‹ Le prophète JoëlChapitre 26 sur 28 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le monde que Joël a en vue comprend, en dehors de la Palestine, l'Égypte et Édom, Tyr, Sidon et les côtes de la Palestine habitées par les Philistins, IV, 4. Les griefs allégués par le prophète contre ces peuples étrangers consistent: 1° dans une invasion du pays d'Israël dont ils se sont partagé quelques portions; 2° dans le fait de s’être emparés d’un certain nombre de prisonniers qu'ils ont vendus comme esclaves ; 3° finalement d’avoir pillé le temple de l'Éternel, IV, 2-8. Le châtiment qui doit atteindre ces ennemis du peuple de Dieu consiste pour Tyr, Sidon et les Philistins en une rétribution correspondant aux crimes qu’ils ont commis; ils seront pillés, livrés aux fils de Juda et vendus par ceux-ci comme esclaves à des peuples étrangers, IV, 4-8. Quant à l'Égypte, elle sera réduite en désolation et Édom subira le même sort, IV, 19. Ces résultats seront amenés par l'apparition du jour de l'Éternel, c’est-à-dire par une intervention directe de Dieu qui, combattant lui-même à la tête de son peuple, lui assurera une complète victoire, IT, 11. — Une guerre terrible va s’engager, c’est Israël qui la provoquera sur l’ordre de l’Éternel, IV, 9. Ce sera une guerre sainte, puisqu'elle est voulue et conduite par l'Éternel, IV, 9-11. — Pour cela, les prêtres reçoivent l’ordre de convoquer le peuple. De son côté, l'Éternel réunira les captifs de Juda et

de Jérusalem pour grossir cette armée, IV, 1. — Le point de ralliement est Jérusalem où, sur la montagne de Sion, se tient l'Éternel à la tête de son armée, IT, 11; IV, 16. Tout étant ainsi préparé, les peuples avec lesquels Israël est en guerre se réunissent dans un lieu qui leur est assigné, la vallée de Josaphat, pour y entendre prononcer leur sentence et subir le jugement qu’elles ont mérité, IV, 12. Là, l'Éternel, en sa qualité de Juge, vient prendre place, IV, 12. L’iniquité de ces nations étant trouvée à son comble, le juge ordonne que la sentence soit exécutée sur-le-champ, par les soldats de la sainte armée, IV, 13, 14. — Dans cette exécution, la présence de l'Éternel se révèle par des phénomènes effrayants, qui d’ailleurs ne sont ici que la répétition de ceux déjà produits à l’occasion de l'invasion des sauterelles, If, 10; IV, 15, 16. — Mais, dans cette terrible journée, le peuple de l’Éternel n’a rien à craindre, car Jérusalem, où se trouve son Dieu, est une retraite et une forteresse qui lui assure le salut, IV, 17. — Par ce séjour permanent de Dieu au milieu de son peuple, Israël atteint au plus haut degré de ses privilèges, c’est le terme des dispensations de Dieu envers lui. — Jérusalem sera désormais une ville sainte, il ne sera pas même permis à l’Étranger d’y passer. — Toute opposition étant détruite, le règne messianique s’établit glorieusement, IV, 18, 19. — En même temps que la complète destruction des ennemis, la promesse est faite de l’éternelle consolation d'Israël, lequel n’aura plus à craindre un retour de ses ennemis, car la présence permanente de l'Éternel au milieu de lui, lui assure une protection qui ne prendra plus fin, IV, 21.

Page 1