‹ Le Propagateur du magnétisme animal. Tome secondChapitre 8 sur 33 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

d’une gastrique chronique.

( Voyez 7 e Numéro , page 4i. )

Par M. Dupotet.

deuxième article.

Z>. De l’eau roupie ?

R. Won; de l’eau, pas de vin. Il ne faut pas que je mange de viande ; que des pommes de terre , parce que la viande me fait mal à l’estomac.

D . Et des pêches?

R. Won; des cerises. Mais je voudrais trouver quelque chose pour ne pas avoir l’estomac gêné comme cela... J ai la tete très bien; à présent je ne crains plus detre folle... c’est que j’en avais bien peur !... Ma maladie a déjà changé beaucoup.

D. Elle a donc diminué?

R. Dame, je ne sais pas... Je suis bien plus tranquille...[Quand j’ai commencé d’être malade, il faisait chaud; cela ne me vaut rien. Le poêle n’est pas bon... Ah ! la musique ! (C’est fini la musique.) Pour ma maladie, il faudrait que je fusse toute seule.

Z). 11 faut bien chercher, pour vous débarrasser de cette maladie.

R . Oui.

D . A quoi vous occupez-vous?

R. Je cherche ; mais je vois que cela ne sera pas

pour aujourd’hui... Je ne vois pas qu’il faille des sangsues... je suis bien comme celù; je suis très bien... Bien sûr c’est dans mon estomac qu’est ma maladie, et tout me tourmente... Je suis méchante quand je ne dors pas... Cela vous fait rire? Je vous entends (1).

Le magnétiseur : Je vous endormirai toute la journée, cela vous fera-t-il plaisir? le voulez-vous?

R. Je le veux bien. (Elle continue le récit de sa maladie.) D’abord cela a commencé depuis longtemps : j’ai toujours été très facile à impatienter* mais cela tient aux nerfs... Ce M. Fouquier, il m'avait fait peur; il m’avait parlé d’épilepsie, c’était pour me tracasser, sans doute? (Elle rit.)

D . Que vous avait ordonné M. Fouquier?

R. Àli! il tri avait ordonné des remèdes que je fiai pas faits 9 et je ne puis pas dire je guéris (2). Il m’avait ordonné de Feau froide... (Elle rit.) Les médecins !!!

D. Vous n’aimez donc pas les médecins?

(1) O ii voit que la malade examine avec attention tout ce qui se présente à elle : elle adopte ou elle rejette tout ce qu’elle croit lui être salutaire ou nuisible. Mais, où découvre *■ t - elle ces plantes, ces fruits, ces sirops et ces sangsues dont elle parle ? est-ce dans la tête du magnétiseur ?

( Note du père de la malade. )

(2) Molière demandait à Louis XLV une place pour le ftU de son médecin. Vous avez donc un médecin ? lui répondit ce prince. — Oui, sire. — Et qu’eu faites-vous? — Quand je suis malade, il ni ordonne des remède* ; je ne les fais pas , et je

ris , C’est à quoi a fait allusion la somnambule.

■R. il y eu a un seul que j’aime : c’est le mien. Encore il ne sait pas trop ce qu’il veut me faire. (Elle rit plus fort.)

Le magnétiseur : J ai guéri plusieurs médecins.

ÜV Tiens ! c’est drôle!... Je vous entends... ah ! je vous entends bien, très bien.

Le magnétiseur parle à une autre personne. A qui dites-vous cela.'’ lui demande la malade.

Le magnétiseur : \ous entendez donc que je parle à quelqu’un?

R. Oui.

D- Esperez-vous demain nous donner quelque chose de nouveau sur votre état?

R. Oui. Le magnétisme est une bonne chose.

Autrefois je faisais des rêves affreux, abominables; mais à présent, je dors bien, surtout depuis trois jours.

D. Sentez-vous si cela vous soulage?

R. Oui; je vois que je vais remuer les mains.

T). Pensez-vous que demain vous irez mieux?

R> Oui, je vois que cela ira bien demain; cependant, peut-être encore le matin.. . J’irai mieux demain sur les 2 heures. 11 faut qu’ils se lassent : car ils sont médians.

D. Qui ? Vos nerfs?

R. Oui

D. Souffrez-vous quelque part?

R. Non.,.. J’ai les yeux fermés.

D. 11 faudra demain bien examiner votre maladie.

R. Oui, demain. Mais je ne sais pas trop... Quand

( io5 )

Je serai malade, j’irai toujours chercher un magne'tiseur.

D. Vous trouvez donc le Magnétisme bon?

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