souvent même identité absolue entre le taux de l’urée dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, lorsqu'il existe de la rétention azotée (Widal et Froin #, Javal et Adler‘). Le dosage de l’urée dans le liquide céphalo-rachidien pourrait donc suffire à renseigner sur le degré d'azotémie. [n'est cependant pas logique de pratiquer systématiquement la ponction lombaire chez tous les brigh-

. Journal Médical Français, 15 janvier 1941.

. Journal de Physiologie et de Pathologie générale, 1999, n° 2, p. 263. C. r. Soc. de Biologie, 1904, p. 82.

. Ibid., 28 juillet 1906.

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tiques ni même chez tous les urémiques. On se rend facilement compte que la méthode offrirait plus d’inconvénients que d'avantages. La saignée, au contraire, qui permet d'apprécier facilement le degré d'azotémie, est plus fréquemment indiquée. La ponction lombaire et le dosage consécutif de l’urée dans le liquide céphalo-rachidien doivent être réservés aux cas qui permettent de soupçonner l'hypertension de ce liquide: le procédé thérapeutique fournit alors au clinicien de précieuses indications. De même que les chiffres de 3 à 5 gr. p. 1000 durée n'ont été observés dans le sang que chez des urémiques qui ont succombé, de même les malades chez qui on a trouvé une quantité équivalente d’urée dans le liquide céphalo-rachidien sont morts d’urémie. « Si l’urée y atteint les chiffres de 3 ou # grammes, le pronostic le plus grave doit être porté. » (Widal).

C: PROPRIÉTÉS BIOLOGIQUES. — 1° Toxicité. — L'étude du pouvoir toxique du liquide céphalo-rachidien, faite surtout par Castaigne etses élèves !, ne permet pas, en pratique courante, d'obtenir des résultats intéressants, parce que d’une technique trop difficile.

2° Cytologie. — L'examen cytologique de ce liquide ne renseigne pas davantage. En admettant qu'il existe une méningite urémique vraie, la polynucléose qui l’accompagnerait ne saurait être distinguée de celle que peuvent entraîner une inflammation quelconque surajoutée (Mosny), la congestion des centres nerveux

4. Castaigne, Toxicité du liquide céphalo-rachidien dans l’urémie nerveuse. Soc. de Biologie, 3 nov. 1900.

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ou une fluxion blanche à polynucléaires normaux (Caussade et Willette, Soc. Méd. des hôp. de Paris, 24 juillet 1908).

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